Bloody Gods
Le forum est actuellement fermé pour une durée indéterminée. Merci de votre compréhension
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 I need a nurse, right now !

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar
Blake E. Davis-Lawson

This world is so blind, cold as ice

Messages : 1212
Multicomptes : Cìaran ◊ Sloan
Date d'inscription : 21/08/2017

My quest
Parent divin: Chioné
Niveau: Béta (échelon) 5
Ølympians : 400
MessageSujet: I need a nurse, right now !    Mar 26 Déc - 23:45


I need a nurse, right now !
scarlett & blake

La journée avait pourtant commencé sur les chapeaux de roue, telle une horloge suisse. L'ensemble des mécaniques et des rouages de cet appareil transalpin, s'étaient bien imbriqué. Et cela avait commencé dès la nuit. Il avait dormi comme un loir. Il s'est souvenu d'avoir pénétré dans ses appartements, de s'être déshabillé intégralement pour pénétrer dans son lit… Mais après ça... C'était un peu, comme si Morphée l'avait attendu, depuis tout ce temps, pour le transporter dans son royaume et le laisser se reposer parmi ces esprits qui vous transportent aux pays des rêves doux et agréables. C'était un sommeil lourd, profond, réparateur. Tellement, qu'il s'était réveillé en sursaut, en se demandant durant les premières secondes de son éveil, ce qui s'était passé. C'était comme une sorte de cadeau. Une bonne grâce d'un dieu. Il se levait, un léger sourire aux lèvres, repus de sommeil, nu comme un ver, il se dirigeait vers les douches. La journée allait être bonne. Il le savait.

Il avait pris son temps. Comme d'habitude. La douche gelée, routinière, était encore plus agréable. Et cela lui avait donné des idées. Il avait besoin de bouger, de sortir, de se prendre une matinée pour voir autre chose et surtout pour couper un peu avec le QG. Il se donnait tellement pour le camp, qu'il en oubliait parfois ses entraînements, le maniement de toutes ces armes et surtout la pratique de ses pouvoirs, qu'il en avait presque parfois oublié cette sensation qu'il pouvait ressentir, lorsqu'il se transformait en un amas de brouillard. C'était tellement revigorant et vivifiant. Il s'était habillé en vitesse, enfilant –puisqu'il était d'humeur joyeuse- son boxer à l'effigie de son super-héros préféré, Superman. Informant certains de ses collaborateurs de sa volonté de prendre congé durant une petite matinée, il s'empressait de prendre l'un de ses portails préférés pour se téléporter non loin de la frontière avec le Canada, à Fargo dans le Dakota du Nord. Cette petite « bourgade » était pourtant, la plus peuplée de l'état. Mais cela le détendait parfois de venir jusqu'ici. Elle était réputée pour la dureté de son climat hivernal, à son blizzard et sa neige. C'était tout ce dont il avait besoin pour se ressourcer et surtout pour retrouver quelques sensations.


À l'abri de potentiels regards indiscrets, il s'était installé non loin du mât de KVLY-TV. Mais tout de même à bonne distance pour n'éveiller aucun soupçon. Sortant dans un premier temps, son bâton de combat, il enchaînait les différentes manœuvres. Parfois, lorsqu'il était en exercice comme cela, il se remémorait ces années où il était encore jeune, insouciant, loin de tout ce monde mythologique et de cette ascendance divine. Lorsqu'il priait encore ce dieu, que certain dans leur hérésie, priait crucifié sur une croix en bois. Et alors qu'à cette époque, il se lançait à la conquête d'un quatrième titre de champion du monde de karaté, il avait évoqué sa volonté auprès de ses parents, d'en plus de manier l'art du Bō Staff, de se mettre à l'exercice du Kung Fu. À cette époque c'était un doux rêve. Et le sourire qui barrait actuellement son visage montrait bien à quel point cette idée était complètement folle. Il se contentait bien assez de ce qu'il savait déjà faire. Peu nombreux était les combattant qui lui arrivait réellement à la cheville, en dehors de l'utilisation des pouvoirs. Il faisait parti de ceux qui pouvaient être des plus redoutables au combat au corps à corps.

Cela faisait maintenant presque une heure et demie qu'il enchaînait les différentes combinaisons et technique de combat, se rappelant en même temps les différentes philosophies et paradigmes enseignés par chacun de ces arts martiaux, qu'il voulait toujours mettre en application, encore aujourd'hui. C'était des chemins de vie, que chacun, peu importe son camp, sa vie, ses pensées, devait mettre en application. Il en était persuadé, le monde s'en porterait très certainement mieux, si les choses étaient réellement ainsi.

Il continuait son escapade par le maniement de ses pouvoirs. La glace déjà présente dans le paysage de cette région du Dakota du Nord, rendait encore plus facile l'utilisation de ses pouvoirs. Les températures négatives et les vents qui ne se levaient pas, rendait ses transformations et son mimétisme brouillard encore plus important. Il s'amusait, retrouvait ses sensations. Cela faisait maintenant presque trois quarts d'heures qu'il inter-changeait entre le brouillard et la manipulation de la glace. C'était fascinant à quel point il aimait ça, à quel point, il aurait pu faire cela toute sa vie durant. Rien que cela. Seulement, jouer avec la glace, tel un saltimbanque jouant avec ses massues et ses balles. Il avait cette aisance déconcertante, qui aurait pu faire envier n'importe quel jeune demi-dieu découvrant à peine ses pouvoirs, étant à la merci de ces derniers. Il continuait ses manipulations, son sourire se faisait de plus en plus resplendissant. Il se sentait bien, enfin libre. En totale harmonie avec lui-même, son élément.


Il s'était décidé, à rentrer chez lui. Une demi-journée était déjà bien suffisant et très certainement que son camp, ses ducs et chevaliers allaient demander après lui. Tellement satisfait de lui-même, de sa matinée seule à baigner dans son élément, qu'il n'avait pas fait attention au grognement qui se commençait difficilement à se faire entendre depuis cinq minutes. Le vent s'était levé, depuis prêt d'un quart d'heure et dans cette région le blizzard pouvait être important. Le vent du nord, le domaine de son grand-père, était toujours très puissant et assourdissant. Et alors, *qu'il exécutait un moonwalk à la perfection –parce qu'on a la classe jusqu'au bout où on ne l'a pas*- il n'avait pas entendu le golem derrière lui se réveiller. Il n'avait pas entendu le monstre de pierre glacée se lever et commencer à projeter ses armes. Il avait beau manipuler la glace, il n'avait pas été assez rapide. Sa transformation en brouillard pour rejoindre le portail. Il était rapide, mais certainement trop distrait, trop… Enfin pas assez… Il avait été touché, mais avait malgré tout poursuivi sa transformation.


Il avait réussi à passer le portail et déambulait maintenant dans la rue adjacente au 30 Rockefeller Plazza. Et alors qu’il voyait le pieux de pierre –bien que gelé- transpercer son hypocondre droit, il se maudissait. D’avoir été aussi imprudent, aussi confiant en lui-même. Cela ne lui ressemblait guère. À vrai dire, même pas du tout. Ce qui lui faisait penser à l’une des citations qu’il aimait tout particulièrement de ce (grand) fils d’Athéna, Albert Einstein : « Deux choses sont infinies : l’Univers et la bêtise humaine. Mais en ce qui concerne l’Univers, je n’en ai pas encore acquis la certitude absolue. » Il devait bien se l’avouer, il se trouvait vraiment bête et stupide. Tellement, qu’il hésitait pendant quelques secondes à aller se faire soigner directement à son QG. Mais, en voyant son t-shirt blanc imbibé de sang, en voyant qu’il attirait de plus en plus l’attention de ses vulgaires et stupides humains, il se décidait rapidement à prendre une décision.


Arrivé au pôle médical, il s’assurait que personne, mis à part la responsable du pôle, soit là. Il ne voulait pas que cela s’ébruite. Il ne voulait pas que sa bêtise, donne des idées à d’autres. Pénétrant dans le centre et refermant derrière lui –La clé de prince impérial allait certainement suffire. Du moins pour l’instant. La jeune femme présente était vraiment belle. Il avait déjà eu l’occasion de la croiser, mais jamais vraiment de lui parler. Les lèvres rouges telle la couleur d’une fraise dorée par le soleil d’été, ses yeux clairs et ses cheveux d’un blond presque vénitien. Elle était vraiment belle. Mais il ne connaissait même pas son prénom. Du moins, il n’en avait pas de souvenirs. Se retournant vers elle et faisant une tête quelque peu circonspecte, il lui demandait sur le ton de la rigolade « Je crois que j’ai besoin de vos services ».



(c) DΛNDELION

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Scarlett C. Nicholson


Messages : 103
Multicomptes : Aaliyah K. Kennedy
Date d'inscription : 05/12/2017
Localisation : On the top of the world

My quest
Parent divin: Aphrodite
Niveau: Alpha (échelon) 5
Ølympians : 400
MessageSujet: Re: I need a nurse, right now !    Mer 27 Déc - 23:59


I need a nurse, right now !
scarlett & blake

Début de journée compliquée… Très clairement tout laissait à penser qu’aujourd’hui, tout sombrerait amèrement de Charybde en Scylla. C’était l’une de ses journées de repos avorté, que l’on chérissait à l’avance en voyant le planning écrit à l’encre noir sur le calendrier. Une journée de farniente. Pas de réservations de patient, un téléphone mis sur le mode silencieux, une thèse oubliée sur un document word… Pas de réveil. Une journée, allongée sur le canapé à rattraper le retard dans les séries qu’elle aimait, c’était le seul plan de la journée. Ca, c’était sans compter le bruit lancinant du bipper réservé au camp de Cronos qui la tirait des bras de Morphée à 6 :30 à peine… Levée aux aurores, elle s’était glissée hors de son lit en trainant des pieds, lumière éteinte, elle bougonnait toute seule, sa nuisette de soie grise brillant au sein de cette nuit sans étoile qui attendait la levée du jour. L’odeur du café qui chatouille les narines, un coup d’œil jeté à l’instrument de torture, si petit, qui indiquait l’urgence au service de soin du pôle médical. Journée de repos semblable à une étoiles filante qui lui passait sous le nez sans même qu’elle ne l’entraperçoive. Qu’importe l’urgence, il y avait d’autre médecins, elle prendrait son temps ce matin, même si indubitablement, elle finirait par répondre à son devoir. Si il y avait un mort, soit, l’autopsie pourrait attendre une petite heure, ses collègues dresseraient le premier rapport. De toute façon, si macchabé il y avait, l’urgence n’en était pas une.

Hauts talons claquants sur le sol immaculé, ce n’est qu’une heure et demie plus tard qu’elle arrivait à son bureaux, deux étages en dessous, la secrétaire, une fille de Niké, à l’entrée, l’avait accueillie d’un sourire gêné, respectueux et baissa les yeux quand elle s’adressa à la jolie blonde de sa voix de souris : « Ils sont au bloc… Ils vous attendaient, une bless… » Scarlett la stoppa d’un mouvement de la main, demandant silencieusement de ce seul mouvement les notes que ses collègues lui avait laissé. Elle le savait, la gamine, intimidée, ne sifflerait plus un mot mais c’était tant mieux. Au fond, elle n’était pas aussi froide qu’on pouvait le murmurer dans les couloirs du camp, cette fille d’Aphrodite dont le toucher pouvait faire souffrir le plus grand des guerriers. Une carapace, une façon d’imposer le respect. De ne laisser rien ni personne l’atteindre. Les mots ne l’atteignaient pas, elle préférait s’en tenir à des rapports formels, purement professionnels si on peut le dire ainsi.

Depuis qu’elle était passée chef du pôle médicale du Brotherhood Empire, elle se montrait tout aussi secrète, imperturbable, mais à la fois la douceur incarnée.  Une belle ambivalence, en effet, mais jamais elle n’élevait la voix, préférant jouer de sarcasme, de cette attitude bien à elle de laisser les gens hors de son espace vital. Or quand on le connaissait mieux, Scarlett pouvait être pleine de surprise sous ses apparences de Reine Blanche telle que certains aimaient la surnommer. Mais cela, elle le réservait aux quelques proches qu’elle s’était faite au sein du camp, ses élus en quelque sorte. C’est sous ce perpétuel masque, le new plongé dans les quelques maigres informations qu’elle détenait à présent sur le cas qui l’attendait au bloc : tendon rotulien et ligament croisé antérieur sectionnés, la patella en morceau, hémorragie externe… Aucune information relative aux circonstances de l’accident, ou serait-ce plus judicieux de parler d’une quelconque attaque de monstres ? La demoiselle demanderait très certainement des comptes en rentrant en salle opératoire.

Trois heures et demi d’opération éprouvantes, il s’agissait en réalité d’une attaque grecque qui avait mal tournée…  Le fils d’Athéna dont elle avait dû tant bien que mal, avec l’aide de son équipe, recoller les morceaux, aidé de l’ambroisie et des potions de soin qu’elle lui avait prescrit en aurait quand même pour plusieurs semaines de rééducation. La magie pouvait faire des miracles, mais il fallait tout de même en user avec parcimonie, déjà l’équipe avait pu lui sauver son membre inférieur droit. Qu’il en soit reconnaissant, la médecine traditionnelle aurait clairement suggéré une amputation. Dans deux mois, tout cela ne serait plus qu’un mauvais souvenir réveillé par une fine cicatrice blanche, qui, si il le désirait, pourrait disparaître grâce aux onguents qu’elle lui prescrirait pendant sa prochaine visite de contrôle. Certains préféraient garder leurs cicatrices, preuve indéniable de leur implication au sein du camp. Tout comme celle qu’elle abordait fièrement de sa toute première bataille au sein de son camp, partant du nombril à l’aile iliaque. Souvenir cuisant d’une défaite, souvenir douloureux afin de se souvenir de jamais ne se reposer sur ses acquis.

A peine le temps de finir le rapport et de boire un café qu’une nouvelle urgence avait atterrit au sein du pôle médical… Et la journée avait continué ainsi, sans répis, enchainant les heures sans rechigner, alors qu’au fond elle haïssait le fait de ne pas avoir pu ne serait-ce que s’entrainer aujourd’hui après un marathon de séries. A la fin de sa dernière intervention, Scarlett se dirigea dans son bureau, soupirant légèrement pour rêlacher la pression accumulée au cours de la journée. Blouse déposée avec soin sur son siège, elle avait pris le temps de dégrafer les premiers boutons du col de sa lavallière, ses doigts s’entrelaçèrent instinctivement pour les faire craquer alors qu’elle se détendait la nuque en penchant la tête de droite à gauche. Elle en était certaine, après avoir fini de remplir les dossiers médicaux de ses patients du jour, elle laisserai le boulot aux autres medecins, méritant amplement, selon elle, quelques longues heures de repos. Au moins jusqu’au lendemain .

Si elle savait ce qui l’attendait, ou tout du moins, qui… Blake. Plutôt mal en point à vrai dire, il débarqua dans son bureau sans y être invité, et bien entendu, en sachant qui il était, l’envie de le mettre dehors fut surpassée par son cruel devoir de respecter la hiérarchie. Pour elle, son bureau était un endroit sacré que seule les personnes autorisées en avait l’accès, Prince ou non, elle le détailla un instant du regard, remarquant tout de suite son t-shirt maculé de sang, autant garder son calme. Silencieuse, elle se dirigea vers la vieille table d’osculation en inox qu’elle réservait en temps normal à ses squelettes, sujets d’études nécessaires pour son doctorat en anthropologie légale, et y glissa un drap stérile immaculé. «  Effectivement, mais pour que vous puissiez bénéficier de mes services, il faut que vous vous donniez la peine de vous trainer jusqu’ici. » Lança elle sur le ton qu’il avait lui-même employé. Un caméléon, elle avait toujours été capable de s’adapter à n’importe quelle situation, même si elle n’était pas très connue au sein du camp pour son humour implacable.

Une fois qu’il fut installé à sa hauteur, elle eut un léger sourire, elle ne parvenait pas à se souvenir de la dernière fois qu’ils s’étaient adressés la parole, évoluant tout deux dans deux sphères très différentes. Nous avouerons également quand dans son genre, Scar n’était pas non plus la plus sociable des confrères de Cronos. Exécutant ses tâches et autres missions à la perfection, mais cependant elle ne voyait pas l’utilité de créer des liens sans profondeur avec ses comparses pour la simple et bonne raisons qu’ils partageaient tous le même toit ainsi que des idéaux similaires. Scar était une personnalité bien trop complexe en réalité pour être perçue de prime abord et surtout pour se laisser approcher par le premier venu. «  Il va me falloir les détails qui ont provoqués la blessure, savoir si un poison quelconque a pu rentrer en contact avec votre sang. Bref, je veux tous les détails… » Lança elle, en plongeant son regard dans le sien, alors qu’elle venait de lui retirer sans objection possible le t-shirt souillé de sang, lui faisant clairement passer le message : il avait beau être Prince Impérial, ici, elle était sur son territoire, et c’était lui qui avait, en l’instant même besoin d’elle. «  C’est important… Sur Cronos, cette conversation restera entre vous et moi. «  Clairement, la fille d'Aphrodite aurait préféré avoir à s’occuper de lui autre part que dans son bureau, mais clairement il ne lui avait pas vraiment laissé le choix. L’espace d’un instant, elle se rappela que sa blouse l’attendait savamment pliée sur le dossier de son fauteuil, mais plus vite elle l’aurait soigné, plus vite il déguerpirait d’ici.  

Mots: 1470


(c) DΛNDELION

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Blake E. Davis-Lawson

This world is so blind, cold as ice

Messages : 1212
Multicomptes : Cìaran ◊ Sloan
Date d'inscription : 21/08/2017

My quest
Parent divin: Chioné
Niveau: Béta (échelon) 5
Ølympians : 400
MessageSujet: Re: I need a nurse, right now !    Ven 5 Jan - 18:43


I need a nurse, right now !
scarlett & blake

Il ne savait pas si cela lui faisait réellement mal ou si c'était plutôt la colère et la rage qui lui faisait contracter la mâchoire de cette force. Sa respiration d'ailleurs était également haletante. Il ne savait pas non plus depuis combien de temps. Utilisant une position antalgique pour essayer de diminuer au maximum l'épanchement de sang. Habituellement, il en imposait. Il était plutôt grand. Mais là... Le pieu de pierre et de glace venait de le faire rapetisser, tel un petit vieux possédant une dégénérescence complète de l'ensemble du rachis. Il se trouvait ridicule. Mais en même temps, s'il y réfléchissait bien, il en était certain, il recommencerait cette journée extraordinaire. Pour rien au monde, il ne voulait oublier cette sensation du froid sur sa peau, lorsqu'il enchaînait tous ces mouvements. Cette sensation du vent sur sa poitrine, dans sa nuque et dans ses cheveux, lorsqu'il se décidait de reprendre forme humaine après ses transformations en brouillard. Cette sensation également d'être repu de sommeil, chose qu'il ne connaissait plus de puis bien longtemps. Et puis… Malgré tout, les petites aventures comme celles-ci font toujours de très bonnes rencontres. Alors, s'il n'avait pas été se faufiler à droite et à gauche de Fargo, il n'aurait très certainement pas rencontré et parler avec cette jolie et douce jeune femme.

Il connaissait - du moins il avait entendu – sa réputation. Efficace dans son travail, étudiante assidue, mais pour ce qui pouvait concerner ses relations avec les autres, il y avait encore pas mal de boulot à faire. Enfin… Du moment, qu'elle arrivait à maintenir ses confrères et consœurs en vie à la suite d'une bataille ou d'un combat quelconque c'était l'essentiel, n'est-ce pas ? Il pensait se souvenir de son prénom : Scarlette. Aucune idée du nom de famille. Il savait également qu'elle était une fille d'Aphrodite, la grande déesse de l'amour. Une origine grecque. Ils avaient au moins cela en commun. C'était à ce moment-là que plusieurs questions lui venaient en tête. Est-ce que sa beauté était naturelle ? Ou était-ce à cause de son origine divine ? Dans le sens où est-ce qu'elle avait le patrimoine génétique pour être aussi charmante et ravissante ou alors est-ce que son père était un vrai cageot et elle avait tout pris du côté de sa mère ? Et deuxième séries de questions, certainement moins superficielle et peut-être plus importante, c'étaient-ils déjà croisés au camp grec ? Elle ne semblait pas du même âge que lui, mais pas non plus trop jeune pour ne pas avoir au moins entendu parlé ou même l'avoir croisé une ou deux fois au camp. Avaient-ils déjà parcouru l'un avec l'autre ou l'un contre l'autre dans un capture-l'étendard géant ? Il n'avait aucun souvenir de s'être déjà entraîné avec une fille de la déesse de l'amour. Mais tant de choses pouvaient être possibles. Tant de choses pouvaient revenir en mémoire, maintenant qu'il l'avait sous les yeux. C'était étrange cette sensation d'avoir l'impression de réellement voir une personne pour la première fois et finalement de se rendre compte, que le destin, la vie avait pu jouer avec vous et cette dite personne et vous avoir fait vous croiser dans un passé lointain.


Il n’avait pas forcément fait attention, lorsqu’il avait pénétré dans le bureau du médecin. À vrai dire, il n’avait jamais mis les pieds une seule fois au centre médical. C’était un jeune homme plutôt bien portant habituellement. Il n’avait jamais eu besoin de leur service. Il ne savait même pas à quoi ressemblait réellement ce centre. Et c’est une fois qu’il avait refermé la porte derrière lui, qu’il voyait le bureau de la jeune femme et sa table en inox (d’autopsie ?), qu’il s’est dit qu’il venait très certainement de commettre un impair. Il ne savait pas si la jeune femme était bien trop élevée, trop professionnelle ou tout simplement trop dans le respect de la hiérarchie instauré au sein du camp pour l’envoyer clairement balader. Mais en même temps, son t-shirt (pourtant presque neuf et blanc) avait viré au rouge bordeaux. Ce n’était pas forcément joli, joli.

Il n'avait pas beaucoup depuis le début et l'avait simplement suivi du regard. Il l'observait. Elle pouvait paraître froide et fermée de prime abord, mais il souhaitait intimement que cela ne soit qu'une simple façade. Du moins il l'espérait. Elle venait de déposer le drap d'examen sur sa table froide et grise afin qu'il puisse s'y asseoir. Il levait les yeux au ciel un quart de seconde, souffrant déjà en avance des futurs mouvements qu'il allait produire pour rejoindre cette maudite table d'auscultation. Il s'était s'en doute arrêter trop brusquement et trop longtemps. En fait, depuis qu'il avait été transpercé de part en part, il n'avait pas arrêté de bouger. Afin de retrouver le plus vite possible son camp et surtout que l'on n'essaye pas de l'arrêter avant qu'il n'arrive au QG. Il se serait bien passé de venir ici, à « l'infirmerie », possédant du nectar et de l'ambroisie dans son coffre blindé personnel. Mais au vu de l'emplacement du pieu de pierre et de glace, il ne savait pas vraiment si un organe ou une artère importante étaient touchés. Il savait que son foie, sa vésicule biliaire, ainsi que l'ensemble du système mésentérique pour former le système porte. Il n'était pas forcément bon en anatomie, mais déjà rien que ces quelques bases, suffisait à lui donner légèrement le tournis. Cela aurait été bien sa veine, de se faire le plus bêtement du monde transpercé par un golem givré et non pas au combat. S'il devait choisir, il préférait encore mourir au combat où même des mains de cette vieille connaissance, fille d'Hermès, plutôt que de façon aussi stupide que cela.

Il se hissait, difficilement sur la table et jetais en même temps un regard au bureau du médecin en chef. Propre, bien rangé. Sauf sur le bureau où s'entassait des tonnes et des tonnes de documents. Certainement des dossiers patients ? Elle venait de lui retirer le tissu qu'il portait sur le dos et qui cachait encore l'immense pieu confortablement logé dans son abdomen. Cela avait été douloureux de lever le bras pour retirer le t-shirt, mais bizarrement il se sentait légèrement mieux. Un poids en moins. Il restait la regarder alors qu'elle lui sommait de lui raconter. Décidément, il n'allait pas y échapper. Pourtant, il le savait et c'était sans doute pour cela qu'il avait décidé de ne se montrer aux yeux de personnes, sauf de celle qui gérait les lieux. Il savait qu'il n'y échapperait pas, alors… « Cela m'étonnerait qu'un poison ait pu entrer en contact avec mon sang. Ce n'était pas... » Il faisait une légère pause avant de reprendre son ton grave et de regarder la jolie blonde dans les yeux. Il se relevait en même temps, tant bien que mal pour ne pas paraître trop… Faible ? « J'ai décidé de partir pour la matinée, m'entraîner non loin de Fargo. L'entraînement autant avec les armes que dans le contrôle de mes pouvoirs. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu l'opportunité de le faire et … »  Léger silence. Il reprenait « Je m'égare. Bref… Tout s'est très bien passé durant plusieurs heures. Le vent s'était levé et le blizzard redoublait de force. C'est sans doute pour cela que je n'ai pas entendu le golem se réveiller derrière moi. Enfin… Je l'ai entendu, mais je n'ai pas eu le temps de réagir assez vite. » Avait-il réellement besoin de rentrer plus dans les détails ? Il ne le pensait pas. Le reste ne serait que fioriture à son histoire. « Le seul souci, ce n'est pas forcément la glace, ça je peux gérer ! » déclarait-il en faisant fondre légèrement, mais pas assez pour porter atteinte à la structure de l'objet de la blessure « C'est surtout que la glace entoure de la pierre. Je ne sais pas si cette pierre est unique ou simplement solidarisée grâce à la glace et je ne sais pas non plus ce que ce pieu a pu rencontrer comme organe. Non pas que je sois forcément craintif… Mais la zone est… « Périlleuse » » Finisait-il par dire, tout en mimant les guillemets.

Finalement, c'était sans doute plus de la colère et non pas vraiment de la douleur. Cela allait bien se passer et vite se passer. Il en était certain.



(c) DΛNDELION

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Scarlett C. Nicholson


Messages : 103
Multicomptes : Aaliyah K. Kennedy
Date d'inscription : 05/12/2017
Localisation : On the top of the world

My quest
Parent divin: Aphrodite
Niveau: Alpha (échelon) 5
Ølympians : 400
MessageSujet: Re: I need a nurse, right now !    Jeu 11 Jan - 0:00


I need a nurse, right now !
scarlett & blake

Elle aurait très certainement pu demander à l’un de ses collègues de s’occuper de la blessure de Blake et vaquer à ses occupations, mais étant donné qu’il était le Prince Impérial, elle prenait sur elle. Comme toujours. Malgré tout ce qu’on pouvait dire sur elle, elle restait humaine et clairement, elle ne pouvait pas le laisser dans cet état… Si ça avait été question d’une simple alopécie, Prince ou non, supérieur ou non, elle l’aurait clairement envoyer promener en lui lançant qu’il allait devoir s’habituer à une calvitie naissante. Même si clairement, ce serait du gâchis, elle imaginait mal le brun qu’elle avait devant elle, totalement chauve. Elle n’aimait pas vraiment le fait d’avoir à opérer de manière assez primaire dans son bureau, mais clairement, il ne lui avait pas laissé le choix et elle n’avait pas eu d’autre loisir que de se plier à ses muettes exigences. Ce qu’elle détestait en étant sur son terrain de jeu, au sein même de son propre espace, elle n’aimait pas devoir souiller sa table en inox, elle resterait professionnelle, quoi qu’elle puisse en penser.  C’était comme le jour ou l’un de ses collègues, fin cucurbitaciste d’un autre âge, avait ramené sa collection d’étiquettes de melons, en parlant avec amour, très certainement pour tenter une approche avec la Reine Blanche. Avec un sourire, elle avait réussi à lui faire comprendre que ni ses étiquettes ni lui n’avaient de chance avec elle. Toute en finesse sans le vexer.  Après l’intervention, elle enverrait Blake au lit pour reprendre des forces, si il était assez en forme pour ne pas qu’elle s’occupe d’aller le border elle-même, avec le chance qui était sienne, rien n’était clairement impossible.

Alors qu’elle se penchait sur la blessure de Blake, elle se fit la remarque que tout deux, malgré les années passées au camp, ne se connaissaient ni d’Eve, ni d’Adam. Il n’avait pas non plus fait partie de la mission de sauvetage en Yougoslavie auquel elle avait participé il y a quelques mois de cela, non, ils ne faisaient que se croiser et de mémoire, cette conversation était la plus longue qu’ils n’avaient jamais eus. Scar n’était pas du genre à se dire que le fils de la reine des neiges était un pleutre , bien loin de là, elle savait pertinemment ce que c’était de devoir faire rapport sur rapports, d’enchainer les heures de travail sans parfois ne jamais voir la lumière du jour. Côtoyer plus les [i]vinculum de ses fractions pour gérer les dosages des produits nécessaires à ses expériences anthropologique, un mauvais dosage pouvait fortement altérer les ossements humains, que des êtres humains fais d’organes et de chair. Mais quoi qu’elle puisse avouer à son sujet, il semblait être assez intéressant comme type, si il occupait ce poste, c’était qu’indéniablement il était plus intelligent que pouvait le laisser supposer son physique d’Apollon. Mais la beauté n’est que volage, autant se mettre à la recherche de la fontaine de jouvence, quête à laquelle elle ne renoncerait pas elle-même si on la lui proposait. Elle se demandait si jamais une telle source de jouvence existait, comment elle influençait sur le ralentissement de vieillissement des neurones, a moins qu’elle n’agisse directement sur les cellules nucléées… Un jour, elle se pencherait sur des cas de vieillissement tardif, tout cela la fascinait en tous points.

Mais il fallait faire vite, et pour l’instant, tout son attention ainsi que sa concentration devait se poser sur le brun qui a présent se déplaçait plus comme si était décati qu’en pleine possession de ses moyens. Il ne semblait pas aussi sûr de lui que quand elle avait eu l’occasion de le croiser de temps a autre au sein du building. Ce qui était étrange, tous les deux grecs, elle qui occupait le poste de responsable du poste médical, lui prince, ils n’avaient pas eu l’occasion de rentrer dans de profonds débats avant ce jour, elle avait vaguement entendu parler de ses faits d’armes, mais jusqu’à aujourd’hui, il n’avait pas eu le chance de passer entre les mains expertes de Scarlett. Elle n’était même pas certaine qu’il sache comment elle s’appelait. A trop tenter sa chance, on finit toujours par l’outrer et cette infidèle finit par se retourner contre nous. Pourtant, elle pouvait observer des cicatrices ça et là, sur son torse, mais connaissant la nature humaine et plus encore la fierté des hommes, elle se doutait qu’il avait préféré par le passé se recoudre de lui-même, ou utiliser les potions de soin qu’ils distribuaient au sein de l’armée quand une bataille se profilait. Certains auraient pu s’offenser qu’elle le détaille du regard de la sorte, mais après tout qui se poserait des questions sur le regard d’un médecin ?  

Soudain une pensée traversa sa mémoire quand son regard se posa sur l’horloge de la pièce, elle garda un soupire pour elle, songeant aux places pour le ballet de Tchaïkovski, Casse Noisette, qu’Ophelia avait réussi à dégoter pour elle deux, quelques heures plus tard… Souhaitant tout de même rester positive, elle se disait que si l’opération de Blake se déroulait à merveille, elle serait dans les temps. Prions peu mais prions fort.

Elle ne songeait plus qu’elle avait retiré sa blouse en arrivant dans son bureau, laissant apparaître un body de soie rouge rehaussée de dentelle noire surmonté d’une jupe de la même couleur, elle sentit seulement qu’un effronté avait décidé de se présenter à Blake. Son téton venait tout simplement de s’échapper de son décolleté alors qu’elle l’examinait en restant silencieuse, croisant le regard de Blake, elle se redressa de toute sa superbe en rougissant légèrement avant de ranger le déserteur à sa place initiale en se détournant pour ne pas rendre cette abracadabrante situation encore plus gênante. Confuse, elle ne s’était pas rendue compte que la musique classique qu’elle laissait toujours en fond dans son bureau avait soudainement été remplacée par Cold Water de Justin Bieber. Acquiessant aux paroles de Blake d’un mouvement de tête assurée, elle fit mine de retourner à son bureau, attrapant un bloc notes sur lesquels elle griffonna quelques gribouilles utiles au dossier, se disait-elle, mais plus pour tenter de se concentrer sur le cas de Blake plutôt que sur son mamelon voyageur. Tentant de détendre l’atmosphère, elle se laissa à tenter une pointe d’humour pour laquelle elle se haïssait encore plus : « On a toujours besoin d'un petit noeunoeuil chez soi. »  Citer Monstre et compagnie, mais comment cette référence était elle passée par son esprit ? Elle qui chérissait d’avantage Platon, Einstein et Shakespeare ? Elle n’en avait pas la moindre idée.

Préparant une dose de valériane pour aider Blake à se détendre, elle y ajouta une seringue contenant un produit anesthésiant local à base de menthe poivrée, de mandragore, de clou de girofle, de lidocaïne et d’ambroisie. Professionnelle, elle en profita également pour sortir son échographe portable qu'elle posa à coté de son patient du jour.  «  Je dois avouer que vous avez eu beaucoup de chance, un peu plus et ce golem avait votre peau, vous devriez faire plus attention à vos arrières. La prochaine fois que vous allez vous entrainer, penser à vérifier que la zone est sans danger. » Lança elle en souriant, un verre d’eau à la main, seringue dans l’autre. «  Avant de vous toucher, je vous demanderait de bien vouloir prendre le comprimé, il risque de vous faire un peu "planer", c’est parfaitement normal et après anesthésie locale, je vais procéder à une échographie pour voir si les organes vitaux n’ont pas été touchés. Auquel cas, je serai obligée de demander de l’air à l’un de mes assistants. » Expliqua t'elle en mimant les guillemets au moment ou elle avait prononcé le mot planer.  Sans même prévenir, elle se pencha vers lui, après lui avoir fait prendre le dit comprimé et sans prévenir elle piqua dans la blessure. « Tout va bien ? Evitez tout de même d’y passer ou de vous évanouir, je serai dans l’obligation de faire un rapport. Tenez le coup Blake. » Inutile de l’appeler par son grade, ni même monsieur, il n’était clairement pas en mesure de lui faire la moindre remarque auquel cas, elle serait capable de lui dire d’aller se faire voir. Doucement, quand elle fut certaine que son traitement commençait à faire effet, elle alluma son appareil et commença l’échographie après avoir étalé du gel de contact échographique stérile, une main posée sur son flanc indemne, elle prit le temps de vérifier l’étendue des dégâts. Un sourire naquit sur ses lèvres quand elle releva les yeux vers lui. « J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Vous voulez commencer par laquelle ? » Lança t’elle joueuse, après tout, il avait dit bonjour à son téton, ça rapproche… Pas besoin d’un quelconque ouvrage didactique pour créer des liens.

Mots : 1461

(c) DΛNDELION
[/i]

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Blake E. Davis-Lawson

This world is so blind, cold as ice

Messages : 1212
Multicomptes : Cìaran ◊ Sloan
Date d'inscription : 21/08/2017

My quest
Parent divin: Chioné
Niveau: Béta (échelon) 5
Ølympians : 400
MessageSujet: Re: I need a nurse, right now !    Jeu 11 Jan - 16:51


I need a nurse, right now !
scarlett & blake

Elle l'observait. Il n'était pas en position de force. Il n'était clairement pas, le valeureux guerrier qui pouvait passer ici et là dans les couloirs du QG de Cronos, la tête haute et le chef raide, toisant du regard l'ensemble de ses soldats. Il avait un certain rang à tenir, un certain standing à respecter. Il devait paraître autoritaire, mais juste. Distant, sans pour autant faire froid dans le dos. Tous les régimes totalitaires en étaient la preuve même. Ils ne duraient jamais longtemps où alors, ils étaient gangrenés par les désertions et autres coup d'état. L'empire Brotherhood, n'avait clairement pas besoin de ça. Alors, oui… Pour une fois, il n'était pas en position de force. C'était même l'inverse. Il n'osait pas se l'avouer, mais il n'était pas forcément à l'aise dans toute cette histoire. Déjà que son histoire était vraiment conne… Mais en plus le mésomorphe avait l'air fin avec son pieu de glace et de pierre coincé dans son corps. Elle continuait de le regarder. Avec insistance. Cela ne le dérangeait pas. Même si au bout d'un moment, il commençait à se poser la question de savoir si cette observation insistante était réellement nécessaire pour son anamnèse ou alors si le joli et jeune médecin, ne voulait que purement et simplement que se rincer l'œil. Les deux étaient parfaitement possibles. Et dans le fond, ce n'était pas si gênant que cela. Blake était plutôt à l'aise avec son corps, avec l'image qu'il pouvait dégager. Et puis il avait fait un travail plutôt intense sur lui-même en ce qui concerne la pudeur, alors si la blondinette voulait se rincer l'œil, qu'elle le fasse.

La glace commençait légèrement à couler le long de son abdomen. La sensation du givre dans son corps lui remémorait une de ses missions qu'il avait pu faire, alors qu'il venait tout juste d'intégrer le camp de Cronos, juste avant sa mission « espionnage » chez les grecs. Il avait été envoyé avec deux autres demi-dieux dans les fjords norvégiens. Ils étaient partis à la recherche d'une sorte de clé tachetée de sang. À l'époque, il n'avait pas très bien compris l'importance de cette mission. Il avait surtout l'impression de rechercher une aiguille dans une botte de foin. Mais comme à l'accoutumée, les contes et légendes des êtres humains sont en vérité de véritable récit mythologique, retraçant l'histoire d'ancien demi-dieux, esprits ou monstres ayant possédé des pouvoirs ou objets quelconques. Là, il s'agissait de retrouver la trace de ce maudit monstre Barbe bleue qui avait voulu s'en prendre mortellement à une demi-déesse, fille de Tyché. Fort heureusement, il n'en avait pas eu l'occasion. Et la demi-déesse, après ce malheureux épisode, avait fini par vivre une vie plutôt agréable et paisible. Mais alors qu'elle sentait l'heure de sa mort proche, elle avait décidé de cacher à plusieurs endroits en Europe des objets magiques ayant appartenu à son monstre de mari, mais qu'elle aurait ensorcelé avec soin pour qu'ils possèdent des vertus bénéfiques et magiques pour quiconque les possédait. Et bien évidemment, lui devait trouver une clé. Une simple clé rouillée, tachée de sang, dans ce beau merdier pays qu'était la Norvège. Après plusieurs semaines de batailles incessantes contre des monstres plus ou moins puissants et après avoir perdu malheureusement l'un de ses compagnons au combat, ils avaient fini par trouver le fameux objet tant espéré. Et alors qu'il s'apprêtait à retourner aux États-Unis d'Amériques, un monstre totalement inconnu dans les registres américains les avaient attaqués. Lançant des pics de glace telle une kalachnikov, ils n'avaient pas pu les éviter. Heureusement pour lui son ascendance avec Chioné avait affaibli les attaques du monstre – bien qu'ayant tout de même été touché à de nombreux endroits. Mais son second compagnon, un fils de mercure, n'avait, lui pas eu la même chance. Il était mort sur le coup. Le regard éternellement plongé dans l'horreur.


Perdu dans ses pensées, il revenait à lui juste au moment où l'un des tétons de la jolie demoiselle avait décidé de venir taper la discute avec le demi-dieux qui était en face de lui. La jeune femme s'était ressaisit très rapidement et s'était même retournée pour cacher son teint, sans doute cramoisi de honte (?). « Couvrez-moi ce sein que je ne s'aurai voir » Il avait émit un léger rire, tout de suite interrompu par la douleur transfixiante qui parcourant l'ensemble de son thorax et de son abdomen à cause de l'arme du golem, toujours logé en lui. Il voulait avec cette petite phrase, détendre l'atmosphère et surtout de dédramatiser la situation. Ce n'était pas le premier téton qu'il voyait et surtout, il était lui-même torse-nu. C'était un simple retour des choses. Et alors, qu'elle tentait éperdument de griffonner quelques informations « utiles » pour le cas, elle sortait une phrase qui laissait quelque peu perplexe le fils de la glace. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi, ni comment cette phrase était arrivée là, ici et maintenant. Mais bon... Il ne relevait pas et mettait cela sur le compte de l'émotion et du stress, qui commençait sérieusement à être palpable dans la pièce.

Il restait fixer le tubercule étranger qui se liquéfiait de plus en plus. Heureusement qu'il n'avait pas décidé d'aller faire un tour dans les Appalaches parce qu'il savait que ces montagnes grouillaient d'ouréas, d'ouréades, de nymphes des neiges et d'autres créatures vraiment pas du tout accueillante et agréable. Il aurait très certainement fini en pire état qu'il ne l'était à l'instant.

Voyant la médecin préparer des doses d'une quelconque matière. Il ne demandait pas ce que c'était. Il lui faisait entièrement confiance. Et puis il l'écoutait finalement lui passer une sorte de savon. Enfin… Il l'écoutait… Pas vraiment dans le fond… Il laissait plutôt vagabonder son esprit, tout en la regardant, regardant ses formes, la façon dont elle pouvait préparer ses différentes mixtures. Blake avait cette facilitée à se laisser aller à des attitudes ou réflexions concupiscentes, mais en même temps, comment réussir à résister lorsqu'il avait une aussi jolie jeune femme en face de lui. Oui, il était certain qu'il était sapiophile. Mais sa sapiophilie ne s'exprimait, seulement lorsqu'il devait entretenir une relation amoureuse. Il était malgré tout capable d'apprécier les belles choses.

Il ingurgitait le comprimé qu'elle lui tendait, il n'avait pas écouté ce qu'elle lui avait dit quelques secondes plus tôt. Est-ce que c'était grave ? Très certainement que non. Il n'eut pas besoin d'attendre excessivement longtemps avant de sentir les effets de ce qu'il venait de prendre comme cachet. Il ne savait pas si c'était un spécial demi-dieux, mais en tout cas, il avait la tête qui tournait légèrement. Sa vision devenait trouble et ses pensées s'embrumaient. Il se sentait, comme partir, non pas partir « tomber dans les pommes », mais plutôt « partir dans un délire ». Et avant de ne plus être totalement maître de son corps, de son esprit et surtout de sa parole, il balançait à Scar  « Soigne moi, fait des miracles et je te délivrerai le titre de thaumaturge » C'était certain, le cachet avait commencé à le shooté. Il n'aurait jamais utilisé ce mot sinon.

Piquant avec une seringue au niveau de la zone touchée, il sentait son esprit s'embrûmer de plus en plus. Et son envie de parler, encore plus pressante « Est-ce qu'après, j'aurai le droit à du Gloubi-Boulga ? Non parce que j'suis sûr que j'adorerai ça ! » déclarait-il d'abord avec une voix qui pouvait faire penser qu'il était complètement ivre. « Tu sais Scarlett, c'est par parce que tu paraîs être investie d'une mission divine, que tu te la joues anachorète, qu'ici on t'apprécie pas ! Tu sais, on n'a pas forcément eu beaucoup de temps pour parler, pour échanger, discuter, baiser et picoler encore… Mais tu as tant de charme et c'est là mon drame … OH PUTAIN ! » Il s'interrompit pendant deux secondes… Il avait eu l'impression d'avoir vu quelque chose. Mais en fait, ce n'était qu'une ombre qui bougeait à travers la pièce, grâce à la lumière de l'extérieur. Il reprenait comme si de rien n'était « Il faut que tu sortes de ton trou. Tu n'es pas simplement qu'une sourie de laboratoire. J'aimerai beaucoup te voir un peu plus souvent avec nous, traîner dans les couloirs. Et puis ça serait l'occasion aussi que je te montre mon appartement ou alors qu'on discute de comment faire pour améliorer les soins des patients ici… Parce que je me soucis beaucoup d'eux, tu sais. Je ne suis pas sans cœur. J'ai un cœur. J'ai une âme. Et je crains pour la vie de chacun d'entre vous tu sais... ! »  finisait-il par dire. Il était incapable de déterminer si ce qu'il disait était la vérité ou même tout simplement d'analyser ce qu'il venait de dire. Lui qui habituellement avait plus de filtre que de raison, l'anesthésiant que Scar venait de lui injecter était vraiment très puissant. Il n'en revenait pas…


Elle venait de lui poser une question. Il était incapable d'y répondre. Mais il lui semblait bien plus judicieux de chanter en rythme la chanson qui passait à la radio « I want your sex, I want your love, I want your sex, I want your, sex. It's playing on my mind, it's dancing on my soul. It's taken so much time, so why don't you just let me go, I'd really like to try… »




(c) DΛNDELION

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar
Scarlett C. Nicholson


Messages : 103
Multicomptes : Aaliyah K. Kennedy
Date d'inscription : 05/12/2017
Localisation : On the top of the world

My quest
Parent divin: Aphrodite
Niveau: Alpha (échelon) 5
Ølympians : 400
MessageSujet: Re: I need a nurse, right now !    Mer 17 Jan - 18:07


I need a nurse, right now !
scarlett & blake

L’un des choses qu’elle haïssait le plus ? Qu’on lui donne des ordres quand elle était sur son propre terrain de jeu. Qu’importe le rang de celui qu’elle avait face à elle, qu’importe qu’il soit son supérieur, là, elle était dans son élément. Respectueuse, elle le serait si la personne qu’elle était face à elle l’était, sinon, elle n’hésiterait pas à hausser légèrement le ton, ou à user malencontreusement de son pouvoir de douleur au toucher comme premier avertissement. Oh, elle savait ce qui se disait dans son dos, mais elle s’en fichait, ne souhaitant pas se mêler à et avec n’importe qui. Elle s’ennuyait vite la jolie blonde, trop vite quand elle savait qu’il n’y avait pas plus à creuser chez son interlocuteur. Sapiophile dans l’âme, sociable seulement quand la situation l’exigeait, caméléon à ses heures perdue, elle savait pourtant tirer profit de ce qui l’intéressait. Elle finissait toujours par arriver à ses fins, toujours. Qu’importe ce que ça lui coutait, elle avait connu l’enfer dans son enfance, alors elle se disait que plus rien ne pouvait l’atteindre. Le cœur blindé sous une couche impressionnante d’acier, elle ne laissait personne l’atteindre, c’était mieux comme ça. On évite les mauvaises surprises.  Manipulatrice ? Oui très certainement, elle avait eu l’éducation requise pour ne rien montrer et réussir à berner son monde. Dans une autre époque, sa famille aurait bien évidement été auparagée cela vous donne une idée de l’enseignement qu’elle avait reçu de sa famille adoptive étant enfant… Elle, elle sublimait le tableau, polyglotte, fille d’une déesse antique, médecin, bientôt doctorante en anthropologie légale. Tout lui réussissait, elle avait même réussi à se remettre des années de sévices subis par son beau père, Scar était mentalement forte, mais à la fois, elle était fragile. Mais ça, personne ne le savait. Heureusement, qu’elle savait très bien cacher son jeu. Reine de diamant, briseuse de cœur, elle ne s’attachait pas, jamais. Cependant elle était bien loin d’être sociopathe, des sentiments elle en avait, elle ne les écoutait pas, là est la nuance.

Son regard était posée sur Blake, se demandant comment elle allait procéder, l’analyse première avec mon appareil avait été concluent, aucun organe vital n’avait été touché, mais il fallait faire vite si elle voulait qu’il ne rende pas l’arme à gauche au sein de son bureau. L’angle de la blessure l’a fit loucher une première fois,  sans le vouloir, elle soupira légèrement en pensant qu’elle avait du avoir l’air particulièrement idiote. Elle aurait pu être gênée de l’apparition soudaine de son téton qui avait voulu souhaiter de lui-même la bienvenue à son chef de camp. Blake commençait a être rubicond, il fallait vraiment que j’agisse vite surtout qu’il commençait largement à délirer, et pour tout avouer, le voir dans cet état lui donnait le sourire. Lui qui se montrait d’ordinaire très sérieux, intransigeant, qui d’un seul regard aurait pu faire froid dans le dos à n’importe qui se révélait être en réalité étrangement humain. Mais ça n’étonnait pas plus la blonde que cela, elle savait qu’au poste ou il était il devait garder une certaine image. De plus, même si jamais elle ne l’avouerait, sa référence au célèbre Molière avait dessiné sur ses lèvres un fin sourire, agréablement surprise, elle n’aurait jamais cru que le Prince Impérial s’intéressait à la littérature. Elle avait préféré ne pas relever, se contentant de préparer les différents outils qui lui permettrait de procéder à l’extraction de l’indésirable de son flanc. Au sein de ses confessions, et allant de découvertes en découvertes, elle n’aurait pas été surprise si il lui apprenait qu’il était chionosphéréphile, collectionnant les boules à neige au sein de ses appartements privés.

En vrai, elle savait que l’opération allait être risquée et dans un sens, elle s’avouait que si elle le perdait, ce serait franchement regrettable, elle aurait à écrire un foutu rapport sur les circonstances du décès et tout ça pourrait se retourner contre elle. Non, il fallait qu’elle le garde en vie, Blake n’avait rien d’un leptosome, allongé et grêle, bien au contraire, il était même plutôt agréable à regarder et d’ordinaire elle en aurait bien fait son quatre heures, surtout qu’il ne semblait pas si inepte qu’il en avait l’air de prime abord. Oui, ce serait un véritable gâchis. Tiens il commençait le tutoiement, autant rebondir sur ce qu’il venait de dire, sourire au coin des lèvres. «  Je compte bien sur le fait que tu me délivres le titre de Thaumaturge, en plus de ce que tu me devras pour cette consultation en urgence. Cela va te couter cher Blake, très cher. » Autant l’avoir dans sa poche, et surtout, ne pas le caresser dans le sens du poil, se faire un allié au sein du QG du camp n’était jamais à repousser d’un revers de la main, elle en avait conscience plus que quiconque. Cela aurait été une autre personne ? Elle aurait insisté sur le fait de l’importance du vouvoiement entre le corps médical et son patient. La, elle s’en amusait presque.

Elle loucha une seconde fois au mots Gloubi-Boulga, levant les yeux vers lui alors qu’elle venait de le piquer. «  Désolée de te décevoir, mais mes talents de chef ne me permettent pas de te faire du gloubi-boulga, j’ai des gouts tout autre en matière culinaires… » Souffla elle, sans lever les yeux de son patient, ravie de voir que sa piqure, alliée au cachet commençait à faire son effet. Ce traitement spécial demi-dieu l’assurait presque de sauver la vie du chef du Brotherhood Empire, si elle réussissait à extraire la roche, une autre piqure lui permettrait de refermer les chairs et de recoudre la plaie pour que ce ne soit d’un mauvais souvenir. Non d’un jujube ! Elle leva presque imperceptiblement les yeux, vexée, quand il lui reprocha d’être  une anachorète, il y avait tout de même des limites, même si elle ne lui en tenait pas véritablement rigueur aux vues de la dose qu’elle venait de lui administrer. Se rapprochant de lui, elle endossa son costume de fille d’Aphrodite qu’elle portait, entre nous soit dit, à la perfection. «  Je n’ai rien d’une anachorète, je ne me mêle juste pas à n’importe qui Blake. Je m'ennuie beaucoup trop rapidement que cela. Et qui sait, la proposition de venir dans on appartement pour qu’on fasse mieux connaissance, et qu’on finisse par copuler… Je ne dirai pas non … » Fit elle en louchant vers son entre jambe, le sourire scotché au coin des lèvres. Encore une fois, il tâtait un terrain sur lequel elle était parfaitement à l’aise. L’un de ses terrains de jeu. A nouveau. «  Cependant, étant fille d’Aphrodite, je suis par nature une ponte sur ce terrain.. Je ne suis pas certaine que tu t’en remettrais un jour, je ne voudrai pas te déclencher un priapisme, je me sentirai presque coupable. Il serait certainement plus sage que toi et moi discutions des améliorations à apporter au pôle. » Avec la grâce d’une avocette , elle se pencha vers lui, se questionnant de la manière la plus judicieuse de procéder à l’extraction de la roche.

Cependant, quand elle l’entendit lui faire un concert privé sur I Want your sex, surprise, elle donna un violent coup de coude dans la table en inox, ce qui eu pour effet de dessouder une vis qui, sous le poids de Blake céda tout simplement, les faisant tomber tous les deux, elle sur lui, et le pieu s’enfonça un peu plus. Tout sauf onirique «  Oh merde… » Laissa elle échapper, au diable les convenances, elle se redressa, se passant une main dans les cheveux confuse, alors qu’elle cherchait une autre solution pour l’opérer.. Elle roula des yeux, et souffla à l’attention de son patient au sol, et toujours très certainement drogué. «  Bon… On va aller sur mon bureau, je vais t’aider à te relever… Cette fichue table n’a pas l’habitude de supporter le poids d’un vivant… » Elle couru jusqu’à son bureau, et d’un geste de la main jeta tous les dossiers à terre, elle les trierait plus tard… Se massant un instant l’occiput en se rapprochant de lui, elle s’accroupit à sa hauteur, se fichant qu’elle était présentement en jupe, après tout, il avait déjà rencontré son sein, alors un peu plus un peu moins… Glissant son bras sous ses aisselles, elle lui donna les instructions «  Je vais aller t’installer sur mon bureau, on se lève, mais il faut que tu me donnes un coup de main si tu veux que j’arrive à te soulever… » Après plusieurs essais, ils finirent par arriver à destination, et clairement la seule phrase qu’elle trouva à lui dire pour cacher le fait qu’elle était totalement désolée fut : « Certaines personnes luttent pour comprendre leur propre culpabilité. Et pourtant ils sont incapables de justifier le rôle qu'ils ont joué là dedans... Tout ca pour te dire que je suis désolée… Je vais avoir besoin de toi pour qu’on puisse t’opérer, je te demanderai de faire fondre la glace autour du pieu, tu crois que tu en es capable ? » Autant dire qu’elle commençait a stresser, mais elle avait une solution, elle avait toujours une solution. Ne jamais sous estimer Scarlett Cassandre Nicholson.. Jamais, elle avait toujours un coup d’avance, même en situation aussi désastreuse que celle-ci.

Mots : 1543

(c) DΛNDELION

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: I need a nurse, right now !    


Revenir en haut Aller en bas
 
I need a nurse, right now !
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Nurse!!
» Tenues de sortie, tenues de combat, nurse des WACS

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Bloody Gods :: Camps :: Brotherhood E. :: Le pôle médical et les laboratoires-
Sauter vers: