Bloody Gods
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 i'm better at being a ghost than a human being (nawal)

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D. Nawal Khalil

passive depressive

Messages : 360
Multicomptes : Alisha, June, Artémis.
Date d'inscription : 19/12/2017
Localisation : mont tamalpais, où vivent les membres de la chess tribe.

My quest
Parent divin: Achlys, déesse du malheur et du poison.
Niveau: Béta (échelon) 3
Ølympians : 420
MessageSujet: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 0:10

Dalila Naw. Khalil
nadia hilker
  • 32
  • LIBANAISE NATURALISÉE AMÉRICAINE
  • BIS.
  • ACHLYS
  • C.TRIBE
Fichier n°34590 : KHALIL/NAWAL
Surnom : La Banshee - certains au sein du camp ne la connaissent que par ce surnom. En effet, son cri en fait parler beaucoup - et beaucoup le redoutent. Ce qui ne fait qu'accentuer son isolement.
Date et lieu de naissance : 3 janvier 1985 à Beyrouth, au Liban. Elle est née vers la fin de la guerre civile.
Statut civil : Célibataire, faut dire qu'on a pas forcément envie de l'approcher - elle est un peu glauque, un peu bizarre, Nawal.
Signes Particuliers : Air malade, pâle, faible, grise + tâche de naissance mêlée au tatouage du camp de Gaïa entre les omoplates : ressemble à une fiole de poison entourée d'un delta (pour le côté grec), une fleur (laurier rose, fleur toxique) a été rajoutée à côté une fois qu'elle a rejoint les côtés de Gaïa + cicatrices + bleus + air tout le temps abattu + allure fantomatique + épaules souvent baissées + parle arabe (littéraire, et courant) + accent arabe prononcé quand elle parle anglais.
Occupation principale : Pion rouge au sein de la Chess Tribe - elle est là depuis des année, mais ce rôle lui convient très bien. Elle est également botaniste, spécialisée dans tout ce qui touche aux poisons.
Nombre d'années passées dans le camp : Arrivée en 1997 à la colonie, quand elle avait douze ans. Rejoint le camp de Gaïa quatre ans plus tard, en 2001. Cela fait donc 16 ans qu'elle fait partie de la Chess Tribe.

Parent divin : Achlys, la déesse du malheur et du poison, une des premières divinités à être née.
Pouvoirs : Cri déchirant - Hurlement qui déchire les tympans, un peu à la façon d'une banshee : il est rempli de douleur, de malheur, ressemble à une longue plainte pleine de peine. Peut rendre fou, et ses adversaires n'ont qu'une envie quand ils l'entendent : le faire cesser. Quitte à se cogner la tête eux-même contre le sol, ou s'assommer. C'est atroce à entendre, ça remue les émotions négatives chez ceux qui entendent ce cri : ami, ennemi, tout le monde y passe. Quand elle utilise ses pouvoirs, elle ressemble à une morte, littéralement : elle devient encore plus fantomatique, presque effrayante. Autrefois, elle criait quand le malheur lui tombait dessus, ou tombait/allait tomber sur les autres - maintenant, elle arrive à réprimer à peu près le cri et le transformer en plainte.
Brume Grise - C'est comme ça qu'elle appelle son pouvoir. Elle émet une brume grise épaisse (elle peut la cracher comme la produire par les pores de sa peau), semblable à celle de sa mère qui est morbidement nommée Brume de la Mort. C'est un poison qui agit une fois respiré, et très toxique. Il n'est pas mortel, mais a les effets suivants : hallucinations malheureuses, qui remuent des souvenirs tristes et torturent ses victimes, vertiges, sensation de tristesse intense, qui peut parfois aller jusqu'à faire se sentir misérable sa victime. C'est un genre de poison qui a pour effet de torturer mentalement les personnes touchées.
Armes & objet : Une faux en bronze céleste, qui se transforme en surligneur vert et revient toujours sur elle : son arme prend sa forme initiale quand elle retire le capuchon. Pour l'inverse, il lui suffit d'appuyer sur un bouton pour qu'elle redevienne un surligneur vert fluo. Elle possède également un cimeterre oriental, particulièrement ravageur, qui prend la forme d'une montre : elle appuie sur le cadran pour l'activer, et appuie sur un bouton de la garde pour qu'il redevienne une montre. En guise d'objet magique, elle possède un miroir qui rejoue devant elle les souvenirs heureux de son enfance - un peu comme la pensine dans Harry Potter. Ils sont tirés de son esprit, et sont donc parfaitement fidèles et sont enregistrées par le miroir - elle doit seulement regarder son reflet dedans, et laisser les choses se faire. Elle y revoit son père, son frère, quand tout allait "bien" (si les choses sont seulement allées "bien" un jour). Parfois, elle passe des journées entière à revoir ses souvenirs, à remuer le couteau dans la plaie.
Ton défaut mortel : La colère - cette colère qui brûle en elle. Contre sa mère, contre le monde, contre les dieux qui s'amusent avec les mortels et se jouent d'eux comme sur un échiquier. Contre la politique corrompue, les tyrans. Elle a une colère, une haine en elle qui la consume - et elle la mènera définitivement à sa perte.
Caractère/Anecdotes
amère + triste + déprimée + a l'air constamment en proie à une grande douleur intérieure + acerbe + sombre + solitaire +  hargneuse + pleine de colère + peine à trouver sa place + s'isole, depuis qu'elle a été isolée à la colonie + se considère encore comme une étrange + a le mal du pays + ne fait jamais confiance + a le mal du pays, se sent comme une étrangère, voudrait retourner au Liban un jour + a une très basse estime d'elle-même + ne se met jamais en avant, reste toujours dans l'ombre, si bien qu'il n'est pas rare que certains au camp ne connaissent qu'à peine son prénom + paradoxalement, ne supporte pas qu'on prononce mal son nom : c'est nawal et pas nawel, et khalil ne se prononce pas "kalil" - elle sera intransigeante sur ça (c'est tout ce qu'il lui reste de sa famille, après tout) + a gardé une mèche de cheveux de son frère, attachée par un ruban rouge sang, qu'elle a toujours sur elle : elle est dans un collier, qui possède un médaillon. un fils d'héphaïstos le lui a bricolé et a fait en sorte qu'il soit résistant, et que le médaillon ne s'ouvre que quand elle le souhaite : ainsi, aucun risque de la perdre + déteste sa mère et ce qu'elle représente, car depuis son enfance, elle baigne dans le malheur et la pauvreté + n'a découvert sa dyslexie qu'en arrivant aux Etats-Unis, car elle n'avait jamais été à l'école ni appris à lire avant + elle a une vieille photo de famille datant de 1986, qui représente son père, son frère et elle - elle en prend grand soin, c'est tout ce qui lui reste + soutient gaïa car, pour elle, l'humanité est si corrompue (par les guerres, les politiciens, etc) qu'elle aurait besoin d'un "reboot" pour repartir correctement.
Dis m'en plus sur toi...
Prénom/Pseudo : Elif, Thestral, coucou.
Age : La majorité !
Disponibilité: Tout le temps bébé.
Pays : Oui oui croissant.
Comment as tu connu BG : Un satyre m'y a conduit.
Scénario/PV ou inventé : Inventé salut.
Le mot de la fin ? : A BAS LE CAPITALISME.

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D. Nawal Khalil

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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 0:11

L'histoire
L'histoire


« Ce monde est pourri jusqu'à la moelle, je l'ai toujours pensé, et le penserai jusqu'à ma mort - aussi proche soit-elle. » a-t-elle toujours marmonné à qui voulait l'entendre, du bout des lèvres, dans un râle empoisonné. Son espoir envers le monde, elle l'a perdu très tôt. A vrai dire, la première fois que Nawal s'est dit que ce monde volait en éclat, elle avait cinq ans. Et elle était enfermée dans un placard qui puait les épices qui l'empêchaient de respirer correctement. Alors là, et seulement là, du haut de ses cinq ans, alors que sous ses yeux écarquillés par la peur fixaient les os de son père qui craquaient et la mâchoire de son frère qui se déboîtait, elle se mit à maudire cette planète. Ces hommes, qui ne faisaient qu'empirer les choses. Ces monstres qui tuaient injustement, martyrisaient femmes, enfants et vieillards.

Cette mère, qu'elle n'avait jamais connue, qui avait laissé son père seul avec deux enfants, en plein milieu d'une guerre civile.

***

Aussi loin qu'elle se souvienne, rien ne s'est jamais bien passé. Son père pouvait essayer aussi fort qu'il le pouvait de faire semblant, la réalité les rattrapait toujours - ils étaient pauvres, vivaient dans un taudis, faisaient l'aumône et vivaient de la générosité du voisinage pour survivre. Le contexte n'était pas favorable, après tout - la guerre civile avait déjà ravagé esprits et bâtiments. Beyrouth était en ruine - l'armée israélienne faisait des siennes, massacrait les camps de réfugiés palestiniens. C'était comme si Beyrouth sentait constamment le sang. Oui, la première odeur dont Nawal a le souvenir, c'est bien le sang - une odeur métallique, un goût dur, âpre, comme de la poussière.

Pourtant, Walid était toujours là pour lui changer les idées. Walid, son grand frère, son héro, son modèle. Il est grand, et il est fort ! Et il soulève des bidons d'eau à une main ! C'était ce qu'elle criait à qui voulait l'entendre, quand les enfants l'embêtaient, ou qu'une femme la réprimandait dans la rue. Walid avait onze ans de plus qu'elle, et avait toujours été une ombre veillant sur elle - un ange gardien fait de poussière et de sang, comme elle. Un ange gardien pauvre, qui volait du pain au marché, et qui ne se faisait jamais attraper.

Walid est était le plus fort. Walid était le plus beau.

Était.

C'est vrai.

Elle l'adorait, son frère, Nawal. Qu'est-ce qu'elle l'aimait, son Walid, avec ses boucles brunes, ses tâches de rousseur, ses grains de beauté.

Il la faisait voler dans le ciel, il lui mettait un joli voile avec des motifs bleus sur les cheveux, quand ils allaient à la Mosquée pour prier le vendredi ! Ils la mettaient sur le tapis, avec les hommes, parce qu'ils n'allaient pas la laisser seule avec des femmes inconnues - Walid la gardait toujours près d'elle ! Il la protégeait contre vents et marées, contre vilains et monstres ! Et il lui chantait des berceuses arabes, lui lisait le Coran parce qu'il savait lire, lui ! Il lisait si bien, Walid, avec sa voix rauque et douce en même temps ! Quand il lisait, c'était comme de l'eau chaude - agréable, apaisant.

Et il lui brossait les cheveux, quand papa était occupé ! Il lui faisait des tresses, des chignons, les décoraient avec des fleurs quand il en trouvait. C'était rare de trouver des fleurs, au milieu de la suie et de la boue des bas-fonds de la ville - mais il parvenait toujours à en trouver. C'était son héro. Son prince. Son roi !

***

Un jour, la guerre qui faisait vibrer la ville a pris fin pour de bon. On a laissé les palestiniens tranquille - c'était ce que papa disait à Walid. Elle comprenait pas tout, elle avait que trois ans quand tout ça s'est terminé après tout. Elle comprenait pas tous les enjeux - elle savait pas ce qu'on leur faisait, aux palestiniens. Qu'on leur coupait tout. Qu'on les massacrait. Elle, tout ce qu'elle savait, c'était qu'elle avait faim et froid la nuit - et des fois, elle entendait des bruits bizarres dehors.

Le reste, elle s'en souciait pas trop.

Elle était si jeune, après tout.

Tout ce qu'elle voulait, c'était que Walid la fasse voler dans le ciel, que papa lui caresse les cheveux, aller à l'école pour se faire des amis, qu'ils mangent des falafels comme les autres familles, autour d'un thé à la menthe ! Comme les autres familles.

Papa faisait tout ce qu'il pouvait. Elle le voyait pas, mais il faisait beaucoup - trop. Walid lui disait de ralentir, qu'il était déjà trop vieux pour se pousser comme ça. Les voisins lui disaient, aussi. Billa, tu peux pas continuer à forcer comme ça, demande de l'aide à ton fils ! Mais papa était fort, comme Walid. Il était fier, aussi. Et il voulait protéger ses enfants, comme un vrai père.

Alors, il faisait des choses dangereuses. Empruntait de l'argent, parfois - et peinait à rembourser.

***

Un jour, ça a volé en éclat. Elle avait cinq ans. Elle s'en souvient. Le soleil se couchait - c'était orange, dehors, rouge comme le sang. Oui, ça s'entait le sang dans l'air. Ils ont frappé à la porte. « Qui est là ? » Papa avait demandé, un peu méfiant - personne venait jamais à la maison. « C'est Amir et Karim, dépêche-toi de m'ouvrir, faut qu'on parle, t'as un mois de retard ! » Elle avait pas compris. Elle était en train de jouer, avec des cailloux - Walid la regardait faire. Mais il avait compris, lui - et papa aussi.

Il était devenu blanc comme la mort.

« Cache ta soeur. » Il avait soufflé, à Walid. Alors c'est ce que Walid avait fait. Il avait attrapé Nawal, l'avait mise dans un placard au bois pourri, aussi vieux que le monde, dont ils ne se servaient jamais. Il lui avait caressé les cheveux, lui avait dit de ne pas faire de bruit, de fermer les yeux - et il lui avait embrassé le front.  

Et il avait refermé le placard.

Au début, elle avait fermé les yeux - elle faisait toujours ce que Walid lui disait de faire. Mais papa avait mal ! Il faisait pas de bruit, mais elle le sentait ! Et il saignait ! Il était tout rouge ! Et pourquoi est-ce que son corps craquait comme du bois ? Pourquoi les deux monsieurs frappaient papa ? Elle voulait sortir ! Elle voulait qu'ils arrêtent !

Mais Walid lui avait dit de rester dans le placard.
Alors elle ne bougeait pas.

Le placard sentait fort les épices - ça lui brûlait le nez, les yeux, la peau. Sa poitrine aussi, brûlait - c'était son coeur qui avait mal. Elle avait mal de voir papa comme ça - mais papa ne bougeait déjà plus, alors ça voulait dire qu'il avait plus mal ? Papa avait toujours un sommeil lourd, alors peut-être qu'il s'était endormi !! Oui, il s'endormait tout le temps vite ! Il se réveillerait quand il serait plus fatigué !

« Dégagez d'ici ! » Avait hurlé Walid. Elle avait eu peur, Nawal. Elle avait jamais entendu Walid crier comme ça - il avait l'air si petit, face aux deux monsieurs ! Seize ans et téméraire, il avait voulu les frapper - mais un coup de poing dans la mâchoire et il était tombé, K.O.

Papa est mort, ce soir-là. C'est pour ça que le ciel était rouge sang ?

***

Vivre, ça a été compliqué après ça. Deux enfants, orphelins, sans famille - pas de cousins, de tantes. Walid même pas majeur. Il a réussi à confier Nawal à la voisine - une vieille femme, un peu trop ancrée dans la religion, sévère et sans enfants. Elle était froide, comme de la pierre - et sa maison était froide, aussi.

Nawal ne voulait pas, mais Walid lui avait dit, alors elle avait fait.

En échange, il travaillait en ville comme il le pouvait - sur le marché, des petits boulots, l'aumône. Il trouvait toujours l'argent, ramenait les dix livres par semaines à la voisine.

Mais derrière, c'était pas aussi parfait. Walid ne savait pas, parce que Nawal ne disait rien et cachait. Elle cachait ses bras, son dos, ses côtes - là où les coups de ceinture, de chaussure pleuvaient. Arrête de courir partout, petite démone ! qu'elle lui criait, la voisine. Le Sheitan t'a corrompue ! qu'elle sifflait, quand Nawal gigotait à table. Elle perdait patience, la frappait, ce qui n'arrangeait rien - la gamine était toujours aussi intenable.

Trois ans. Pendant trois ans, elle a rien dit, a tout caché - parce qu'elle savait que c'était plus simple pour Walid, qu'elle reste avec elle.

Puis un jour, Walid a vu. Elle avait huit ans. Lui dix-neuf. C'est un bout de tissu qui s'est relevé, qui a montré un bras bleu, rouge, vert, un bras de la couleur du ciel - il a pâli. A brûlé de colère. C'est elle ? Elle avait hoché de la tête, les yeux baissés sur le sol.

Alors il l'avait prise par la main, et ils étaient partis, loin.

Ils n'avaient pas besoin d'elle. Ils n'avaient besoin de personne.

***

Ils ont vécu presque deux ans à la rue. Nawal suivait Walid, partout - il la quittait pas des yeux, l'emmenait avec lui au travail. Elle l'aidait, la plupart du temps - quand c'était pas trop dur, pas trop lourd pour elle. Faut dire qu'elle était maigre, la petite - beaucoup disaient qu'elle ressemblait à un shabh, un fantôme.

C'était dur. Il faisait froid, tout le temps. Et y avait la poussière, qui les suivait partout - même quand elle mangeait, elle la sentait dans sa bouche. Dans ses cheveux. Collante, sale, - papa lui manquait.

Un jour, Walid l'a laissée toute seule.

Oh, pas trop loin hein, il pouvait toujours la voir. Mais il fallait qu'il soit seul - ça faisait deux jours qu'ils avaient pas mangé, c'était dimanche, le jour du marché. Il allait voler du pain. Alors pour être plus discret, il devait être tout seul - il faisait toujours tout mieux seul, Walid.

Elle faisait que le gêner, Nawal. Peut-être que si elle avait pas été là, il aurait pu avoir une vie meilleure et s'en sortir ? C'était ce qu'elle s'était toujours dit, et se dit encore aujourd'hui.

Mais il y avait eu la main. Cette main graisseuse, poisseuse, qui s'était posée sur son épaule. Qui avait glissé dans son dos. Et qui était descendue.

Le temps s'était figé. Elle a jamais oublié.

Dix ans, elle - il en avait la trentaine, lui. Qu'était-elle sensée faire ? Crier ? Pas un son ne sortait de sa bouche. Ses lèvres étaient comme collées. Et lui, il la touchait. Personne ne l'avait jamais touchée comme ça. Papa ne l'aurait jamais touchée comme ça. Walid non plus.

C'était sale, comme il la touchait. Comment il touchait sa peau.

Elle voulait mourir. Elle voulait qu'il meure.

« Nawal, recule ! » Walid ! Il était revenu ! D'un coup, c'était comme si elle avait retrouvé sa mobilité. Elle avait couru, loin, derrière son grand frère. Elle tremblait. Oh, qu'est-ce qu'elle tremblait ! Ses dents claquaient, les larmes coulaient, ses genoux s'entrechoquaient. Elle avait si peur. « Tu fais quoi la, Oueld El Kahba* ? Mosska Hallouf*, depuis quand on touche des petites filles ici, hein ! Réponds, réponds ou wAllah je vais te déchirer ! » Il brûle, comme le soir ou les hommes sont entrés à la maison. Il a grandi depuis, Walid - il est grand, imposant, sombre. Il a des épaules carrées, à force de travailler.

L'homme a un mouvement de recul. Puis il sourit. Il méprise Nawal, la regarde comme un regard un déchet - alors que des deux, c'est bien lui le plus décharné. « Qu'est-ce que ça peut te faire ? C'est une khemja* de toute façon ! » Nawal se fige. Son souffle se coupe. Personne ne lui a jamais dit ça.

Et Walid perd le contrôle.

Personne ne parle comme ça à sa soeur. « Balafamouk*, j'vais te faire la peau sale hmar* ! » qu'il hurle, crache, siffle - les passants s'approchent, Nawal recule et ferme les yeux. Elle a si peur.

Les coups tombent. Walid attrape l'homme par le col, le secoue - il est pas bien épais, l'inconnu, mais son sourire est dangereux. Le ventre de Nawal se serre. Quelque chose va pas. Ils se regardent, dans les yeux, d'homme à homme - Nawal, de loin, est pâle comme la Mort.

Le porc pousse Walid, et Walid tombe.
Il glisse.

Sa nuque     se cogne        contre une pierre.

Et Walid ne crie plus. Il ne bouge plus.


le temps s'arrête subitement       .


Il y a un silence. Un souffle. Son corps gèle, elle regarde son frère - son héro, son prince, son roi.

Pas de mouvement.

Il part, lui aussi - elle le sait, une voix le crie dans sa tête.

Dans son ventre, y a une boule qui se fait, qui grossit - elle veut que WALID REVIENNE.

Quelque CHOSE va MAL. Elle veut cRiEr.

ELLE VEUT HURLER.

Alors elle H U R L E, Nawal, c'est plus fort qu'elle. Elle hurle si fort, que ça se bouche les oreilles. Elle hurle, elle crie, elle tempête.

Puis elle geint, gémit, pousse une plainte. Longue. Glacée. Sifflante. Une plainte qui perce les tympans, qui fait reculer tout le monde - elle tombe, à genoux, se traîne jusqu'à Walid. Attrape son visage. Pleure.

Lève la tête vers le Porc.

Elle a l'air d'un fantôme. Elle est toute blanche. Ses cheveux aussi, sont gris, blancs. Ses yeux, ils sont rouges - comme le sang. Mais ça, ils ne voient pas - personne ne voit. Ils ne peuvent pas voir ce que leurs yeux de mortel ne sont pas faits pour remarquer.

Nawal hurle, encore une fois. C'est plus fort qu'elle, ça veut pas s'arrêter.

Et le Porc crie, lui aussi - il se met à hurler avec elle. Il s'attrape la tête, se plaque les mains contre les oreilles - tombe à genoux, roule. Est-il fou ? Il est possédé murmurent certains dans la foule. Il roule jusqu'à un mur - puis il cogne sa tête. Et il cogne, il cogne, il cogne !

Splash, c'est tout rouge contre le mur. C'est couleur poussière et sang.

Comme quand papa est parti.

* fils de pute
* sale porc
* crasseuse
* ferme ta gueule
* âne


***

Y a un garçon qui est venu la trouver, tout de suite après. Quelques minutes après. Il avait des béquilles, et un bonnet - alors qu'il faisait chaud, ils étaient en avril. Il a dit qu'il l'avait entendue crier. Qu'elle devait venir avec lui, qu'il allait la faire partir d'ici - mais elle répondait pas. Elle restait avec Walid - elle caressait ses cheveux, ses jolies bouclettes couleur du ciel nuit.

Partir, avec le garçon aux béquilles ? Pour aller où ? Pour faire quoi ? Elle était toute seule maintenant, elle avait plus rien à faire. Nulle part où aller. Personne à croire. Et puis, il parlait même pas bien arabe - il avait un accent d'ailleurs. Amérique qu'il lui avait dit, dans son arabe massacré.

Mais elle, elle avait que Walid en tête. Son Walid. Son grand frère. Son héro. Il était parti, loin. Elle pouvait pas le laisser comme ça, à l'air libre - comment il allait aller au Paradis, si elle l'enterrait pas ? Il fallait qu'il aille avec papa ! Si elle ne le faisait pas, personne le ferait - ici, les morts, on les brûlait, ou alors on les jetait dans une fosse commune. Avec la ville qui se reconstruisait, on avait pas le temps ici - elle savait que, bientôt, les deux corps sur le sol seraient emmenés.

Elle voulait pas que Walid soit avec le Porc. Il pouvait bien avoir la fosse commune si cela lui plaisait - Walid, lui, aurait le Ciel et les Anges, les Etoiles la Lune et le Soleil.

Alors, le silence, elle le brisa. Elle regarda l'étranger aux béquilles, droit dans les yeux - des yeux de Mort. « Je veux enterrer Walid. » qu'elle avait fini par dire, après un long silence. « Aide-moi, après, je viendrai. » De toute façon, c'était tout ce qu'elle pouvait faire maintenant, pas vrai ?

Pourtant, elle voulait mourir, très fort. Elle voulait partir, avec papa et Walid. Tout serait plus tranquille, pas vrai ?

Mais si elle venait les rejoindre maintenant, ils allaient la gronder. Elle en était sûre. Ils lui diraient qu'elle avait été trop pressée, pas assez forte - elle voulait pas qu'ils soient tristes pour elle.

Nawal et le garçon aux béquilles (Aaron, apparemment. C'était dur à prononcer) creusèrent un trou, pendant longtemps, dans un parc qui ressemblait plus à une décharge. Ils avaient passé du temps ici. Et ils l'enterrèrent ici.

Dix ans, et elle enterrait elle-même son frère.

Triste vie, n'est-ce pas ?

Avant de recouvrir le drap blanc sale qu'ils avaient trouvé, elle se pencha et à l'aide d'un couteau, coupa une des bouclettes de Walid. Il avait toujours eu des longs cheveux. Puis, elle se coupa une mèche qu'elle posa sur le drap - il partirait au ciel avec elle, comme ça.

***

Aaron s'occupa d'elle, comme promis. Elle avait pas tout compris, mais il était là pour l'aider - alors il l'emmena voir une femme, jolie, qui sentait la rose et le jasmin. Judith. Encore un prénom difficile à dire. Américaine, elle parlait pas un mot d'arabe - c'est Aaron qui faisait la traduction, dans son arabe charcuté.

Lui trouver une nouvelle famille? Partir de Beyrouth ? Non, elle voulait pas ! Elle voulait vivre ici !

Mais comment, hein ?

***

Williams. Carl et Joan. Ces deux prénoms se trouvaient en dessous de la photo que Judith lui présentait. C'étaient eux qui allaient l'adopter ? Elle avait jamais vu de rousse avant, ici, tout le monde a les cheveux jais, les sourcils épais, rêches. Cette couleur la fascine - on dirait du feu, du sang. Encore le sang.

« Tu pars pour New York dans cinq jours ! » lui dit Judith, en anglais - elle comprend pas, alors Aaron doit traduire. Elle sourit pas. Elle pleure pas non plus. Elle est vide, Nawal - on peut plus tirer grand-chose d'elle. Pourra-t-on seulement la réparer un jour ?

***

C'est bruyant. Autour d'elle, tout s'agite, tout bouge - c'est si différent de son pays. Les lettres sur les panneaux dansent sous ses yeux - elle a jamais su lire, de toute façon. Elle est jamais allée à l'école. Ses mains se serrent dans celle de Judith, qui lui jette un sourire bienveillant - le premier sourire qui la fait se sentir bien depuis longtemps.

Tout a l'air si loin, maintenant - ça fait que dix jours que Walid est parti, mais peut-être que les choses vont s'arranger pour elle ?

Il la regarde, de là-haut ? Elle aimerait bien qu'il puisse la voir.

C'est bizarre de porter un jean - et son tee-shirt la gratte, sa veste aussi. Ses pas sont hésitants, jusqu'à ce qu'elle voie la chevelure rousse dans la foule - et ces yeux verts, qu'elle a vu sur les photos. Joan. Carl est à côté d'elle - ils l'attendent, avec une pancarte. Welcome, Nawal !, Judith lui murmure. Pour elle ? Une pancarte ?

C'est bizarre dans sa poitrine - un gros noeud, qui fait mal et qui serre, elle a envie de pleurer. Elle ralentit encore un peu, Judith la tire doucement - du haut de ses dix ans, elle est toute maigre, Nawal, toute pâle. Les gens dans l'aéroport les regardent avec un sourire, elle et les autres enfants qui viennent rejoindre leurs nouveaux parents - elle est pas habituée à tout ça.

Puis, Joan et Carl approchent. Ils ont l'air gentil. Carl a un pull bleu, un jean noir, des baskets qu'elle a jamais vues - Joan porte une robe à motifs fleuris, des talons noirs, une veste noire aussi. Et elle a quelque chose dans son dos. Ils s'accroupissent - elle les regarde, sans rien dire, hésitante. Joan lui montre alors ce qu'elle cache - une peluche, un husky. « Bienvenue, Nawal. » Elle comprend, là - c'est comme ce qui est écrit sur la pancarte, que Carl a laissé par terre. « Bonjour Carl, Joan .. » qu'elle murmure, dans un anglais maladroit, déformé, traînant.

***

Rattraper tout le retard, ça a été dur. D'abord, on lui a appris à parler un peu l'anglais - ça a commencé par les couleurs, les chiffres, les jours de la semaine .. c'était dur, pour elle, d'oublier les roulements de r et ses intonations orientales. Et la lecture ... ça a été compliqué aussi - on lui a dit qu'elle était dyslexique - qu'elle avait un problème avec les mots.

C'était pour ça que tout bougeait sous ses yeux, quand elle regardait des livres ?

Elle bougeait beaucoup, aussi - le docteur leur a tout de suite dit qu'elle était hyperactive, que c'était normal, qu'il fallait être patient avec elle. Elle a vu beaucoup de choses, ne la brusquez pas, qu'il avait dit aux Williams.

L'arabe, on lui a appris à le lire et l'écrire aussi - Joan et Carl voulaient pas qu'elle oublie qui il était. Ils étaient gentils. Ils ont même appris à cuisiner des plats de son pays, pour elle - mais c'était jamais aussi bon que les falafels que papa faisait, des fois, quand il arrivait à trouver de l'argent pour acheter les ingrédients.

Mais elle se sentait bien, ici, avec Carl et Joan.

***

Aaron est revenu aux Etats-Unis, aussi - il revint souvent la voir, pendant les deux ans qui ont suivi l'arrivée de Nawal chez les Williams. Il lui apprenait des choses, en anglais - elle lui apprenait à mieux parler arabe.

Un jour, il lui a dit qu'il devait l'emmener quelque part. Elle, elle lui faisait confiance - alors elle a dit D'accord et a fait ses affaires, comme il lui a dit de le faire. Joan et Carl étaient au courant - ils l'ont embrassée, lui ont dit d'être sage, puis elle est partie avec Aaron, l'a suivi.

Pour s'arrêter d'un coup en voyant ce qui les attendait, dans un coin de la rue.

Des chevaux. Avec des ailes.

Elle s'était arrêtée si brutalement qu'Aaron avait buté derrière elle, manquait de lui écraser le pied avec ses béquilles. « Ils sont beaux, hein ? » lui fit-il. Elle pouvait deviner sous sourire, sur ses lèvres - en deux ans, elle avait appris à le connaître.

Les pégases hennirent et secouèrent leur crinière, l'air de dire Eh ouais. Mais Nawal n'en croyait toujours pas ses yeux - était-ce un rêve ?

Aaron finit par prendre les devants : il monta sur le premier pégase, un mâle à la robe noire. « Alors, tu montes ? On a du chemin à faire ! » La femelle alezane hennit une nouvelle fois et s'ébroua - hésitant, Nawal s'approcha. La jument se baissant légèrement, et la libanaise put monter, maladroitement - dans sa tête, elle n'y croyait toujours pas.

Elle se dit que, quitte à être dans un rêve, autant en profiter.

***

Sauf que ça n'était pas un rêve. C'était loin de l'être.

Aaron a dit qu'il l'emmenait quelque part. A Heraklion, pour être plus précis. Le nom ne lui disait rien - et elle avait du mal à le prononcer. Heraklion. Enfin, ça pouvait pas être plus bizarre que de monter un cheval ailé, si ?

Elle se trompait. C'était dix fois plus bizarre, là-bas.

D'abord, on lui a dit qu'elle allait vivre là-bas. Elle a pas aimé. Elle voulait rester avec Joan et Carl - mais elle avait pas le choix, apparemment. On lui a dit qu'elle vivrait dans une "maison" avec d'autres gens, comme elle - et pas une fois on ne lui a demandé son avis. On lui a juste imposé, comme ça, sans se demander ce qu'elle ressentait.

Comme toujours.

Tout le monde se fichait de ce qu'elle pouvait ressentir, pas vrai ? La gentille Nawal se pliait toujours à tout, après tout.

Pas vrai ?

A peine eut-elle mis les pieds là-bas qu'elle se mit à détester le camp grec.

Faut dire qu'elle ne faisait pas grand-chose pour s'intégrer - et la plupart des enfants de son âge non plus. Ils parlaient trop vites, faisaient pas d'efforts pour essayer de comprendre son accent - ils se contentaient de l'éviter.

Et puis, avec ses pouvoirs, elle faisait peur.

Une fois, au milieu de la nuit, elle a fait un cauchemar - et elle s'est mise à hurler, fort, si fort, que tout le camp s'est réveillé. Ou du moins une bonne partie. Beaucoup ont cru à une attaque, et ils ont débarqué, armés jusqu'aux dents - et elle, elle hurlait, pendant que ceux autour d'elles se bouchaient les oreilles comme ils le pouvaient et se cognaient la tête contre les murs pour que ça stoppe.

Elle compris, ce jour là, ce qui s'était passé le jour où Walid était mort. C'était ça, son pouvoir - crier, si fort, que les gens voulaient en mourir.

Après ça, la nuit, ses camarades de maison la forcèrent à dormir avec la bouche bandée. Ils ne lui laissaient pas le choix - même si les aînés leur disait de ne pas le faire, que ce n'était pas bien. Mais les plus jeunes, le soir, lui bandaient la bouche de force - et elle n'avait même pas la force de se débattre, les laissait faire.

Au moins, elle avait l'impression d'être morte.

***

Elle s'est jamais intégrée au camp grec, du coup. Les entraînements, elle les faisait parce qu'elle y était obligée - mais elle aimait pas ça. Et puis, quand on a découvert son autre pouvoir, on l'a encore plus évitée.

On dirait que tout était fait pour qu'elle se retrouve seule, encore et encore.

D'abord papa, puis Walid, puis Carl et Joan. Est-ce que c'était son destin, de finir seul, isolée ?

Après quatre ans à supporter ça, à se sentir encore et encore comme une étrangère, elle est partie. Elle a rejoint Gaïa.

On lui a dit d'y aller, que ça lui plairait - que son idéologie, elle l'adopterait. Et on avait eu raison. Du haut de ses seize ans, elle a tout de suite adhéré - une planète pourrie jusqu'à la moelle qui avait besoin de recommencer à zéro. « Ce monde est pourri jusqu'à la moelle, et que fait-on quand un arbre est pourri ? On le coupe. » Des paroles pleines de bon sens.

Alors la guerre, peut-être qu'elle est trop violente - elle sait ce que c'est, que d'en être victime. Mais pour que tout soit bien à nouveau, que plus personne ne souffre, il faut des sacrifices.

Elle les a fait, ses sacrifices - les autres peuvent bien en faire aussi.

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Oswin Kennedy-Sawyer


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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 0:53

Ah ptn, je suis déjà fan, le feat est juste parfait, le début de fiche est trop trop prometteur Je suis juste super curieuse parce qu'au final on a pas du tout parlé de ce perso et j'ai trop hâte d'en découvrir plus.
Ses pouvoirs sont juste fous, tu gères et tu surprends, une fois de plus.


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Liana K. Kennedy

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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 1:11


Elle est ou la suite ? Elle est ou l'histoire ?
Non sérieusement, c'est deg de nous laisser en plan comme ça, je crie au drame, au courroux, au plaies d'Egypte
BREF ! Je suis fan du feat, du début de fiche, des pouvoirs, de ton écriture, dépêche toi d'écrire la suite
Tu sais ou me trouve si tu as besoin

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D. Nawal Khalil

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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 1:16


Putain mais je. JE !
Vous êtes trop mignonnes wesh !!

Swinou - Ouii c'est vrai je l'ai un peu cousue dans mon coin celle-là, pour garder la surprise, parce que c'est vraiment genre une boule d'émotions que j'ai envie de vous balancer à la gueule tellement je tiens à elle ! Alors j'espère qu'elle vous touchera comme elle me touche !

Lia - Céline Dion bordel.
J'ai posté un peu la suite regarde t'as encore un peu de quoi te mettre sous la dent !!! T'es trop choue j'espère trop que Nawal va plaire parce que c'est mon petit bébé que j'ai envie de chouchouter même si sa vie c'est de la merde (à cause de moi)

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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 4:47

(Re)Bienvenue sur le forum et bon courage pour ta fichette.

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Keegan Thompson

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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 11:13

Wesh, ces pouvoirs de malade rien que la divinité, le feat et le prénom, ça envoie du lourd. J'ai beaucoup aimé le style de l'histoire, cette façon d'accentuer certains points, certaines émotions.
Bravo ! Et bien sûr, rebienvenue

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Abel Osterweil


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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 13:06

rien à foutre, on baise.
JE T'AIME SO MUCH. Déjà, copine d'avatar the hundred et j'adORE HILKER OMG I love you I love you puis Achlys (j'ai rigolé parce que j'ai un personnage qui s'appelle Khalil en plus )
LES POUVOIRS, LE SURNOM, LA CLASSE DE L'ARME ET DE L'OBJET MAGIQUE, ce défaut mortel, je pleure de beauté
ptn je sais pas du tout si au Liban ils parlent le farsi (petite vérification plus tard) nop, ils parlent arabes au moins Abou prononcera plus ou moins correctement son nom
bref, on fera des bébés bouclés et traumatisés, je te love.

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Cosimo V. Antonelli


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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 13:28

Non mais à un moment, il faut arrêter de prendre des feat comme ça ! LUNA BEBE
BREF, le feat est terrible, le nom, épouse-moi, les pouvoirs, l'origine, change de camp, caractère, ....tout est parfait !

J'ai hâte d'en voir plus
Re-bienvenue

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Blake E. Davis-Lawson

This world is so blind, cold as ice

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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 16:59

Tout comme MVDD, IL SUFFIT DE PRENDRE DES FEAT COMME ÇA, DE FAIRE DES CHOIX DE PERSONNAGE COMME ÇA
Tout st parfait. Sérieux. Achlys et tes pouvoirs ** La banshee je surkiff. Et puis tout quoi, je suis juste en train de crever devant tant de beauté, d'idées sublimes que vous avez tous ! Bref... J'adore tout ce que j'ai lu pour l'instant. C'est juste un truc de dingue. Et puis Libanaise aussi quoi !

@Abel Osterweil a écrit:
rien à foutre, on baise.
JE T'AIME SO MUCH.

Bref... Je plussoie

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D. Nawal Khalil

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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 19:18

Matthew - Merci p'tit gars !

Keegan - Hihihi merci mademoiselle ! Je suis contente qu'elle plaise.

Abel - You + me + bed allez go. :swinou: LOVE YOU TOO.
Non en vrai je suis en train de chialer t'es trop adorable ptn TROP D'AMOUR. (JE KIFFE NADIA AUSSI sinon je l'aurai pas en avatar MAIS EN LUNA ELLE ETAIT TROP GENIALE NCJENEZ)(Et puis je trouve qu'elle colle super bien à l'image que je me fais de Nawal donc PERFECTO).
Eh oui dommage mais au Liban ils parlent arabes /pan/ c'est un plus s'il prononce pas Khalil comme les occidentaux.
Faudra trop qu'on se trouve quelque chose ! (Même si ça va être compliqué, mais on trouvera dbehzcez).
Luv.

Cosimo - TOI AUSSI TU AIMES LUNA. Merci t'es adorable. Désolée mais mon choix est fait la planète a besoin d'un reboot pour recommencer à zéro, sorry not sorry. Vous savez pas comment ça me fait trop plaisir.

Blake - MAIS ARRÊTEZ JE VAIS MOURIR VOUS ÊTES TROP ADORABLES. T_T
(Eh oui je vais refaire toutes les populations possibles et inimaginables sur le forum PRÉPAREZ VOUS JE VAIS RAMENER TOUTE L'AFRIQUE ET L'ASIE)
En tout cas merci beaucoup p'tit gars, garde-moi un lien qu'on se fasse un truc cool !!

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Billie Matthews


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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mar 19 Déc - 22:44

Rebienvenue toi !
Tu fais toujours des nana qui vont dépoter toi **
Je connaissais pas ni l’actrice, ni la déesse, je kiffe. Surtout ton petit gif sur le té-co
Nous faudra un lien avec Lilly, pour rattraper notre ancienne expérience What a Face
Bon courage !

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D. Nawal Khalil

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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mer 20 Déc - 21:47

Oh mais t'es trop mims je t'aime.
Bien sûr que j'te garde un lien avec Lilly, c'était même pas négociable.

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Luca Rosebury


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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mer 20 Déc - 22:17

ton histoire est trop bien

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D. Nawal Khalil

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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   Mer 20 Déc - 23:44


je t'aime merci

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MessageSujet: Re: i'm better at being a ghost than a human being (nawal)   


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