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 Film à petit budget [Charlotte]

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MessageSujet: Film à petit budget [Charlotte]   Dim 3 Déc - 21:24


Il faut avouer une chose : elle est très sexy l’institutrice. Cette introduction peut sonner comme le début d’un film à très petit budget, orienté soit vers la comédie romantique, soit vers des films adultes. Dans les deux cas, on finit seulement par se demander comment une personne peut avoir imaginé un tel scénario désastreux, et surtout comment les acteurs ont pu vouloir y participer.

Autant dire, mon film démarre mal.  Je me demande très sincèrement si mon père s’est déjà posé ce genre de questions lorsqu’il a rencontré ma mère. Une question que je me pose très sincèrement et davantage quand je vois tous ces demi-dieux. Si les divins sont si beaux et si merveilleux, pourquoi s’abaissent-ils à fréquenter des humains ? Il existe des hommes et des femmes merveilleux, mais certains sont vraiment des ratés, des résidus de l’humanité. Comme mon père.

Toujours est-il que philosopher sur ces questions ne m’aide pas du tout à savoir si je peux grappiller un baiser et plus – principalement « plus » - de la part de cette institutrice. On racontait qu’elle avait eu de sacrés déboires amoureuses, et qu’elle serait veuve. Il y avait du plus, et du moins, dans cette rumeur. Le plus était qu’elle avait donc apprécié une compagnie masculine, et qu’elle « pourrait » ne pas refuser de ressentir une chaleur équivalente. Le moins était que les femmes réagissaient différemment que les hommes suite au décès de leur moitié.

Je réfléchis donc à plusieurs choses : attirer son attention, obtenir un tête-à-tête et briser une potentielle carapace de glace.

Attirer l’attention n’était pas une chose compliquée. Entre mon style vestimentaire et mon style de vie bohême – et quelques conseils de fils d’Apollon –, j’avais appris à mettre en avant mes atouts. Par exemple, il était difficile d’ignorer les multiples tatouages tribaux qui ornaient ce corps. Bras, cou… etc. Le tout mis en valeur par une tenue avec pas mal d’accessoires – plumes, cartes, mon couteau et compagnie, bonjour le bling bling.

Obtenir un tête-à-tête avec une institutrice n’était pas une chose compliquée non plus. Il suffit seulement que je l’approche avec une tête de chien battue, et des yeux de biches, et que je lui demande le plus innocemment du monde que j’avais besoin de quelques explications en extra sur tel ou tel chapitre, ou tel ou tel mouvement. Les instructeurs avaient une grande soif d’apprendre beaucoup de choses à autrui. J’aimais me considérer comme un prof, mais un prof de l’amour.

Oh, dans le cas où vous n’êtes pas son élève, venez comme le grand-frère qui s’inquiète pour l’avenir de son petit-frère… En théorie, je suis fils unique du côté père. Mais, côté mère, il y a quand même une petite ribambelle d’enfants d’Hécate … et nous sommes frères et sœurs, donc !

Pour finir, touche finale. Durant la discussion, indiquez seulement qu’elle a des lignes de la main étranges. Vous demandez calmement son autorisation. Puis, après, vous laissez faire les regards, la proximité des corps et le ton suave des paroles. C’est à ce moment que l’on sait ce que l’on va obtenir : l’incarnation de Chioné – et donc rien –, les indécisions d’une prude – il faudra faire preuve de patience dès lors – ou alors l’incarnation d’Aphrodite – et j’espère voir cela, à dire vrai.

« Bien. Fin du cours. Début du flirt. Go pour l’étape 1. Bling Bling, Cling Cling ».


Hop là, une marche assurée, le regard droit et fixe, le sourire aux lèvres, et les accessoires qui font des petits tintements. Bien, il faut qu’elle lève la tête. Lève-t-elle la tête ? Qu’importe, l’étape 2 approche.

- - Bonjour Mademoiselle Harris. C’était plutôt intéressant aujourd’hui. Cependant, j’ai un peu plus du mal avec le dernier mouvement. Durant mes voyages, j’ai déjà vu des personnes utiliser une technique similaire, mais différemment. Attendez, je vais vous le montrer. Vous me dites si c’est plus efficace, ou moins !

Montrer de l’intérêt à ce qu’elle a dit, et ce qu’elle dira. Regarder dans les yeux, et non dans le décolleté. Oui oui, les yeux sont importants. Une fois que vous arrivez à capter ce regard, et que vous y voyez un semblant de flammes… le reste est un vrai jeu d’enfant.  

Et je l'invite de la main, à me suivre sur ce terrain et lui montrer le faux enchaînement étranger. En effet, qui vous a dit qu'il fallait dire la vérité ? Personne. Mentir, c'est devenu une chose aisée et simple pour moi, alors autant en profiter !

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MessageSujet: Re: Film à petit budget [Charlotte]   Lun 4 Déc - 17:16


J'avais eu de la chance en fin de compte. J'avais longtemps eu peur de devenir instructrice, des craintes infondées il me semble, mais belles et biens réelles. La peur, sans doute, de devoir affronter à nouveau le regard des gens. Et de jeunes gens qui auraient étés avertis par leurs parents par de stupides rumeurs me concernant. Oui, je m'étais relevée de tout cela, je n'en restais pas moins infaillible. J'avais souvent eu peur des remarques qu'ils pouvaient méchamment me lancer. j'avais été à la fois, la veuve épleurée et celle qui changeait d'hommes chaque nuits afin de se consoler. Idioties. Certains devraient avoir la langue couper pour avoir dit tant de saletés. Ne réalisent-ils dont pas qu'ils arrivent à détruire bien des vies de la sorte? Par chance une fois de plus, je n'avais guère prêtée d'importance à ces futiles ragots. Inutiles, ils n'avaient fait que me faire de temps à autre boire un verre de trop. Après tout, qu'est-ce qu'un verre de vin une fois la nuit tombée? Une fois que plus personne ne peux vous juger, que vous êtes seul maître de votre destin.

Ainsi, je regardais un à un les élèves présent en cours, tout me positionnant afin de leur montrer les divers mouvement important pour la maîtrise de soi. Une meilleure respiration, une meilleure écoute et bien évidemment un bien meilleur angle d'attaque. "N'oubliez-pas, la concentration est un atout majeur lorsque vous aurez à combattre. Parfois cela ne vous sera d'aucune utilité et certains vous le diront. Dans la majorité des cas, savoir contrôler ses mouvements et anticiper ceux des autres pourra vous sauver la vie." J'avais l'air d'une experte, d'une femme qui maîtrisait tout et qui ne faiblissait jamais. La réalité était tout autre. Je n'étais plus allée sur un champ de bataille depuis bien trop longtemps. Mais mes stratégies restez sans doute très bonnes.

Il n'était pas évident d'avoir l'attention de tout le monde, notamment en tant que femme ne mesurant qu'un petit mètre 57. Cela impressionnait certains et en faisait rire d'autres. Et moi je me sentais un peu vulnérable face à tout cet attroupement autour de moi. N'ayant pas l'habitude d'attirer autant les foules. Je n'étais ni la plus belle des femmes, ni même la plus intelligente et je m'étais parfaitement faite au fait que le peu d'amis qu'il me restais disaient de moi que j'étais jolie pour me remonter le moral.

Un élève parmi tous, était carrément ailleurs. Comme s'il n'écoutait pas le cours, comme s'il n'en n'avait que faire. La seule chose qu'il se contentait de faire était de me regarder. Il avait l'air pensif, certainement ailleurs. Ainsi je n'y prêta pas plus longtemps attention, si mes cours ne l'intéressaient pas je le lui ferais élégamment remarquer à la fin.

Lorsque j'eus finis celui-ci, les élèves se dispersèrent tous, un après l'autre, reprenant chacun leurs activités de la journée. Ainsi je me dépêchais de ranger le matériel utilisé à l'entraînement. Ramassant les plots, regroupant les mannequins au milieu en un groupe. Soudainement prise de court par celui qui était ailleurs durant tout le cours. Je leva la tête en sa direction.

- "hmm.. Oui ? Vous avez oublié quelque chose?"

C'est ainsi que lorsqu'il répliqua que le cours était intéressant aujourd'hui, je me retins de rire, déposant ma main droite sur ma bouche. Visiblement il avait une méthode à lui, qu'il avait apprit autre part. Très bien, soit. Je le laissais me montrer la dite technique, le suivant sur le terrain afin d'approuver ou non cette façon de faire.

- "Cela peut-être intéressant en effet, je ne sais pas trop où est-ce que tu as pu l'apprendre ceci-dit. Mais il faut que tu suives l'entraînement donné ici, il en va de ta survie Tiziano."
Un sourire aux lèvres, je préférais ainsi paraître agréable à mes élèves, il ne fallait pas qu'ils aient tous envie de se barrer en courant.

- "Si je peux me permettre, je vais te montrer?"

En deux temps, trois mouvements, je mis Tiziano à terre. Ce qui était je dois l'avouer assez drôle compte tenu de la grimace qu'il fit à ce moment précis. Bien évidemment, je déposa mes mains de chaque côté de ses épaules pour ne pas qu'il s'étale brusquement de tout son poids. Ainsi lorsque j'eus finis de lui montrer le mouvement, je m'asseyais à côté de lui frottant mes mains l'une sur l'autre pour en dégager la terre qui s'y était déposée.

- "Tu vois? Plus simple, plus rapide et moins contraignant pour toi, tu garde ainsi une main de libre afin de pouvoir à tout moment sortir une arme."

Mon regard vint croiser le sien, je n'étais pas sûre qu'il avait bien tout assimilé, mais il était important pour moi que mes élèves n'aient aucune lacunes.

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MessageSujet: Re: Film à petit budget [Charlotte]   Mar 12 Déc - 23:56

Si ma très chère professeure n’était pas si mignonne, j’aurais sûrement levé les yeux au ciel devant cette boutade. Il était temps que le corps professoral comprenne que les élèves avaient cette obligation implicite de rêvasser. La vérité était même que les élèves étaient destinés par nature à s’adonner à cette douce activité oisive. Au lieu de les blâmer, il fallait les encourager à apprécier ces précieuses heures d’insouciance.

Période des études, période dorée. Aucune responsabilité ne pèse sur les épaules, les choix sont infinis – et j’en savais une chose, en raison d’un pouvoir confié par ma tendre et absente mère – et surtout, il n’y avait nul combat. Durant ces heures bénies, ne pas savoir tirer son épée en quelques secondes n’était pas synonyme de mort, seulement d’une défaite dont on peut se relever. Oui, durant ce court espace de temps, on peut se permettre de rêver à son futur…

Et mon futur immédiat se matérialisait dans les courbes de la brunette d’en face. Une brunette qui était sacrément rude. Perdu, encore, dans mes pensées, je n’avais pas vraiment vu son coup venir – et je devais admettre qu’elle était rapide. Sans aucune feinte, ou fausseté, je lui offre un regard mêlant stupeur et intérêt.

- En Afrique. J’ai vécu quelques temps là-bas, avec d’autres demi-dieux.


On m’y a enseigné trois choses essentielles – trois, chiffre maudit et béni qui dicte ma vie – : Combat, Vaudou et Drogue. On m’a appris à combattre les monstres propres à leur région – des bêtes massives comme agiles, de véritables plaies ! -, à faire peur aux autres en leur faisant croire que je maîtrisais l’art noir et occulte du vaudou et surtout, à me détendre avec quelques drogues - en débutant par la plus douce, au vu de mon jeune âge. Pour ce dernier point – et pour la défense de chacun -, j’y étais obligé à cause de mon talent et de mon lunatisme : voir l’avenir un soir de pleine lune peut rendre … très fou.

Toujours est-il que je clame haut et fort que j’ai appris à me battre dans ce désert aride, parmi des hommes à la peau luisante noire d’une agilité et d’une force surprenante, que je prétends maîtriser le vaudou pour effrayer certaines pestes ou gros parleurs, et que je cache très habilement mes mauvais penchants pour certaines choses.

- Vous en avez des lignes, dans la main
, amorçais-je.

Contrairement à la croyance populaire, les lignes de la main ne s’impriment pas dans notre paume dès notre naissance – ou devrais-je dès notre création. Nous avons certaines lignes, immuables au temps ou aux épreuves, mais il y a beaucoup d’autres lignes qui se forment avec le temps, et qui se façonnent selon certaines habitudes, certaines activités, certaines expériences et surtout certaines épreuves.

- Hm, heureusement qu’on est dans le camp. Ca sonnerait comme la phrase d’introduction d’un charlatan.


Je lui tends ma paume, la jaugeant du regard, cherchant à savoir si elle était tentée ou non, si elle osait ou non. En effet, précisément les enfants d’Hécate n’étaient pas ces charlatans de rue… En théorie, toute parole qui sortait de leur bouche était vraie. Sauf qu’en pratique, on pouvait évidemment faire ce que l’on désirait comme mentir pour dissimuler la vérité ou prétendre comprendre quelque chose, alors qu’en fait on ne voit absolument rien.

C’est la beauté du mystère, de la magie et de l’ésotérisme. La frontière entre la réalité et l’illusion est trop fine, et seuls quelques rares élus pouvaient en démêler les ficelles…


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