Bloody Gods
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 Liana ✖ Love and loyalty that's what we stand for... Take my hand through the flames...

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Liana K. Kennedy

administratrice

Messages : 796
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Date d'inscription : 21/08/2017

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Parent divin: Hermès
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MessageSujet: Liana ✖ Love and loyalty that's what we stand for... Take my hand through the flames...   Ven 17 Nov - 22:43

Aaliyah K. Kennedy
feat Marie Avgeropoulos
  • 25 ans
  • Américaine et grecque
  • Hétérosexuelle
  • Hermès
  • Heraclès Colony
Fichier n°34590 : KENNEDY AALIYAH KLEOPATRA
Surnom : Lia, juste une contraction simple et rapide de mon prénom, rien de trop compliqué, la plupart des gens m'appellent par mon surnom. Quand on m'appelle Aaliyah ? J'ai juste l'impression d'être avec mon père, Chiron ou Mister D, ou qu'on veut vraiment attirer mon attention...
Date et lieu de naissance : Le 15 septembre 1992 à Houston, au Texas et par pitié évitez les blagues à la con du style : Oh t'es Texane, t'allais à l'école à cheval ? Elles sont ou tes santiags ? T'as déjà combattu un serpent à mains nues ? Tu fais collection de chemises à carreaux ?
Statut civil : Célibataire, certains pourraient me qualifier de difficile, cependant, je sais tout simplement ce que je veux, et ce que je ne veux pas, tout simplement.
Signes Particuliers : Le tatouage de la colonie juste au creux des épaules entrelacé autour d'un caducée pour rappeler son appartenance divine.
Occupation principale: Archonte du Herakles Camp dans son intégralité, en gros, elle est l'une des deux chef qui dirige le camp et la ville d'Heraklion, a une place au sein de l'aréopage. Elle dirige également le premier dème de la colonie, autant dire qu'elle n'a pas vraiment le temps d'avoir une toute autre activité en dehors.
Nombre d'années passées dans le camp :13 ans à la colonie, sans jamais faillir ni même avoir envie de rejoindre le vieil anthropophage ou la vieille rombière.  

Parent divin : Je suis fille d'Hermès, dieu des voyageurs, des voleurs, des orateurs, des commerçants, et même des prostituées, mais aussi le messager des dieux, celui qui connait l'enfer comme sa poche sans craindre Hadès ou son épouse... Le dieu à double tranchant, sachant parfaitement s'adapter en toutes occasions. Papa quoi !   Je suis également petite fille d'Arès par ma mère, désertrice du camp depuis de nombreuses années.
Pouvoirs : Invisibilité : La femme invisible ça vous parle ? L'idée est plus ou moins là, je deviens invisible, assez pratique pour espionner, passer inaperçue ou filer à l'anglaise, non ?  & Aérokinésie : Très pratique, autant pour déplacer de petits objets grâce aux vents, que de faire des mini tornades. Le truc le plus fun ? Me servir des vents pour l'éviter, voler comme superman, pratique d'avoir Hermès comme géniteur !
Armes & objet :  Une épée à double tranchant en bronze céleste, nommée kidemonas, autrement dit gardien en grec, cadeau de mon paternel, elle se rétracte en collier en or blanc représentant un caducée.  Pour seconde arme, j'ai un arc en bronze céleste, lui, rétractable en chevalière ornée à mes initiales. Enfin, comme petit objet du quotidien, mais assez pratique, j'ai une clef passe partout qui peut ouvrir tout type de porte, n'importe quelle serrure, je reste tout de même une fille d'Hermès .  
Ton défaut mortel : Indéniablement, la loyauté, je pense qu'elle finira par me faire défaut, je resterai quoi qu'il arrive loyale aux grecs, à Zeus, et à Hermès, même si ma vie était en jeu.  
Caractère/Anecdotes
Mon caractère, vous voulez vraiment que je le décrive ? Soit, on y va !  Indépendante,  aussi libre que le vent, indomptable à souhait même si la colonie représente à la perfection mon point d’ancrage. J’ai des idéaux, et j’y tiens, ma loyauté est bien souvent sans failles, mais si on me plante un couteau dans le dos, je ne suis pas du genre à pardonner si facilement, j’ai la rancune assez tenace. Bon, j’ai aussi un souci à accorder facilement ma confiance, avant je me suffisais très  bien à moi même, habituée des foyers, d’être abandonnée par les gens qui comptaient pour moi, autant dire que ça calme tout de suite et désormais j’ai tendance à ne faire confiance qu’à mes proches et non pas à la population toute entière. Vous connaissez l’adage qui dit qu’il vaut mieux compter sur une poignée d’amis fidèle au lieu d’une rimbabelle de potes sans profondeurs ? C’est tout a fait le cas pour moi, cependant, je suis assez sociable, pas le moindre du monde fausse, si je ne vous aime pas, ça se verra tout de suite, je déteste faire semblant. De nature fonceuse, j’ai tendance à foncer dans le tas, à ne pas me laisser facilement abattre, à défendre ardemment mes convictions quitte à ce que mes paroles ne surpassent parfois ma pensée, muée un peu trop par mes passions. Je me suis tout de même pas mal calmée depuis que je suis chef de camp, je suis plus passée qu'avant, plus réfléchie, moins rentre dedans, et je pèse un peu plus mes mots. Oui, j’ai du tempérament, du caractère, je peux être une véritable tête brûlée et je ne suis pas du genre à me laisser marcher sur les pieds. Je défend les gens que j’aime et j’ai tendance à abhorrer qu’on s’en prenne gratuitement aux plus faible, pouvant me montrer particulièrement mère poule, défenseuse de la veuve et l’orphelin, il n'y a qu'à demander aux membres de mon dème, je peux autant leur gueuler dessus que les défendre bec et ongles. Un sens de l’humour hors pair, après tout je reste une fille d’Hermès, pouvant me montrer parfois particulièrement légère, rieuse et bonne vivante. Dire non à un dernier verre ou à une connerie n’est pas mon genre. Pour finir et éviter de vous noyer avec la description de mon caractère je finirai avec une liste pelle mêle des autres traits de caractère qui peuvent me définir : joueuse – passionnée – têtue – protectrice – espiègle – méfiante –charmeuse – curieuse – impatiente – peut se montrer douce – secrète – drôle – indomptable – revancharde – combattive – intrépide – franche - Pédagogue - mordante - patiente - dure .
Dis m'en plus sur toi...
Hello à tous   Moi, c'est Auré ( inutile de vous donner l'intégralité de mon prénom, on aura compris) ou RedFantasy sur Bazzart/PRD...  Sinon inutile de dire ou j'ai connu le forum puisque...Bref, tout le monde sait qu'avec Blake et Sio, on a créer ce bébé de A à Z, inutile également de dire que j'aime le forum tout le monde le sait Sinon,  j'habite en région parisienne, je bosse et ... Bref on aura le temps de parler de tout ça plus tard  

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Liana K. Kennedy

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MessageSujet: Re: Liana ✖ Love and loyalty that's what we stand for... Take my hand through the flames...   Ven 17 Nov - 23:03

L'histoire
L'histoire

Un cri qui déchire la nuit… Qu’est ce qu’elle a fait bon dieu … Non, pas dieu, c’est de leur putain de faute si elle est en train d’accoucher dans cette foutue ruelle. Elle le maudit à haute voix, lui, le type qui l’a foutue enceinte il y a neuf mois, son sourire bright, son humour, sa gentillesse. Elle l’avait cru quand il lui avait promis monts et merveilles, pour lui faire ressentir pour la première fois de sa triste existence, qu’elle était la seule qui comptait. Elle la fille des rues, la nana paumée, un peu trop accro à l’héro, un peu trop volage, un peu trop bagarreuse, un peu trop tout en fin de compte. Qu’est ce qu’il lui a trouvé le dieu de voyageurs ? Elle même n’en a pas la moindre idée, elle est jolie, oui, mais c’est surement tout ce qu’elle a pour elle. Brièvement elle se souvient de son père qui lui parlait de la Grèce, des dieux païens dont on parlait comme si ils existaient toujours. Superstition ? Elle n’en savait rien, après tout,  son cerveau n’était en rien ressemblant à celui d’Einstein, mais ça lui avait toujours foutu la frousse. Elle, qui a oublié avoir un jour séjourné à la colonie grecque, foutue fille d'Arès, mémoire perdue, brisée, réduite à néant... Une abime béante, noire comme le Tartare. Trop cokée pour se souvenir, ou justement pour oublier tout cela. Un badaud qui passait par là finit par appeler le 911, il pleuvait ce jour là à Houston, même si la chaleur atteignait 35 degrés à près de onze heure du soir.  Elle dérangeait à hurler comme une chienne qu’on égorge dans ce quartier si paisible, cosy et chic qu’est Height Boulevard, les secours arrivèrent trouvant la mère, l’entre jambes en sang, un poupon hurlant entre ses bras maigres. Enfin, un endroit réconfortant, l’hôpital, ses murs d’un blanc immaculé, sa chaleur, ses animaux fantastiques dessinés sur les murs, mes yeux s’habituaient à la lumière du jour,  se posant sur ce visage qui me dévisageait d’un air perdu, malheureux et profondément exténué. Elle parle, non, elle hurle sans que je ne puisse comprendre ses mots, une infirmière dans une uniforme rose bonbon arrive et me prends dans ses bras alors que l’une de ses collègues calme ma génitrice. C’était la dernière fois ou je voyais ma mère. Elle n’était pas de taille à me garder, elle, qui ne savait même pas s’occuper d’elle même. Je ne lui en veux pas, elle a très certainement voulu me donner une chance de m’en sortir, de ne pas finir comme elle.

Cependant, contrairement à la plupart des gamins des Foster Houses, malgré le fait que j’étais plutôt mal partie dans la vie, j’eus la chance d’être recueillie par une famille dont le but était de m’adopter. La procédure est périlleuse, mais ils s’accrochaient avec les années, ne perdant pas l’espoir de me voir devenir un jour leur fille, moi, celle à qui la nurse de l’hôpital avait donné un nom : Aaliyah Kleopatra Kennedy. Un nom comme un autre, avec un prénom grec en second prénom pour faire écho aux origines de ma génitrice, un nom de famille passe partout dans ce si beau pays que sont les Etats Unis. Mais je m’éloigne, reprenons le fil. Je grandissais, choyée, aimée, un bijou, un cadeaux des dieux selon mes parents d’adoption qui avaient perdu tout espoir de le devenir en apprenant la stérilité de Julia, la mère de famille. Ils m’avaient moi, c’était ce qui comptait pour eux, qu’importe que je ne sois pas de leur sang, qu’importe sois-je aussi brune que ma mère était blonde, j’étais envers et contre tout leur fille. Pourtant comme toute gamine demi-déesse, je n’étais pas un ange, bien loin de là, je ne tenais pas en place, refusant de faire la sieste, courant sans cesse à droite à gauche, mais on me trouvait sans cesse des excuses, jusqu’à ce que le médecin de l’école ne convoque ma mère et que le verdict tombe une bonne fois pour toutes : Hyperactive.  Mais Julia refusais de me faire prendre un quelconque médicament qui m’abrutisserait plus qu’il ne m’aiderait . Bref, pas une ombre au tableau, un histoire un peu trop idyllique pour être réelle, on sait tous que la vie de la plupart des progénitures des dieux sont chaotiques.
Les gamins sont méchants entre eux,  cruels, chacun l’apprend à ses dépends, moi incluse. Une réplique de gamine qui me traitait de bâtarde, je m’étais battue, mes parents convoqués dans le bureau de la directrice, ce n’est qu’en rentrant à la maison qu’ils m’ont tout expliqués : je n’étais pas leur fille, mais j’allais le devenir. Ma mère répondit à toutes mes questions mais désormais, bien que je n’étais âgée que de sept ans seulement,  j’avais très bien compris l’enjeu, je devais me tenir à carreau si je voulais rester chez eux. Ni plus, ni moins.  

Neuf ans, des rêves plein la tête, la procédure d'adoption en cours de finalisation. Enfin. Ça ne tenait qu'à un fil. Sauf que moi, peu de temps avant mon neuvième anniversaire je faisais des terreurs nocturnes qui chaque nuit me réveillait en sursaut, des crises de panique, des pleurs, des cris, qui amenaient bien souvent de grosse céphalées. Tout les soirs. Je voyais un médecin, puis deux, puis trois, puis un nombre incalculable qui mettaient ces cauchemars particulièrement féroces sous le compte de l'adoption et de la peur du rejet. Rien d'alarmant selon eux, Julia et Carl se disaient que ce n'étaient qu'une mauvaise passade. Jusqu'à ce que Carl, une nuit, ne soit réveillé par mes pleurs, il se leva arrivant dans ma chambre et ce qu'il vit le tétanisa. Il eut un mouvement de recul en attrapant l'encadrement en bois de la porte, manquant de tomber à la renverse. Je flottais à dix centimètre au dessus de mon lit, profondément endormie, pleurant dans mon sommeil. Cette nuit là, il ne me réveilla pas, et Julia le retrouva au petit matin en train de siroter son café arrosé d'une bonne dose de whisky à la table de la cuisine. Sans détacher son regard de sa tasse, il murmura en frissonnant d'effroi, le regard vide : " Aaliyah... Ta bâtarde est possédée... Elle flottait au dessus de son lit. C'était toi qui voulait un môme Julia maintenant tu assumes !" Sur le coup, elle ne le croit pas elle aura besoin de voir la scène de ses propres yeux pour décider à prendre des mesures un peu plus radicales me concernant.

"Mam... Julia on va où ? " lui demandais-je, n'étant toujours pas habituée à l'appeler par son prénom. Carl entrait dans des colères noires des que je l'appelais maman, certes, il n'était pas dans la voiture avec nous, mais je ne voulais pas mettre en péril mon adoption. Autant filer droit. Julia me jeta un coup d'œil triste dans le miroir de courtoisie en reportant son regard sur la route, les mains crispées sur le volant de la vieille Chevrolet familiale. "Nous allons te soigner chérie. Je te promet que tout va rentrer dans l'ordre, comme avant..." Voiture garée sur là parking de l'église, le curé aux cheveux blancs comme la neige sortit pour nous accueillir. Ma main se glissa craintivement dans celle de Julia alors que nous entrions dans le bureau de l'homme d'église. Elle lui expliqua le problème sans prendre de gants avec les mots d'une grenouille de bénitier : "Aaliyah... Nous pensions qu'elle était perturbée par le fait qu'elle n'était pas notre fille, que son hyperactivité, sa dyslexie reposait sur tout cela. Nous avions tord, elle est possédée par un esprit diabolique, nous l'avons vu flotter au dessus de son lit... Alors qu'elle dormait et vivait l'un de ses nombreux cauchemars. Aidez la, mon père. Sortez le Démon de son corps..." Le supplia t'elle en sortant une photo pour prouver ses dires. Le prêtre pris la photographie, l'examina longuement avant de poser son regard sur moi, puis sur ma mère :"Savez vous qui était sa mère biologique ? Kennedy n' est pas votre nom de famille j'imagine puisque vous m'avez précisé pendant notre toute première entrevue que la procédure d'adoption était sur le point d'être clôturée ..." Ma mère fit non de la tête, répondant ainsi aux deux questions à la fois. Leur conversation continua un instant avant que l'homme d'église ne se tourne vers moi. "Tu vas me suivre Lyha, viens mon enfant ..."

Il m'emmena dans une pièce jouxtant son bureau ou un lit à sangles trônait au milieu de la pièce accompagnant une bonne centaines d'icônes religieuses éclairées à là lueurs de cierges tout aussi nombreux. Doucement, il me dit m'allonger sur la table malgré mes supplications. Je me débattais apeurée : " Maman où est maman ? Maman ! Si il vous plait je serai sage, je serai plus méchante, si il vous plait monsieur..." Je pleurais désormais à chaudes larmes alors que je sentais les sangles de cuir se refermer sur mes poignets, autour de mon cou et mes chevilles. "Reste calme ma fille, nous voulons t'aider ..." Le curé fit rentrer l'un de ses assistants plus jeune, portant un encensoir dans sa main qui diffusait un parfum de camphre, de bois de santal, de verveine et d'armoise. Le curé ouvrit un livre récitant une prière dans une langue je ne connaissais pas et que j'appris par la suite être du latin. Je continuais à pleurer à demander qu'on me détache, par la peur mon pouvoir de vol se déclencha à nouveau, mais retenue par les sangles mon corps n'avait bougé que de quelques centimètres. Le curé continua de plus belle, hurlant des paroles en latin alors que son assistant venait de me mettre un oreiller sur le visage pour m'empêcher de me plaindre. Je me débattais, toujours retenue par les sangles quand enfin le prêtre me demanda mon nom en hurlant dans mes oreilles pour couvrir les pleurs. "Aaliyah Kleopatra Kennedy..." Murmurais je alors que l'oreiller se relevait de mon visage. Je tremblais, volant toujours grâce à mon aérokinésie, alors que le prêtre me détachait pour me prendre par la main, me guidant jusqu'au bénitier. "Nous allons te baptiser Aaliyah, convertie au catholicisme l'esprit malin qui te possède ne pourra que te fuir." Me maintenant par la nuque, il me plongea la tête dans le bénitier sans que je ne sois préparée. Je hurlais dans l'eau, buvant la tasse à plusieurs reprises. Il réitéra l'action plusieurs fois, proférant toujours ses prières. Épuisée, profondément marquée par ce que je venais de vivre, je ne me rendis même pas compte que je parlais en grec, attirant à nouveau les fureurs du prêtre. D'un petit poignard d'exorcisme, il marqua mon épaule d'une petite croix sur laquelle il applique un onguent destiné à chasser le Démon en moi. Quand on retrouva ma mère, j'étais encore trempée, marquée par l'exorcisme, la marque de la crois sur mon épaule qui saignait toujours. Se tournant vers Julia, le prêtre lui donna un pot à onguents a appliqué sur la plaie. "Il faudra procéder à un autre exorcisme dans trois semaines... Pratique elle le grec a l'école ?" Ma mère secoua négativement la tête: "Non pas que je sache... Merci mon père..."

Bien entendu l'exorcisme n'a servi strictement à rien, si ce n'est à laisser une cicatrice sur ma main en forme de croix chrétienne. Je me réveillais toujours en sursauts, mon pouvoir de mimétisme air se déclenchait alors à sa guise. Un soir, j'entendis Carl et Julia en train de se disputer dans la cuisine, les papiers de finalisation d'adoption étalés sur la table d'appoint face à eux. "On va la renvoyer Julia, on ne peut pas garder un Monstre avec nous, l'exorcisme n'a servi à rien... Elle parle grec la nuit quand elle dort... Elle lévite de temps à autre. C'est un danger pour notre famille..." Julia se laissa tomber sur une chaise, la tète entre ses mains, des larmes coulant sur ses joues : "Mais Carl... C'est notre fille... Elle n'est peut être pas possédée, on ne peut pas la laisser. Nous n'avons élevée, nous l'avons vu grandir." Mais Carl ne l'entendit pas de cette oreille et devant les yeux de sa femme, il déchira mes papiers d'adoption avant de poser une main compatissante sur l'épaule de sa femme. "Nous pouvons toujours avoir recours à une mère porteuse ou à une autre enfant. Aaliyah quoi qu'elle soit n'est que l'incarnation du mal..." Je ne m'étais pas rendue compte sur j'étais à présent au beau milieu de la cuisine, pleurant à chaude larmes mais qu'ils ne me voyaient pas, utilisant pour la première fois mon pouvoir d’invisibilité. Je fuyais dans ma chambre, j'en avais déjà assez entendu.

Je me souviendrai toujours des lunettes de soleil fumée de Julia, les larmes qui perlaient sur ses joues alors que Carl me jetait des regards noirs en conduisant. Celle qui avait été un jour ma mère n'eut pas la force de descendre de la voiture, ce fut lui qui me fit sortir, jetant la valise qui devait alors être aussi grosse que moi hors du coffre. Je tournais la tête vers la bonne femme de l'orphelinat comprenant que désormais je changeais de vie. Carl ne m'adressa pas un seul regard alors qu'il remontait dans la chevy. Faisant demi tour dans l'allée, les larmes floutant ma vue, je me mis à courir derrière la voiture: "Maman! Ne me laisse pas ! Maman ! "
Fin de l’histoire plus ou moins heureuse, fin du chapitre sur la première famille qui a un jour croisé mon existence.

Le sourire aux lèvres, je ne l’ai pas eu depuis plusieurs mois, après le départ des Treborn, j’avais été persuadée qu’ils viendraient me chercher, qu’ils regretteraient leur choix. Ces croix rouge carmin ornant mon calendrier s’étaient arrêtées au bout du sixième mois  laissant en cendres ma confiance en l’espèce humaine. Ainsi s’enchainaient, la première famille d’accueil, puis  la deuxième, la troisième ainsi qu’un nombre incalculable d’autres.  Une énième fois dans le bureau du directeur de l’orphelinat je roulais des yeux devant lui, me fichant totalement de son air menaçant, de ses mots qui voulaient me faire entendre raison, on m’aurait mis un hamster en jupon rose à paillettes devant les yeux, j’aurai été plus impressionnée… Petit à petit mon hyperactivité déteignait sur mes humeurs, j’étais intenable, j’enchainais les conneries qui me renvoyaient soit dans une nouvelle famille d’accueil, soit dans un nouveau foyer.  Mais ce jour là, j’avais le sourire aux lèvres, j’avais onze ans et j’étais enfin libre, surement avec la totalité des flics de la ville aux fesses alertés par l’orphelinat mais je m’en contrefoutais, avec les quelques billet volés au père de la dernière famille d’accueil, je levais les voiles, direction : New York. Adieu Houston, adieu la ville qui m’avait vue grandir, adieu mes vieux démons.  Plus d’autorité, plus de remontrance, mon début de crise d’adolescence version demi dieu dyslexique et hyperactif. On me parlait d’espoir… Je leur en foutrai de l’espoir, je n’en avais plus aucun, la seule personne sur qui je pouvais compter c’était moi même.  Vous dire que vivre dans la rue était facile serait un véritable bobard, j’avais froid, j’avais faim mais avec un groupe de gosses laissés pour compte on trouvait des squats, des endroits ou je passais inaperçue, moi et ce que je considérait être jusqu’alors des capacités de héros de comics…  Mais au moins j’étais libre, personne ne me disait quoi faire et ou marcher, et surtout personne ne me traitait de monstre. Mes compagnons d’infortunes étaient dans la même galère que moi, On survivait comme on pouvait, de petits trafics, en passant par des vols à l’étalage jusqu’à ce que tout dérape.
Je venais  à peine d’avoir treize ans,  je venais de crocheter une serrure avec l’un des types avec qui je trainais quand une ombre se glissa derrière nous,  ce que j’appris par la suite être un telchine. « Aaliyah… Il faut qu’on décampe ! » Me souffla Phil, mais je levais les yeux au ciel, croyant une énième fois qu’il me faisait encore l’une de ses simulations de «  danger » comme il les appelait et qu’il affectionnait particulièrement. Jusqu’à ce que je me retourne, nez à nez avec la bestiole. « Et merde… C’est quoi ça ? » Sans un mot, alors que je restais pétrifiée devant la bestiole, il m’attrapa par la main, m’ordonnant de le suivre. «  Attends mec, t’es en béquilles, on a un monstre chelou aux basques et tu veux que je te suives ? » Pas de réponse alors qu’il tirait encore plus sur le pan de ma manche. De toute façon, on avait pas d’autre choix que de tenter de sauver notre peau et finir entre les crocs d’un … chien hybride dégueulasse n’était absolument pas dans mes plans.

On lui échappa de justesse et Phil me guida jusqu’à la colonie des sang mêlés, là ou enfin, je découvris réellement ou était ma place. Avouons qu’au début je les ai tous pris pour une bande de tarés défoncés à une drogue étrange qui leur faisait miroiter le fait d’être des gamins de dieux grecs.  Non mais mettez vous une minute à ma place, demain, vous croisez un type qui vous assure qu’il est le fils d’Héphaïstos, vous réagissez comment à ma place ? Là, on se comprend… J’ai eu du mal à me faire à l’idée que j’étais la progéniture d’un dieu et surtout je lui en voulais de nous avoir laissé au milieu de tout ça. J’appris également que Phil avait été mon guide, qu’il avait attendu que je sois prête à connaître la vérité. Rien ne semblait avoir de sens, Phil n’était pas vraiment humain, enfin devrais-je dire qu’il était à moitié humain ? Difficile de définir un type qui a un buste d’homme et un corps de chèvre. Enfin un bouc… Un satyre, ceux de la mythologie grecque. Cependant on pris le temps de m’expliquer, de me dire que ce sentiment que j’avais eu de ne pas avoir ma place dans ce monde était justifié, que mon hyperactivité et ma dyslexie n’étaient pas le fruit du hasard.

Puis au final je m’y suis faite, le bordel de la colonie, ses prises de tête incessante, l’habitude de jurer en grec, celle de prendre les armes, les quêtes rythmées par les prophéties de la vieille momie qu’on gardait dans grenier de Mister D.  J’ai pris gout à tout ça, les dieux ont été les premiers à qui j’ai porté allégeance, plus particulièrement par rapport à la place de mon père dans tout ça.

Petit à petit, j’ai commencé à me sentir à ma place à la colonie, à enfin entrevoir un avenir, loin de ce que j’avais pu connaitre jusqu’alors, loin des familles d’accueil où je n’étais qu’un petit pactole pour les accueillants, une bête curieuse pour certaines, une indésirable pour les orphelinats. Jamais plus d’exorcisme dont je conservais encore la cicatrice sur l’épaule droite. Foutue croix chrétienne, témoin du passé. Enfin, j’avais également ce que j’avais toujours espéré : une famille, plus nombreuse que je ne l’ai jamais espéré, des frères et sœurs avec lesquels j’avais autant d’engueulades que de moments complices. Ma place était définie, prenant à cœur mes entrainements, trouvant un sens à ma vie autre que celui de survivre dans un monde que je trouvais jusqu’alors inadapté à celle que j’étais vraiment. Tout devin familier sans que je ne m’en rende véritablement compte, l’odeur caramélisée des chamallow grillés qu’on fait griller autour d’un feu de camp, celle du sang sur le terrain d’entraînement, le gout particulier mais alléchant des carrés dorés d’ambroisie. Le rire tonitruant de mes frères et sœurs une fois arrivés au bungalow me tirait souvent un sourire quand je rentrais d’une mission après plusieurs semaines passées loin d’eux. Oui, enfin, j’étais chez moi.

J’avais à peine 16 ans quand Monsieur D et Chiron me firent convoquer à la grande maison, je m’attendais à devoir faire un rapport sur la dernière mission que j’avais faite avec le dème n°1 dont j’étais le stratège depuis maintenant deux ans. Bref, la routine. Chiron ouvrit la porte de la grande maison avant même que je n’ai eu le temps de toquer à la porte pour prévenir de ma présence. «  Aaliyah, nous t’attendions, rentre. Comment s’est déroulée ta dernière mission ? » «  Comme toutes celle d’avant, des bleus, de nouvelles cicatrices, mais aucune mort à déplorer. Et bien entendu, comme tu le sais, nous avons réussi à ramener l’artefact demandé par la vieille. » La vieille, alias la pythie, vieille momie, vestige de la prêtresse qui était depuis aussi longtemps qu’on puisse se souvenir remisée dans le grenier de la dite maison. Regard réprobateur du centaure. «  Aaliyah… » Me sermonna t’il rapidement avant de m’inviter à le suivre dans le bureau du dieu de la vigne, où l’odeur du cigare cubain, du cuir vieilli et du bourbon antillais régnait en maître. Dionysos, fidèle à lui-même, chemise à fleurs sur le dos dont quelques boutons étaient défaits, ne m’accorda pas un seul regard en rentrant, trop occupé à finir le comics américain dans lequel il semblait plongé, il me fit juste un bref mouvement de la main en me désignant le fauteuil face à son bureau. Je m’exécutais non sans avoir jeté un coup d’œil vers Chiron. «  Inepties… Que des inepties… Je devrais dire à Stan qu’il a oublié d’où il venait… » Marmonna Dionysos dans sa barbe avant de jeter sa BD dans le feu du foyer proche de lui puis posa enfin ses yeux sur moi en se laissant tomber dos contre son fauteuil, posant ses mains sur sa bedaine. «  Liana, tu sais pourquoi on t’as demandé de venir ici, le demi ch’val à du t’prévenir… » « C’est Aaliyah… Le rapport de mission ? Normalement je vous l’ai déjà fait parvenir, vu que notre ancien archonte est toujours porté disparu… » Sombre histoire, une mission qui ne s’était pas déroulée comme on l’avait voulu et dont il y avait eu un seul et unique survivant, tous les autres, massacrés par les armées de Cronos et Gaia. Un guet-apens en bonne et due forme. «  Qu’importe Aaliyah, Liana c’est du pareil au même. Non… Ce n’est pas de ça que je te parle, Chiron t’aurai pu lui en toucher deux mots sur la route. » «  Je t’ai laissé le loisir de lui annoncer la nouvelle par toi-même. » « Bien… Félicitation ma belle, t’es archonte, tu prends tes fonctions demain, je ne voulais pas d’un môme du voleur à la tête du camp, mais Chiron et l’archonte en poste m’ont assuré que tu avais les qualités requises pour l’être. Allez déguerpis de ma vue. Chiron, tu lui fais faire le tour de ses nouveaux quartiers. » Et voilà, comment du jour au lendemain, sans l’avoir vue arriver, je me retrouvais Archonte de la colonie et d’Héraklion.

Ce jour-là, il faisait un brouillard à couper au couteau, une fraicheur hivernale annonçant qu’une bataille se préparait. Réunion d’urgence sur la bataille à venir, seulement six mois d’expérience en tant qu’Archonte, et déjà, je devais orchestrer avec mon co-archonte, et nos stratèges un plan d’action en plus des informations reçues par nos kataskopos en poste. La réunion avait duré plus de deux heures, deux longues heures pendant lesquelles on haussait le ton, pendant lesquelles on faisait et défaisait les plans un par un, pendant lesquelles on changeait de stratégie afin de trouver celle qui s’adapterai le mieux aux informations que nous avions. Si j’avais su ce qui m’attendait … Je sortis la première, laissant l’état-major derrière moi, certains souhaitant arroser la fin de la réunion par une dernière bière, mais clairement, je n’avais qu’une envie : rentrer chez moi, j’étais épuisée et clairement me glisser dans mon lit était la meilleure idée que je n’aurai jamais. Sauf qu’au dehors, je sentis une présence, la main posée sur la paume de Kidemonas mon épée, je compris de suite ce qu’il se passait quant face à moi, un fils de Chioné se matérialisa, ne me laissant pas même le temps de réagir. Figée dans la glace, mon cœur s’emballa subitement avant de réduire son rythme, frôlant de peu son arrêt complet. Avant que mon esprit ne sombre dans l’oubli, engourdi par le froid, une pensée surgit dans mon esprit, s’imprimant en lettre de feu «  Je jure sur le Styx que je ferai tout en mon pouvoir pour avoir ta peau Blake Eléos Davis-Lawson… ». Comment avais-je été aussi idiote pour ne pas voir son double jeu, lui que j’avais côtoyé, lui a qui j’avais offert ma confiance, lui qui avait été beaucoup plus qu’une simple connaissance, lui que je m’étais jurée de tuer un jour ou l’autre. La vengeance est un plat qui se mange froid, fils de la neige. Si tu lis ces mots, un jour, sache que je te tuerai de mes mains. Il n’y a qu’un pas entre l’amour et la haine, je venais tout juste de l’apprendre à mes dépends.

Nous avions beaucoup trop perdus de soldat au profit de Gaia et Cronos, ces foutus titans qui avaient décidé de réduire la race humaine à l’état de misérables insectes, de même que les dieux que nous, pro Olympiens, nous chérissions. Je me souviens du départ de Sio que j’avais toujours en travers de la gorge, de celui de mon frère, des batailles que nous avons mené, des morts au combat, de toutes ces pertes qui avaient été les nôtres. 9 années passées en tant qu’Archonte, une expérience solide mais à quel prix ? Jusqu’à mon dernier souffle, je servirai mon camp, je serai loyale aux gens que j’aime, à mon père, aux dieux qui sont les nôtres et qui nous protègent. Désormais, je ne suis plus la gamine totalement paumée que j’étais il y a près de 13 ans, à mon arrivée au camp, non la gamine est devenue une femme, un soldat, un archonte prête à tout, jusqu’à sacrifier sa propre vie comme d’autres l’ont fait avant moi pour sauver le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. Maintenant et à jamais, je serai Grecque et fidèle aux dieux.

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MessageSujet: Re: Liana ✖ Love and loyalty that's what we stand for... Take my hand through the flames...   Ven 17 Nov - 23:08


T'es belle, mais tu le sais déjà.
Jotem, j'ai hâte de lire ta fiche (enfin, le reste. ) et à nos rp plein de feels.


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Billie Matthews


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MessageSujet: Re: Liana ✖ Love and loyalty that's what we stand for... Take my hand through the flames...   Sam 18 Nov - 23:58

mais t’as toujours pas finiiiii ?????!

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Blake E. Davis-Lawson

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MessageSujet: Re: Liana ✖ Love and loyalty that's what we stand for... Take my hand through the flames...   Dim 19 Nov - 2:26

Tu sais ce que j'en pense /FALLINLOVE/

Bon Courage

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Liana K. Kennedy

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MessageSujet: Re: Liana ✖ Love and loyalty that's what we stand for... Take my hand through the flames...   Lun 20 Nov - 18:54

Sio > Oooh t'es trop choupi Jotem aussi et hâte qu'on puisse se faire plein de RP :fulllov:

Bili Bili Bili > Non mais comment tu me juges !   ET SI C'EST FINIIIIIII

Blake > Et moi tu sais ce que je pense également ( Et je retiens j'ai même pas un smiley mignon ...   ) Tu peux être fier de moi, j'ai fini ma fiche et j'ai juré de te tuer par la même occasion

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Blake E. Davis-Lawson

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MessageSujet: Re: Liana ✖ Love and loyalty that's what we stand for... Take my hand through the flames...   Lun 20 Nov - 20:37

Parfait ! Merci pour ce magnifique juron

Je te donne ton bouquet de bienvenue et ton niveau Wink

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MessageSujet: Re: Liana ✖ Love and loyalty that's what we stand for... Take my hand through the flames...   


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Liana ✖ Love and loyalty that's what we stand for... Take my hand through the flames...
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