Bloody Gods
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 maybe i'm already fading away (blake)

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D. Nawal Khalil

passive depressive

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Date d'inscription : 19/12/2017
Localisation : mont tamalpais, où vivent les membres de la chess tribe.

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Parent divin: Achlys, déesse du malheur et du poison.
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MessageSujet: maybe i'm already fading away (blake)   Ven 22 Déc - 0:42


ALWAYS PREPARE FOR THE WORST AND NEVER TRUST PEOPLE.


30 novembre 2017 - Le portail qui reliait le camp de Gaïa à celui de Cronos était une économie de temps considérable - même si l'on n'y accédait pas aussi facilement que l'on pouvait le penser. Nawal devait se rendre au sein du Brotherhood Empire, afin de travailler sur un projet avec d'autres alchimistes - sachant qu'elle était toujours en apprentissage, et cherchait à se perfectionner, elle s'était dit que c'était une bonne occasion de s'améliorer, d'apprendre d'ailleurs.
Après tout, elle était la première à se rendre compte de son manque de compétence - elle était bien la mère de sa fille, à toujours se sentir inutile. Parfois, elle se demandait à quoi ressemblait la vie quand on ne se remettait pas constamment en cause - plus facilement, certainement. Elle ne saurait jamais à quoi cela ressemblait - à chaque fois qu'elle faisait quelque chose, une fois dans sa tête lui sifflait que c'était minable.

Il y avait mieux comme conscience, je vous l'accorde.

Le building était immense, les quelques fois où elle était venue elle avait déjà été impressionnée mais c'était comme si elle redécouvrait les lieux à chaque fois. Elle ne venait pas si souvent que ça, à vrai dire - après tout, ils n'étaient qu'alliés et ne partageaient pas les même idéaux. Que viendrait-elle faire ici, hein ? Ce n'était pas comme si elle avait des amis auxquels rendre visite, ou autre chose à faire - elle n'était qu'un fantôme, une ombre qui s'effaçait petit à petit. Bientôt, elle ne serait plus qu'un dessin vieillit - elle en avait déjà les couleurs grises, blanches. Beaucoup la comparaient à un fantôme - shabh, qu'ils l'appelaient à Beyrouth, dans son quartier. Le fantôme.
Elle était pâle, c'était vrai - très pâle. Beaucoup la pensaient malades, avec ses airs fatigués, mornes - on aurait dit qu'elle portait constamment le ciel sur ses épaules, à la façon d'Atlas. Mais ce qu'ils ne savaient pas, c'était que ce poids sur ses épaules, c'est la Vie elle-même. Trop lourde pour elle, trop chargée - elle aurait bien voulu être morte en même temps que Walid, ce jour-là. Depuis ce jour, elle n'avait plus été maîtresse de sa vie - on lui avait tout imposé. Les Etats-Unis, Joan et Carl (quand bien même elle les aimait beaucoup, et devaient bien être les rares personnes auxquelles elle tenait), Heraklion ... Elle n'avait rien choisi de ça, elle.

Tout ce qu'elle voulait, c'était la Mort.
Mais d'abord, elle voulait purifier ce monde, le détruire pour qu'il puisse revivre correctement.
Ensuite, elle pouvait bien mourir - cela lui importait peu. Papa et Walid l'attendaient depuis plus de quinze ans, ils pouvaient bien attendre encore un peu.


Trouver les laboratoires fut un peu plus long que prévu - elle dut demander plusieurs fois, arrachant quelques oeillades et mimiques curieuses (qu'elle ignora, comme d'habitude) avant d'arriver à bon port. On l'attendait déjà devant les portes - pas de remarques, seulement des salutations un peu cordiales, un peu gênée. Elle pouvait presque entendre ce qu'ils pensaient. C'est elle, la Banshee, avec cette dégaine ? Contrairement à ce que certains pensaient, son anglais n'avait beau pas être aussi parfait que celui des natifs, elle n'était pas idiote. Un regard valait bien cent mots. Parler arabe de naissance ne faisait pas d'elle un objet insensible - et beaucoup avaient du mal à le comprendre.

Une heure. Une heure à rester silencieuse, à prendre des notes, à les regarder faire - ils avaient à peine fait attention à elle, se contentant de lui demander son avis de temps à autres, puis de passer à autre chose après qu'elle eut parlé. Elle avait la désagréable sensation qu'ils l'ignoraient, mais elle ne dit rien. Elle le méritait, n'est-ce pas ? Après tout, elle ne méritait pas d'avoir de l'attention. C'était ce qu'elle avait toujours penser. C'était une misérable, après tout - tout chez elle l'était. Son regard, sa tenue, son attitude - comment pouvait-elle penser pouvoir changer le monde, hein ?

***

Sortis. Enfin. Quand elle quitta les laboratoires, ce fut comme une bouffée d'air fraîche. « On te raccompagne pas hein, à la prochaine ! » La libanaise ne se retourna pas, se contentant de hausser des épaules. « Hm. » Pas très loquace, comme à son habitude - elle préférait garder son anglais aux sonorités étrangères pour elle. Après tout, elle en avait assez d'avoir le droit à des grimaces à chaque fois qu'elle roulait un r par inadvertance, ou prononçait mal un th. Elle s'était rendue compte, avec le temps, que le silence était la meilleure des solutions. N'était-ce pas ce qu'avaient fait les minorités pendant des années ? « Elle s'appelle comment déjà ? » Ils n'avaient même pas regardé si elle était partie. Les épaules basses, comme toujours, la fille d'Achlys leur jeta un regard en coin - las, fatigué, morne. « Nawel je crois ? » Les flammes s'allumèrent subitement dans ses yeux. Nawal ! qu'elle hurle intérieurement - mais ils sont déjà loin, de toute façon. Elle déteste les américains et leur façon de penser si centriste - donnez leur un prénom qui n'a rien d'occidental, et ils sont tout de suite perdus. Toujours à se concentrer sur le nombril. Elle regrette déjà d'avoir accepter de travailler avec eux - mais elle n'a pas vraiment le choix.

C'est nécessaire, c'est pour la gloire de Gaïa. Il faut qu'elle coopère - même si elle déteste ça. Elle travaille toujours mieux en solitaire, Nawal.

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Blake E. Davis-Lawson

This world is so blind, cold as ice

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MessageSujet: Re: maybe i'm already fading away (blake)   Ven 13 Avr - 12:42


There's always hope in tomorrow
Nawal & blake

30 novembre 2017 – Cela faisait quelque temps, qu'il voulait l'aborder, mais il n'avait pas eu le temps. On dit souvent, que lorsque l'on veut trouver le temps, lorsque l'on veut vraiment quelque chose, alors on arrive toujours à se libérer de ses obligations. Cela doit certainement être vrai pour des êtres humains lambda, mais il était loin d'être quelqu'un de quelconque. En plus de sa nature de demi-dieux, fils de Chioné, Blake devait également gérer l'ensemble du camp de Cronos. Son « co-prince » était actuellement aux abonnés absents et allait très certainement être tué et remplacé par quelqu'un d'autre. Seulement, pour le moment, il devait gérer cela tout seul et de front. C'était tout sauf évident. À la base, il n'avait pas vraiment signé pour ça. Et même s'il avait des capacités de leader, il n'était pas sûr de pouvoir tenir la cadence sur un temps aussi important et long. Entre l'organisation même du camp, les différentes missions à mettre en place, les stratégies, le développement de nouvelles technologies et donc l'intendance de tout ça, plus gérer les doléances et autres complaintes de ses pairs... Cela devenait un casse-tête perpétuel et incessant. Heureusement pour lui qu'il n'était pas un très grand dormeur. Et encore... Le peu qu'il dormait, il avait comme n'importe quel demi-dieu, le fardeau de ces cauchemars incessants et presque toujours aussi traumatisant. Ce train de vie était finalement tout sauf reposant. Alors, dans les rares moments où il le pouvait, il se gardait du temps pour lui. Pour se ressourcer, s'entrainer, réfléchir. Tout simplement.


Il ne s'était pas habillé comme s'il avait un rendez-vous important. Il ne fallait pas la braquer, il ne fallait pas que cela paraisse trop conventionnel ou quoi que ce soit d'autre. Des lunettes, comme accessoire, sur le nez, un sweat-shirt et un t-shirt simple. Un blue jeans et des converses. Un dernier coup d'oeil dans le miroir pour réajuster une mèche rebelle et il était prêt.

Il savait qu'elle allait être là aujourd'hui. Il avait préparé mentalement cette rencontre. Il avait essayé de se remémorer ses quelques souvenirs qu'il pouvait avoir, alors qu'il n'avait que cinq ou six ans à peine. Ses parents, pasteurs évangélistes, avaient pour grande mission d'annoncer « la bonne nouvelle » à tous les peuples. Annoncer le sacrifice du christ pour les péchés de tous. Leur démarche partait d'une « bonne intention ». Ils étaient persuadés que ceux qui n'acceptaient pas Jésus comme leur sauveur, avaient directement leur passe droit pour l'enfer. Dans le fond c'était presque louable - ou pas... Et c'est ainsi, que pendant quelques mois, ils étaient partis en Libye, prêcher l'évangile et faire en sorte qu'un maximum de personnes sachent, entendent et surtout suivent les préceptes dictés par la bible. C'est à cette époque qu'il avait eu le droit à quelques cours d'arabe. De rapide notion. Et tel des témoins de Jéhovah, ils avaient utilisé leur fils pour également toucher un maximum de population.

Depuis cette époque, il n'avait plus jamais prononcé un seul mot d'arabe. Il n'avait jamais compris cette langue. Il ne l'avait jamais parlé. Il avait seulement certains mots en phonétique et encore, il était persuadé que c'était de l'approximatif. Mais c'est dans ces souvenirs, aussi lointain que brumeux qu'il était allé chercher pour essayer de prononcer avec exactitude le nom de la personne qu'il cherchait et avec qui il voulait s'entretenir ardemment.


Il l'avait attendu dans un coin. La Chess Tribe et Le Brotherhood Empire s'entraidait énormément. L'accumulation des compétences était leur plus grande force et ils devaient à tout prix garder cette bonne entente sur ce point de vue là. Il ne pouvait en être autrement s'il voulait un jour être victorieux et gagner cette guerre.
Ils sortaient de leur cours et tandis que certains membres de son propre camp avaient l'irrespect de la traiter différemment. Finalement, c'était propre à la bêtise humaine et que l'on soit à demi humain, n'épargnait pas d'être à ce point stupide. Il n'était pas du genre grande âme, à vouloir sauver la terre entière, mais il ne supportait pas le non-respect. Et puis finalement, même s'il avait toujours été élevé aux États-Unis, lui aussi était un étranger.

Profitant que ces demi-dieux sous-doués ne soient pas encore trop loin pour entendre, c'est là qu'il décidait d'entrer en scène. « Dalila Khalil ? » l'interpellait-il, assez fort pour que tout le monde l'entende et qu'ils se retournent pour l'observer avec intérêt et curiosité. Il ne connaissait sans doute pas la moitié des prénoms des personnes qui étaient sous ses ordres. Alors, bien évidemment, cela devait intriguer que le prince de Cronos connaisse le patronyme de la libanaise. « Excusez-moi, si mon arabe, enfin surtout ma prononciation est approximative. Cela fait bien longtemps que je n'ai pas pratiqué. » il laissait quelques secondes de blanc avant de reprendre « Est-ce que vous auriez quelques minutes, afin que nous nous entretenions ? J'aimerai vraiment travailler main dans la main avec vous à l'avenir. » Il connaissait le pédigré de la fille d'Achlys. Il avait entendu parlé de la Banshee. Il savait de quoi elle était capable et elle pouvait être une arme redoutable. Redoutable pour leur ennemi commun, mais également pour le camp de Cronos, si jamais ils venaient un jour à se battre l'un contre l'autre après la défaite des partisans Olympiens. Il ne pouvait pas se permettre de ne pas la connaître, de ne pas comprendre qui elle était, son histoire et ce qui la motivait. Mais aussi l'étendue de ses pouvoirs. Il voyait en la libanaise une énorme source d'énergie, une puissance en sommeil. Et sans vouloir la contrôler, il voulait surtout qu'elle sache l'importance qu'elle pouvait avoir dans cette guerre, dans cette vie, dans cette histoire.

(c) DΛNDELION

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