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 Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx

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Cìaran O. Washington
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Si vis pacem, para bellum

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Parent divin: Gaia, descendant de Thanatos (huitième degré)
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MessageSujet: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Ven 12 Jan - 23:57

Cìaran Onyx Washington
feat Toni Mahfud
  • 29
  • Gallo-Syrien
  • aromantique/pansexuel
  • Gaïa (Thanatos)
  • C.T.
Fichier n°34590 : WASHINGTON/CÌARAN ONYX

Surnom : « Ci » ou encore Onyx sont acceptables. Même s'il aime difficilement son deuxième prénom… Il paraît que c'est sa mère qui aurait insisté.
Date et lieu de naissance : Il est né à Phoenix un treize juillet d'un père gallo-syrien (gallois par son propre père et syrien par sa mère).
Statut civil : Célibataire. Il ne pourra en être qu'ainsi. À moins d'être dans une relation de couple totalement libre, sinon il ne le supporterait pas.
Signes Particuliers : Bien évidemment, il possède le tatouage de sa propre mère entre les deux omoplates. On lui dit souvent qu'il a les yeux qui représente le royaume de sa mère. Pour dire vrai, il a les yeux qui changent de couleur en fonction des saisons et il n'est pas rare, si on observe bien d'avoir l'impression de voir la nature renaitre de ses bourgeons au printemps.
De plus, lorsqu'il utilise ses pouvoirs, ses yeux deviennent vert émeraude. Tel un joyau réfléchissant la lumière. Presque hypnotique. Totalement dévastateur.
Occupation principale:  Il est fou rouge. Il n'a pas vraiment beaucoup plus d'ambition, préférant laisser le champ libre pour les autres. Mais s'il doit prendre ses responsabilités un jour, alors il fera ce qui s'impose à lui.
Nombre d'années passées dans le camp : Il est arrivé à ses huit ans. À la mort de son père. C'est un peu comme s'il faisait partie des meubles du Mont Tamalpais. Il n'a pas connu grand chose d'autre.
Parent divin : Gaïa. Déesse primordiale. Déesse de la terre, de la nature, de la vie et de tout ce qui existe aujourd'hui. Il est également descendant au huitième degrés du dieu Thanatos. Son père et son grand-père paternel n'en avait aucune idée

Pouvoirs :

♦️ Shapshifting

  • Définition : Cìaran étant le fils de la déesse de la nature, la vie et de tout ce qui vit, il est en mesure de prendre l'ensemble des caractéristiques d'un animal dont il aura touché les poils au préalable. Augmentant son panel d'animaux au fur et à mesure que sa maitrise se complète, il n'a aucun contrôle sur les animaux qui sont gardés en "mémoire". En effet, au tout début de sa vie, il ne pouvait se transformer qu'en un seul animal. Assez souvent, il aimait prendre les traits d'un tigre. Mais si par "malheur" une mouche se posait sur lui durant la nuit sans qu'il s'en rende compte, sa possibilité de se transformer en tigre était réduite à Néant (jusqu'au moment où il retouchait du poil de tigre).


♦️ Géokinésie

  • Définition : Cela désigne la capacité de Cìaran de manipuler volonté la terre présente. Par « terre », il faut comprendre tous les éléments minéraux : le sable, la terre normale, la roche… Au départ, il ne pouvait contrôler qu'un seul aspect de la terre, qui était la « terre » dite normale. Mais il espère bien un jour étendre son contrôle aux ensembles des éléments minéraux composant la terre.


♦️ Contrôle et manipulation de la gravité

  • Définition : Il possède un contrôle sur la force de la gravité, ce qui lui permet de manipuler les gravitons et les anti-gravitons. Dans l'absolu (et arrivé à un certain niveau de contrôle, c'est-à-dire arrivé presque au rang de dieu), il serait potentiellement capable de créer des champs de force, capables de résister à une énergie de puissance nucléaire, projeter des gravitons sous la forme de décharges de force de concussion et immobiliser ou faire léviter n'importe quelle cible en l'entourant de particules anti-gravité. Il peut voler en réduisant l'influence de la gravité sur lui-même et peut accorder de telles capacités de vol à d'autres individus. Son pouvoir affecte même les formes d'énergie telles que le son ou la lumière par la manipulation de leurs particules ou de leurs ondes – lui permettant, par exemple, de courber les ondes lumineuses afin de pouvoir observer des lieux extrêmement éloignés. Capable de percevoir la planète entière par l'intermédiaire de son champ gravitationnel. Il existe encore beaucoup d'autres possibilités qu'il n'a pas vraiment encore exploré et qu'il n'a pas vraiment hâte d'explorer. En effet, pour l'instant les possibilités qu'il apprécie le plus avec ce pouvoir est l'augmentation de la sensation de pesanteur ou à l'inverser l'inversement de gravité sur des objets et des personnes. Pour le reste, il verra en temps voulu.


Armes & objet :  Il possède un bracelet qu’il porte toujours sur lui. Ce bracelet est recouvert de poil d’animaux. Il a tendance à en changer fréquemment, pour l’utilisation d’urgence de son pouvoir. La face au contact de sa peau est recouverte d’argent. Il les confectionne lui-même, après avoir appris deux trois petits trucs auprès d’un fils de Vulcain.
Il possède un meteor hammer que sa meilleure amie, fille de Déméter a customisé le manche avec des petites fleurs, des pétales et un soleil. Ridicule. Mais pour autant, dès qu'il l'utilise, un grand sourire s'étire sur son visage. Sous sa forme inoffensive, il se transforme en pin's en forme de rose rouge. Il possède également un katana non magique. Le manche est vert pomme. Lorsqu'il part au combat, il me porte dans son dos. Aussi tranchant et indestructible que le plus pur des diamants.
Ton défaut mortel : Très certainement que son ancien lien, mais existant avec le dieu de la mort joue un rôle ici. Il n'a peur de rien et surtout pas de la mort. Non, il n'est pas atteint de la maladie d'Urbach-Wiethe, qui le priverait pathologiquement de la peur de manière générale. Là, il n'a tout simplement aucune crainte d'avoir une attitude dangereuse qui pourrait nuire à sa vie. Après tout, sa mère a beau être la déesse de la vie, la mort fait également partie de la vie. La terre donne, mais un
jour, il faut redonner à la terre. Ce n’est qu’un juste retour des choses.  
Caractère/Anecdotes
Il n'est jamais tombé amoureux. C'est pourquoi il s'en pense incapable ❀ Il ne veut pas, qu'on le voit comme le fils de Gaïa. Il a tendance à plus souvent se présenter comme un fils de Démeter ❀ N'ayant jamais fait partie du camp grec ou romain, il s'est longtemps amusé à tisser des liens avec des membres de chaque camp, simplement par curiosité ❀ Il aime la vie, il aime le sexe, il aime tous les aspects que sa condition d'être humain lui permet d'expérimenter ❀ Il est bouddhiste ❀ Il possède dans un recoin caché de sa chambre, des têtes d'animaux empaillés qu'il utilise pour son premier pouvoir ❀ Il possède de nombreuses qualités et défauts des enfants de Mercure (ayant été élevé par l'une d'entre eux) ❀ Il ne dira jamais non à une grosse biture ❀ Non plus à une grosse orgie ❀ Il adore pratiquer et prodiguer du sexe oral à ses partenaires, qu'ils soient hommes ou femmes ❀ Son alcool préféré est la bière ou la vodka ❀ Il s'est déjà retrouvé transformé en papillon de nuit en plein combat, pensant être en mesure de se transformer en panthère ❀ Il ne supporte pas les tires au flanc ❀ Il ne parle jamais de ses cauchemars ❀ Si vous pensez réussir à le doubler, c'est tout simplement parce qu'il veut vous le faire croire ❀ C'est nu redoutable joueur d'échec ❀ Il n'aime pas être traité de manipulateur et de calculateur, même si dans le fond, c'est ce qu'il est... ❀ De manière générale, il déteste l'air suffisant des enfants d'Apollon ❀ Il n'est pas très confiant, lorsqu'il prend de la hauteur... Sauf lorsqu'il se transforme lui-même en volatile ❀ S'il avait du temps à perdre, il mettrait la tête de tous les pollueurs de cette planète bleue à prix ❀ Il considère la fidélité et la loyauté comme l'une des plus nobles qualités ❀ Il est ami avec presque tout le monde, mais il ne fait confiance qu'à une petite poignée d'entre eux ❀ Il vénère bons nombres de dieux olympiens, espérant qu'ils verront un jour la vérité sur le bel avenir que propose sa mère ❀ Il est généreux, attentionné, psychologue, agréable, souriant, gentil, fantasque, gourmand ❀ Il est également vindicatif, autoritaire, sans état d'âme lorsque c'est nécessaire, franc, incisif, arrogant, traumatisant, joueur, calculateur, manipulateur, machiavélique ❀ Il adore les chips, même si ce n'est pas bon pour sa ligne ❀ C'est un grand artiste. Il adore dessiner, peindre, mais également écrire des chansons, des poèmes, des proses au fil de ses émotions, de ses envies et du moment ❀ Il aimerait, dans un monde idéal, que tous les demi-dieux rejoignent le camp de sa mère et face front ensemble face à cette dictature Olympienne ❀ Il adore le sang, le sexe, la vie, la mort, la viande et les végétaux ❀ 
Dis m'en plus sur toi...
Prénom/Pseudo: Hydrochloric acid - Jo
Age :  Fuck
Disponibilité: Pour parapher quelqu’un d’ici "Tout le temps, sauf quand j'peux pas."
Pays : Bretonnie

Comment as tu connu BG : Ce sont Jack et Logan qui m’en ont parlé (ma 3ème et 4ème personnalité !) 

Scénario/PV ou inventé :  Inventé bien évidemment. 

Le mot de la fin ? :  

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Cìaran O. Washington
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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Ven 12 Jan - 23:57

Papa
Papa


    « Pour être totalement franc avec toi, je ne sais pas vraiment pourquoi je fais ça. Laisser une trace ? Te parler indirectement ? C'est débile, je sais… Mais j'ai l'intime conviction que je ne te verrai pas grandir, devenir un homme et faire de moi un père comblé. Je n'en sais trop rien.

    Tu sais, ça fait au moins cinq six jours que je bloque sur cette fameuse « page blanche ». Totalement incapable d'aligner trois lignes qui veulent dire quelque chose. Trois lignes qui pourraient avoir un minimum de sens. Pour toi. Pour moi. Ce soir, je viens tout juste de te coucher. Comme à ton habitude, tu ne voulais pas aller dormir. Trop énervé. Trop excité par la journée que l'on vient de passer. Oui tu as quelques soucis d'attention pour ton jeune âge. Oui, tu es du genre assez hyper-actif pour un garçon qui pour autant n'est entouré que de fossile, de pierre et autres choses scientifiquement indescriptibles, même pour moi pour l'instant.

    Tu sais, tu es un garçon surprenant. Intelligent. Bien plus que moi et pour autant, je peux te l'assurer qu'Einstein ne peut qu'envier notre raisonnement et notre façon de pensée. Tu apprends tout tellement vite. Tu es tellement avide de connaissance. Il faut simplement que cela soit moi qui te présente les choses. Sinon tu sembles totalement désintéressé. Comme si… Je ne sais pas… Je ne suis pas vraiment expert en tout ça…



    Mais je m'égare. Au départ, je ne voulais pas te parler de tout ça. Je voulais te parler de ta mère, de notre rencontre, de ta naissance et de ces six premières années de ta vie passée à mes côtés. Je suis docteur en géobiologie, spécialisé dans les découvertes d'Amérique latine et centrale. C'est d'ailleurs là-bas que j'ai rencontré ta mère. Au départ, elle s'était présentée comme une étudiante. Sans doute un peu trop curieuse. Un peu trop entreprenante. Habituellement j'arrive à gérer ce genre de situation. Mais là… Elle avait ce genre de charme assez indescriptible. Ce genre de magnétisme et d'attraction terrestre qui aurait pu faire chuter n'importe quel corps en apesanteur. Elle était tout simplement divine. Divinement belle, divinement intelligente, divinement intéressante. Malgré tout ce qui a pu se passer entre nous, je ne tarirai jamais d'éloge sur elle. Elle est celle que j'ai le plus aimé dans ma vie. Celle que je vais aimer certainement le plus tout simplement. Et surtout, elle m'a offert, le plus beau de tous les cadeaux, toi.

    Je dois bien te l'avouer, tu n'étais pas forcément prévu au planning. Tu sais nous, les scientifiques, nous prévoyons toujours tout. Presque à la minute prêt. Ce n'est pas que c'est une obligation, mais c'est plutôt un « mécanisme de défense » comme pourrait le dire si gentiment mes amis psychiatres et psychologues. Mais je tiens à te rassurer tout de suite, tu étais une surprise, mais une très agréable et magnifique surprise. Durant sa grossesse ta mère était tout simplement magnifique. Elle avait ce teint, qui aurait fait chavirer tant d'hommes et de femmes. Des yeux aussi verts que la forêt d'Amazonie et des cheveux d'un brun corbeau, à en faire pâlir de jalousie les plus noires de toutes les panthères de ce monde. Ta mère avait cette beauté pure, cette intelligence naturelle et cette sauvagerie en elle, totalement indescriptible. C'était une femme surprenante. Pleine de mystère. Pleine d'audace, de charisme et d'orgueil. Elle avait également beaucoup de caractère et de conviction. Souvent bien tranchée. Parfois cela m'énervait. Le plus souvent cela me faisait fondre. Cela peut te paraître quelque peu niais ou totalement simpliste, mais pour autant, je n'ai jamais ressenti autant d'alchimie entre deux corps en mouvement que celui de ta mère et le mien. Je te passe les détails, mais nous nous accordions parfaitement elle et moi. C'était comme si nous étions sur les mêmes longueurs d'ondes. Comme si nos corps vibraient à l'unissons. Comme si l'univers encourageait notre union et que nos pensées s'entremêlaient. C'était vraiment… Extraordinaire. Et je crois encore, que le mot est faible.

    Au moment où nous nous fréquentions, je savais que ta mère me cachait de nombreuses choses. Elle ne parlait que rarement de son passé, de sa vie, d'elle-même. Je n'étais pas dupe et je crois qu'elle le savait. Mais d'un commun accord, totalement tacite, nous n'abordions pas ce genre de sujet. Ta mère te ressemblait… Enfin… Finalement, c'est toi qui lui ressemble beaucoup. Elle était intarissable de question, intarissable de pensée existentielle. Elle était autant scientifique que philosophe. Les quelques mois passés à ses côtés n'étaient que de purs bonheurs.



    Nous étions rentrés aux États-Unis quelques jours avant ta naissance. Étrangement, les contractions sont arrivées bien trop en avance par rapport à ce qui aurait dû normalement se passer. Nous étions à Phoenix dans ma maison secondaire. Et nous n'avions même pas eu le temps d'appeler qui que ce soit, que tu étais déjà arrivé dans ce monde, totalement formé, en plein forme. Tu n'as pas crié. Tu es simplement resté me regarder avec tes grands yeux verts – identiques à ceux de ta mère – un léger sourire (du moins j'ai eu l'impression que cela en était un) aux lèvres. C'était comme si tu me disais que tout allait bien se passer. Tout allait vraiment bien se passer. J'ai choisi ton premier prénom « Cìaran ». Il s'agit d'un dérivé gallois du prénom de mon propre grand-père « Kenan ». Dans la langue de mes ancêtres… Et des tiens également, cela veut dire « Beau », « Charme », mais également « Sage ». C'était l'ensemble des qualités que je voulais te transmettre. Ta mère a choisi ton deuxième prénom en référence à sa pierre précieuse préférée. Ne soit pas trop dur. Tu t'y feras. Et puis c'est original et plutôt joli, non ?


    Minuit vient d'être largement passé et je viens de me resservir un verre de cognac. Je ne suis pas certain, que cela soit très judicieux. Ces derniers temps je bois un peu trop souvent. D'ailleurs je ne sais toujours pas pourquoi je te parle de ça… Tu sais, j'essaye de remplir au maximum cette grande page blanche, vide. Du moins, du mieux que je peux… Aujourd'hui tu as six ans. Six ans que tu fais partie de ma vie et j'ai déjà l'impression que ta présence, à mes côtés m'est totalement indispensable. Ne te moque pas de ton vieux père en lisant ces mots, mais tu es véritablement mon oxygène, ma raison de suivre et de continuer. J'ai l'impression que c'était hier que nous nous rencontrions pour la première fois. Que c'était hier que tu posais ton regard sur moi. Que c'était hier que tu me souriais – ou grimaçais ? – pour la première fois. Depuis ce jour, je remercie le ciel, ta mère et tous les dieux qui veulent bien m'entendre de t'avoir fait pénétrer dans ma vie. Tu es celui qui a redonné de la lumière à ma vie. Je ne sais sincèrement pas comment je pourrais faire aujourd'hui sans toi à mes côtés. Tu m'es totalement indispensable.

    Alors, peut-être que tous ces mots vont te sembler dérisoire, sortir d'une chanson française assez bas de gamme, d'un chanteur – également français – enchaînant les tubes et mort tragiquement… Peut-être… Mais si tu savais à quel point je m'en fiche. Je t'aime plus que tout. Je t'aime bien plus que ma vie. Et pour rien au moins je ne rougirai jamais d'avoir un jour écrit ces mots.


    Je te souhaite un merveilleux et joyeux anniversaire mon fils. Déjà six années que tu remplies ma vie de bonheur, déjà six années que tu donnes à mes poumons et l'ensemble de mes organes vitaux de quoi vivre et j'espère sincèrement que cela va perdurer encore et encore de très nombreuse années.

    Je t'aime mon fils,

    Ton père.


    Penny T. Washington. »



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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Sam 13 Jan - 0:01

Maman bis
Maman bis

     « Tu n'étais finalement pas si jeune que ça… Je crois que c'était moi, qui n'était pas prête pour tout ça.


    Je me souviens encore du jour où Laurenz est venu me chercher à l'aube dans ma chambre. Le devin de l'époque avait un important message à me transmettre. Je n'étais vraiment pas préparé à recevoir ce genre de propos. Comme d'habitude, mon flegme habituel avait pris le dessus. Malgré l'impatience de Laurenz – tu le connais, lorsqu'il s'agit de respecter la hiérarchie, il est pire que ces soldats romains… Et dire, qu'il est grec… ! – je faisais tout pour prendre mon temps. M'habiller de convenance malgré tout. Un petit chemisier blanc en soie, avec des collerettes en dentelles, une petite robe cintrée, imitation des années cinquante avec des collants noirs et des talons, assez hauts. Je m'en souviens comme si c'était hier. Et puis rencontrer le devin en personne, c'était comme avoir la chance de rencontrer, en personne la déesse mère. Alors, il fallait soigner son apparence. Et puis ce n'était pas parce que je n'étais qu'une « simple » fille de Mercure, que je ne pouvais pas être chique et distinguée.

    Le trajet de mon appartement jusqu'à la salle des prédictions – comme on l'appelait entre nous à l'époque – me paraissait être, pour une fois trop court, tandis que Laurenz lui s'impatientait de plus, en plus. Il n'était pas comme ça habituellement. Là, il marmonnait dans sa barbe. Il était… Étrange. Rien d'étonnant à cela. Il était un enfant d'Apollon. J'ai toujours trouvé les enfants du dieu solaire quelque peu dérangé… Mais bon… Je l'aimais bien ce Laurenz. Peut-être un peu trop d'ailleurs.


    J'écris cette lettre quinze ans après ton arrivée ici, tu n'es plus un enfant et encore, j'ai l'impression d'entendre le bruit de la main de mon comparse, venir percuter l'immense porte en chêne massif, comme pour annoncer notre arrivée. Je revois le mouvement de sa main, comme si l'image était gravée dans ma mémoire en « slow motion ». L'ensemble de ses phalanges venant s'écraser. On aurait presque pu croire qu'il venait de se briser la main, tellement il avait tapé fort. Certainement son niveau d'excitation et d'adrénaline l'avait poussé comme cela à s'annoncer de façon aussi abrupte. Mais il ne nous avait pas fallu attendre très longtemps pour que les portes de cette pièce aux mille mystères, s'ouvrent seules comme par enchantement.

    « Entrez demi-dieux ! » résonnent également encore dans ma tête. La voix du devin était différente. Étrangement plus lointaine, plus puissante, plus… Comme si ce n'était pas réellement le devin qui parlait. Comme si la voix n'était pas réellement présente dans cette pièce. Comme si… La pièce était sombre. Encore plus qu'habituellement. Cette pièce qui habituellement était presque aussi sublime que les Jardins de notre chère déesse mère. Cette pièce où l'on pouvait voir des jardins sur les pans des murs, entre les oiseaux gazouiller, le son de l'eau et des petits courants de rivières s'écouler. Je l'avais toujours trouvé très spirituelle cette pièce, ce sanctuaire. Mais pour autant, ce jour-là, une boule au ventre et dans la gorge m'empêchait de respirer normalement. M'empêchait d'avaler convenablement ma salive. Je n'étais pas capable de prononce un quelconque mot. Moi, qui aurais été du genre à trouver une vanne pittoresque à balancer dans un moment presque aussi critique que celui-ci, je restais totalement sans voix. Je restais complètement… Bête devant le progrès. « Avancez ! N'ayez pas de craintes mes enfants. » À ces paroles je sentais mes jambes défaillir, tressaillir. Je pense que si mon cerveau n'avait pas envoyé une décharge de cortisol et d'adrénaline, je tombais en syncope. C'était obligé.

    Ce qui suivait était des plus étranges. Mais ce fut également l'un des plus beaux moments de ma vie. J'avais totalement oublié l'environnement inquiétant de la pièce, pour être transporté absorbée par la vision que j'avais devant moi. Ce n'était finalement pas le devin qui nous attendait, mais une femme. Une magnifique femme. Que dis-je… Une magnifique déesse. Ta mère. Et je crois que jusque-là fin de ma vie, je n'oublierai, au grand jamais l'ensemble des paroles qu'elle a pu me dire ce jour-là.


        « Je te remercie Laurenz d'avoir accompli ta mission. Tu peux maintenant disposer. Tu seras considérablement récompensé. J'ai besoin de parler, seule à seule avec Meghan. » Le déesse se taisait le temps que mon compère, l'homme que j'aimais certainement le plus dans ce monde, quitte la pièce pour me laisser seule, face à celle que je considérais comme ma mère spirituelle, celle que je priais tous les soirs, celle pour qui j'étais capable de donner ma vie, celle que j'aimais plus que tout. « Meghan, mon enfant. J'entends tes prières et ne pense pas qu'elles soient vaines. Je les écoute et je fais tout mon possible pour que ton idéal se réalise. Notre idéal se réalise. Je sais à quel point tu es également dévouée à notre cause, à quel point tu es généreuse, forte et surtout capable de relever tous les défis qui pourraient s'imposer à toi. Je sais également que tu es une vaillante guerrière et une redoutable manipulatrice. Tes joutes orales me fascinent toujours autant et pour cela tu es bien la fille de ton père. Mais saches, que j'ai aujourd'hui pour toi une mission. Certainement l'une des plus importantes missions que je pourrai donner à l'un de mes vaillants enfants. Je ne crois pas me tromper en t'annonçant déjà que tu ne seras certainement pas très satisfaite de cette mission, mais sache que pour moi, il s'agit là de quelque chose de très important. » Un nouveau silence après cette longue tirade. À ce moment-là, je t'avouerai que je n'avais qu'une seule envie c'était de pleurer, de partir en courant et de me jeter du point le plus culminant du Mont Tamalpais, afin de m'enfuir en volant. Mais j'en étais incapable. Comme si mes jambes ne me répondaient plus. Comme si la terre, sous mes pieds, venait de me piéger. J'étais une guerrière. Une très grande guerrière. Et très sincèrement, les dernières paroles de ma déesse ne me rassuraient aucunement. « Mon enfant, mon fils va bientôt arriver, ici. » Elle venait de lâcher ça comme une bombe. « Non pas un enfant déçu et déchu de ses parents olympiens. Non pas l'un de mes descendants et de mes chers enfants comme vous tous ici réunis dans ce royaume si beau et si magnifique qui s'étendra bientôt à l'ensemble de la planète, mais bel et bien mon fils. La chair de ma chair, le sang de mon sang. Un de mes descendant direct. Un fils de la Terre Mère, un fils de Gaïa ! » Mon sang venait de faire qu'un seul tour dans mon organisme. Je ne pensais pas cela possible. Je ne savais pas que… Et une fois passé les sueurs froides et l'annonce encaissée, venait l'angoisse de la raison de ma présence ici, face à elle. Pourquoi, avait-je l'honneur de la voir, de converser avec elle, directement ? Sans la présence du devin ? Sans la présence de tous les enfants soldats de la Chess Tribe ? « Meghan, s'il te plait. Soit une mère pour mon enfant. Soit celle qui l'éduquera. Soit celle qui le réconfortera lorsqu'il sera plein de chagrin, soit celle qui lui enseignera l'art de combattre, l'art de la guerre, mais aussi celle qui fera de lui l'un des prochains grands enfants de la Chess Tribe. Soit pour lui une mère, la mère que je ne pourrais malheureusement jamais être. Soit pour lui celle qui répondra à toutes ces questions. Aime le, comme je t'aime. Aime le comme je l'aime. Tu es la mieux placée pour tout cela. Tu es l'élue qui fera de mon fils un homme. Et je suis certaine qu'à tes côtés, il deviendra l'un des meilleurs soldats que cette magnifique armée. Je te fais confiance Meghan. Je t'aime ma fille. Je t'aime »



    Je dois bien te l'avouer, mon premier sentiment était de m'écrouler a terre et de pleurer. Je n'étais pas faite pour cela. Je n'étais pas faite pour jouer la maman de secoure. Je n'étais pas faite pour une maman numéro 2, une maman d'adoption. Malgré mon origine divine, j'étais l'une des meilleures guerrières du camp. J'étais une très grande guerrière. Tenace, redoutable. Presque infatigable et imbattable. Certain aimait même m'appeler la machine. Pourquoi est-ce que cela devait m'arriver à moi ? Pourquoi ? Qu'avais-je fait d'aussi… ?! Je ne méritais clairement pas ce châtiment, je ne méritais tout simplement pas d'être une simple mère poule, une matrone, jouant au baby-sitter pendant que la guerre faisait rage. Laurenz m'attendait à l'extérieur de la pièce et j'ai vu à son visage qu'il attendait que je lui raconte tout. Son excitation n'était pas descendue. Son sourire et ses dents ultra-bright ajoutait encore plus à la morosité qui tenaillait mon esprit. La boule que j'avais dans la gorge, s'était transformée en énorme caillou. En énorme bloc de terre. J'étais incapable de lui dire quoi que ce soit. Incapable de répondre à ses attentes. Incapable de faire ce que ta mère me demandait de faire. Ce n'était pas possible. Tout simplement impossible. Je m'enfuyais en courant. Pleurant à chaude larme, mais en silence. L'eau salée coulant sur mon visage, j'étais partie m'enfermer dans ma chambre pendant plusieurs jours. Je ne voulais voir personne. Je ne voulais entendre personne. Je ne voulais même pas voir la lumière du jour et sentir l'air pur pénétrer dans mes poumons. Je voulais que l'on me laisse.


    J'avais cette impression étrange que l'on venait de me poignarder dans le dos. J'avais l'impression que mon propre père venait de me lancer une malédiction. Cela aurait été bien son genre. Farceur et manipulateur comme il était… Je n'arrivais tout simplement pas à digérer cela. Et plus les heures passaient, plus les jours passaient, plus Laurenz frappait et hurlait mon nom, à travers la porte, plus il s'époumonait à crier pour que j'ouvre ma maudite porte et plus je me rendais compte que ce cauchemar n'était autre que ma réalité. Ma nouvelle réalité. Ma fade et triste réalité.

    Et comme toutes personnes normales, durant ces huit jours, enfermée chez moi, face à une épreuve, une annonce assez « traumatisante » et surtout très incommodante je passais par toutes les étapes du deuil : le choc, le déni, la colère et le marchandage, la tristesse, la résignation, l'acceptation et enfin la reconstruction.

    J'étais ressorti, apprêtée comme jamais pour te recevoir. Laurenz n'en revenait pas. Bouche bée, il n'eut le temps que de souffler à quel point j'étais belle. Cela réchauffait mon cœur, mais pas mon âme. J'avançais résignée vers mon destin, tellement une âme en pénitence vers l'endroit où les ouréas et ouréades t'escortaient pour ta sécurité jusqu'au camp. Encore à ce moment j'avais encore de trouver quelque chose pour me taillader les veines… Mais au fond de moi, ma petite voix intérieure me répétait que je n'étais pas ce genre de femme, lâche et stupide. Je n'étais pas ce genre de femme à ne pas répondre par la positive à un ordre direct de sa déesse. J'allais faire ce qu'attendais de moi, ma Déesse mère. J'allais faire ce pourquoi finalement j'étais destinée, même si cela ne m'enchantait aucunement. Même si je préférais cent fois mourir sur-le-champ de bataille ou même encore trahie par Laurenz. Je crois oui, que j'aurais préféré cela.


    Enfin… C'était ce que je croyais, jusqu'au moment où nos regards se sont croisés pour la première fois. Lorsque j'ai vu tes yeux, lorsque j'ai vu ton sourire et ta petite tête d'ange. Alors, que tu venais tout juste de perdre ton père dans de tragiques événements et que tu n'avais que huit ans, tu avais cette attitude, cette allure et cette aisance. Tes yeux ont pénétré les miens et directement toutes incertitudes, tous questionnements, toutes les choses que j'avais pu faire, dire durant la semaine qui venait de se passer s'envolèrent. À cet instant précis, j'ai su que ma place était là. J'ai su que j'allais être une bonne mère de substitution pour toi et qu'avec toi mon fils, nous allions déplacer des montagnes. C'est à cet instant précis, que j'ai su que je t'aimais plus que tout. C'est à cet instant précis que j'ai su que jamais je n'allais aimer quelqu'un d'autre, aussi intensément et fortement, que de la façon dont je t'aimais toi.

    Et même si je ne suis pas ta mère de sang, même si je n'ai été que celle qui a été la mère de substitution durant tout ce temps, sache mon fils, que tu es certainement la plus belle chose qui me soit arrivée. Finalement, la vie de demi-dieu n'est pas si horrible que cela. Malgré toutes ces guerres et toutes ces pertes. De toute cela, peut ressurgir l'amour, la compassion, la joie et surtout la tendresse entre un enfant et sa mère.


    Je t’aime mon fils.



    Meghan F. Gray. »




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Cìaran O. Washington
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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Sam 13 Jan - 0:11

CÌARAN
ONYX
CÌARAN
ONYX

/!\ Passage inapproprié pour un « public » non averti /!\



    Il avait la verge encore à demi-molle, mais son esprit s'était déjà endormi. Son corps ruisselant de sueur était contorsionné dans son lit trop étroit pour trois personnes. La femme et l'homme, avec qui il venait de passer la soirée et la nuit, étaient également nus. Les corps se touchaient, se frôlaient. Les respirations étaient haletantes, toujours. Chacun s'était endormi, le visage repu de plaisir, acceptant le sommeil avec une sorte de sésame bien mérité après ces nombreuses heures de coït, d'amour charnel et de passion à en faire pâlir les plus ardents dévots d'Aphrodite.

    Ils étaient presque inséparables tous les trois. Formant une sorte de triangle amoureux, très peu conventionnel. À vrai dire, c'était plutôt Onyx, la pièce rapportée dans tout cela. Mais cela lui allait très bien. Elle était une jeune fille de Déméter. Des cheveux d'un brun corbeau et des yeux à tomber par terre. Elle était sa meilleure amie. Ils se sont connus dès son arrivée au Mont Tamalpais, alors qu'elle n'avait que dix-sept ans. Tout de suite, elle est tombée amoureuse de lui. Mais tout de suite, elle apprenait très vite que Cìaran, lui ne tombait tout simplement pas amoureux. Lui était là depuis bien plus longtemps. Emmené par son père, lui-même demi-dieu, il était le légat d'Enyo et d'Aeolus. Il était beau, fort, charismatique. Il était également tout de suite tombé amoureux de la fille de Déméter et avait appris aux côtés du fils de Gaïa que ses pulsions et ses envies de goûter également au corps masculin étaient parfaitement normaux. Ils étaient tous les trois orphelins. Chacun, ayant perdus leurs parents durant une quête, une mission, une bataille. Chacun partageant le même fardeau, la même mélancolie, la même tristesse. La fille de Déméter avait trouvé les bras amoureux du légat romains. Le fils de Gaïa en était heureux pour eux. Ce qui ne les empêchaient pas de vivre quelque chose d'hors-norme, hors du commun. Beaucoup parlent au camp. Beaucoup s'amusent à critiquer ce mode de vie, cette situation. Mais très peu savent réellement ce que chacun ressent les uns pour les autres. L'un des membres du trio, ne peux aller sans les deux autres. Chacun serait capable de donner sa vie pour le reste de la bande et pour autant, aucun d'entre eux, ne semblent pas réellement prêt à vivre avec le manque que pourrait provoquer la mort de l'un dès leur.


    S'endormant silencieusement, le souffle d'air frais provenant de la bouche de celui qui avait pour origine l'équivalent grec d'Eole, chacun se mettait a rêvé. Les tétons de la jeune fille à peine caché pointaient. Une main sur le corps des deux hommes qui partageaient son lit. La tête du légat sur l'abdomen du fils de Gaïa. Le royaume d'Hypnos leur tendait les bras. Les corps encore brûlants de désir, transpirants, haletant, chacun reprenait des forces, avant de retrouver les bras des uns et des autres.


    Cìaran Onyx venait de s'endormir assez rapidement. Ce qui était rarement le cas habituellement. Il était plutôt du genre insomniaque, souffrant facilement de tachypsie et de terreur nocturne. C'était souvenant le cas depuis la bataille d'Haïti. Oui, ils avaient gagné… Mais à quel prix… Il essayait d'y penser le moins, mais la date anniversaire de cette fameuse bataille venait tout juste de passer et il n'avait en tête que ce jour tragique ou…

    Les premières lueurs du royaume du Dieu sommeil s'étaient pointées et il avait déjà été plongé dans l'un de ses souvenirs. Il bataillait. Ardemment. Jusque présent, il n'était pas connu de grands mondes, mis à part ceux de son propre camp. Il était un nouveau visage parmi les demi-dieux et pour cause, contrairement à beaucoup d'autre, il n'avait connu, qu'un seul camp, qu'un seul foyer, qu'une seule maison. Sa maison. Il avait été parachuté à l'arrière du front. La bataille faisait déjà rage et avec celle qui considérait comme sa mère adoptive, il s'occupait pour l'instant, des nombreux blessés, de son camp et du camp de Cronos. Il n'avait aucune connaissance en médecine ou soin, mais il suivait scrupuleusement les consignes et dires de celle qui l'avait élevée. Cela faisait maintenant presque sept heures non stop qu'ils s'occupaient des blessés plus ou moins graves. Nombreux avaient péris entre ses mains. Nombreux avaient voulu parler ou trouver du réconfort dans ses yeux. Nombreux n'avaient pas trouvé d'épaule chaleureuse. Du moins celles qu'ils auraient aimé dans leurs derniers souffles. Un ou une amie. Un ou une confidente. Un ou une amante. Un parent. Plus les morts s'accumulaient devant ses yeux, plus sa volonté d'aller combattre grandissait en lui et plus la fille de Mercure savait que ce moment fatidique ne pouvait être retardé plus longtemps.

    Elle était restée le regarder pendant de longue minute avant de prendre la lourde décision de partir avec lui sur le front. Ils s'étaient entraînés de nombreuses fois ensemble. Elle le savait prêt. Elle savait surtout qu'ils n'avaient pas besoin de communiquer pour être sur la même longueur d'onde, pour savoir ce que l'autre allait faire et du coup, se protéger mutuellement. Elle avait confiance en tout cela. Et puis, elle n'avait pas peur de mourir. Elle avait seulement peur que ce soit son fils adoptif, son fils aimé et chérit qui expire sur cette bataille. Elle ne le voulait pas. Elle ne le permettrait pas.

    Chacun armé, chacun avec le regard aiguisé, à l'affut des moindres interstices pour faire tomber le moindre ennemi, ils avançaient, comme un seul et unique corps vers le cœur du combat. Comptant également sur les pouvoirs de chacun, ils étaient prêts à en découdre. Et c'était ce qui se passait. Une heure de combat, chacun dos à dos, ils avaient un angle de vue imparable pour contrecarrer toutes attaques. Deux heures, les gouttes de transpirations étaient déjà présentes depuis bien longtemps sur leur front et visage fatigué par l'effort intense que la bataille leur demandait, mais aucun des deux ne voulaient renoncer. Certains de leurs amis, de leurs frères et sœurs venaient de périr ce jour. Ce n'était pas pour battre en retraite lâchement. Trois heures, quatre heures s'étaient écoulées. Leurs muscles étaient tendus. Leurs esprits ne s'embarrassaient plus de pensées parasites. Seuls le combat et la mort de l'ennemi comptaient. Seulement après tant d'heure de combat et concertation, quelques fautes d'inattention commençaient à se faire ressentir. Ils n'étaient, ni l'un, ni l'autre capable d'utiliser leurs pouvoirs. Leur rang était desserré, laissant de nombreuses failles et angles d'attaque à l'ennemi. Et c'est ce qui fut le cas. Un grec… À moins que cela soit une grecque ? Il n'avait pas eu le temps de remarquer. La couleur sur son casque ne trompait pas en tout cas sur son origine. Le combattant (la combattante ?) le visait lui. Était-ce intentionnel, il n'en savait rien. Tout cela s'était passé un peu trop rapidement pour être capable de faire une analyse concrète de la situation. Lui n'avait pas totalement capté les tenants et aboutissants de cette attaque furtive. Pourtant, avec sa mère, ils avaient étudié durant de nombreuses heures l'œuvre de Sun Tzu : « L'art de la guerre ». Il n'avait sans doute pas compris non plus tout ce que cela impliquait… La fille de Mercure venait de se mettre en travers du chemin que les flèchent de l'assaillant (assaillante) venaient de prendre. Pourtant, elles se dirigeaient directement vers sa poitrine, mais sa mère adoptive venait de s'interposer… Trois flèches criblaient maintenant son thorax. Une dans sa gorge, une seconde placée au niveau de sa cinquième côte à gauche, exactement au niveau de son cœur. Elle venait de s'écrouler. Et le monde du fils de Gaïa également. Pourtant, il était un jeune adulte maintenant. Il n'avait plus besoin d'être chaperonné. Mais sommes nous préparés un jour à perdre notre mère ? Sommes nous préparés à ce tremblement de terre, qui changera à jamais votre vie ? L'assassin avait totalement disparu. Sa mère restait le regarder. Elle essayait de parler, mais des giclées de sang s'expulsaient de sa bouche. L'hémoglobine présente un peu partout le long de sa gorge, sur son visage et son thorax montraient au fils de la déesse mère, que celle qui l'avait élevée avec tant d'amour ne survivrai pas. Qu'importe ce qu'il allait pouvoir mettre en œuvre pour cela. Elle venait de se sacrifier pour qu'il vive. Elle venait de donner sa vie pour son fils.


    Silencieuse, elle essayait de sourire malgré la douleur qui lui parcourait le corps et le visage. Les larmes silencieuses du gallois, exprimaient toute la douleur qu'il pouvait ressentir. Dans un dernier râle pour lui exprimer les sentiments profonds et sincères, qu'elle pouvait ressentir pour celui et qui s'étaient imposés à elle, celui qu'elle avait dû garder sous son aile et aimer comme son propre fils, elle fut incapable de faire sortir la moindre note. Mourant dans une agonie presque indescriptible. Hurlant de douleur, il activait l'un de ses pouvoirs. Sans véritablement s'en rendre compte. Sans véritablement contrôler ce qui se produisait autour de lui. Hurlant, pleurant. Il voulait simplement tout détruire autour de lui. Il voulait simplement que toutes les personnes qui se trouvent autour de lui, dans cette bataille, souffre autant que lui. Que toutes les personnes autour de lui hurle, comme lui pouvait hurler, pleurer quelqu'un, comme lui pouvait pleurer sa mère.

    Un bruit sourd se faisait entendre. Puis plus rien. Il s'écroulait par terre aux côtés de sa mère adoptive, assommé. Sans aucune possibilité de riposté.



    Il se réveillait en sursaut, réveillant également ses deux amants. Il pensait que cela faisait plusieurs heures qu'il dormait, mais l'instant de son rêve n'avait finalement duré qu'une cinquantaine de minute. Les deux autres demi-dieux de la chambrée se précipitèrent vers lui. Comme pour le rassurer. Cela leur arrivait souvent. Chacun leur tour, ils rêvaient du moment ou des moments où leur vie avait basculé. Des moments où ils avaient compris qu'ils n'étaient pas simplement des êtres vivants comme tous les autres, mais avant tout, des demi-dieux avec des responsabilités et une vie qu'ils n'avaient pas tous choisis. Leurs corps nus qui possédaient encore les stigmates de leurs folies de l'heure précédentes paraissaient n'être qu'un simple détail comparé à la panique que l'on pouvait voir dans les yeux du fils de Gaïa. Lui qui pourtant n'avait, peur de rien, lui que rien ne pouvait effrayer, se réveillait souvent avec ces cauchemars. Ce qui inquiétait fréquemment ses deux amis et amants. Il était leur roc et de le voir comme cela…

    Mais comme pour briser la glace, comme pour briser ce vieux démon du passé qui venait de le réveiller, il attrapait délicatement le menton de la fille de Déméter et l'embrassait avec l'ensemble du brasier et du feu du désir qui nourrissait son corps. Le leg romain comprenait alors le subterfuge du fils de la terre, mais alors qu'il allait l'interrompre et lui demander de parler, d'exprimer ses sentiments, Cìaran anticipait ses dires. Qu'il était prévisible. Il continuait de toucher délicatement la poitrine de la jeune femme qui était à sa gauche, déplaçant subtilement sa main vers son clitoris, tandis que sa main droite attrapait la base du crâne du jeune homme. Il l'embrassait à pleine bouche et commençait à ressentir les effets qu'il produisait sur le romain. Son sexe se durcirait à vu d'œil pour finir totalement en érection. Continuant de « travailler au corps » ses deux amants, afin de leur faire gouter aux plaisirs charnels, de leur faire oublier son réveil en sursaut, il essayait lui-même d'oublier ce qu'il venait de revivre.


    Le plus importait était ce qu'il vivait à l'instant, ce qu'il ressentait maintenant. Le passé était le passé. Il ne devait pas se laisser parasiter par tout cela. Il sentait le désir, monter au creux des hanches de ses deux partenaires. Il alternait les échanges oraux entre sa bouche et les organes génitaux. Bientôt tout cela n'allait être qu'un mauvais souvenir. Bientôt, ils allaient tous terminer dans un orgasme simultané et non simulé. Bientôt, ils allaient repartir au combat pour mieux détruire l'adversaire et mettre à bien la mise en place de l'idéologie de sa mère.

    Mais tout cela n'était que pure fantaisie et spéculation à l'instant même. Pour l'instant, ce qui l'intéressait le plus était de faire plaisir et rendre cette fin de nuit inoubliable à ses deux amants.


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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Sam 13 Jan - 0:27

Enfin c’etait pas trop tôt c’est normal d’avoir envie de te faire un câlin en voyant ton avatar et de se dire : aaaah Auré, c’est quand que tu lances ta fille dans la chess tribe ? Bref tu sais déjà ce que je pense de Cìaran, je suis tout simplement fan de tes choix Dépêche toi de finir sinon je viens personnellement te botter l’arrière train Perv Des bisous, vilain

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Cìaran O. Washington
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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Sam 13 Jan - 2:15

Merci beaucoup Miss aux cheveux lisses !
Il est enfin là le petit

J'ai hâte de le terminer pour vous harceler de demande de lien. J'espère que l'histoire ne te (vous) décevra pas. En tout cas merci


PS : Perv Finalement peut-être que je vais traîner pour que tu viennes me botter le derrière

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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Sam 13 Jan - 4:05

Comment il a l'air trop bien ** Je vais vouloir des liens moi **

Non mais laisse du badass pour les autres là, pfft égoïste

Plus sérieusement, bon courage pour la fiche et évidemment, j'ai hâte de le voir en jeu ( tu me conserves des liens stp sinon je vais pas être contente /pan/ )

Allez, continue à nous impressionner

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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Sam 13 Jan - 8:11

Ouuuuh mais il a des sacrés yeux celui là Lilly te croquerais bieng
J’approuve ! J’adore le pseudo aussi !
Hâte d’en voir plus ! Héhé ! Surtout pour les pouvoirs Ça me parle pas là Jeremkiller mais ça à l’air de dépoter.

Bref, ré-bienvenue à toi et courage pour ta fiche!

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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Sam 13 Jan - 11:43

Oh, j'avoue, ses yeux

Rebienvenue mister ! Deux à trois postes pour l'histoire... Alors là, je suis carrément curieuse. File vite écrire qu'on s'en prenne plein les mirettes

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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Sam 13 Jan - 11:45

BEAU COMME UN CAMION. Je t'avais pas reconnu parce que pour une fois t'as un pseudo d'une longueur moyenne.

Re-bienvenue blababla t'es beau t'es cool etc, finis cette fiche je veux tout lire j'suis curieuse

PS : "fou rouge" c'est un peu comme si tu disais "chou rouge" mais que ta langue fourche. Je te laisse méditer ça.

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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Sam 13 Jan - 13:09

"Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère "
Honnêtement, je pense que l'on pourrait déjà simplement s'arrêter à ça. En plus, le monsieur il est trop beau
Tu viens de nous pondre un de ces perso ! J'ai vraiment hâte d'en lire plus, bravo chef

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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Dim 14 Jan - 13:22

ce multicompte qui va envoyer du pâté, je suis pas sûre qu'on soit tous prêts ... en plus, le regard du jeune homme ... ça fait craquer Perv
j'ai vraiment hâte d'en lire plus !

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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Dim 14 Jan - 19:39

  • @Horus G. Wayland > Merci toi. Bien sûr qu'on va avoir un lien d'enfer
    J'espère qu'il sera toujours aussi badass quand la fiche sera terminée. Merci en tout cas.

  • @Lyllian-Aaron McLochlainn > Je pense qu'un lien super interessant se profil entre les deux
    comment ton pseudo est trop hard à écrire pour te taguer
    En tout cas merci à toi

  • @Keegan Thompson > Merci ma belle. T'inquiète, tu auras le droit de les observer de plus prêt ces yeux Perv
    J'espère que l'histoire ne te décevra pas

  • @Oswin Kennedy-Sawyer > J'avoue que j'ai hésite à acoller son deuxième prénom pour faire un long pseudo démasqué. Mais peut-être que je vais le faire encore Je sais pas
    Tu me fais toujours aussi rire T'inquiète, je vais y méditer

  • @Althéa H. Rivers > Merci beaucoup J'espère qu'il ne va pas te décevoir. Et je veux des liens aussi Perv

  • @Violet Ziegler > OMG ! Mais trop de compliments. Cette pression, je vous jure... ! STOP quoi.
    Merci pour tout & garde moi aussi un lien Perv

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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Dim 14 Jan - 20:29

Coucou chef !
(Dans ma tête ça a fait "DING DONG CHESS TRIBE YES !!!" comme quoi le manque de bleus se fait beaucoup ressentir ).
Re bienvenue ici, chef ! Il nous faudra un lien, monsieur mon supérieur.
Je suis vraiment curieuse de découvrir le caractère de ton petit, même si je suis sûre qu'on ne sera pas déçus ! Bon courage pour la suite !

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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   Dim 14 Jan - 21:42

@D. Nawal Khalil a écrit:
Coucou chef !
(Dans ma tête ça a fait "DING DONG CHESS TRIBE YES !!!" comme quoi le manque de bleus se fait beaucoup ressentir ).
Re bienvenue ici, chef ! Il nous faudra un lien, monsieur mon supérieur.
Je suis vraiment curieuse de découvrir le caractère de ton petit, même si je suis sûre qu'on ne sera pas déçus ! Bon courage pour la suite !

Notre lien ma Nawal ! Il va être tellement d'enfer Tu vas voir, j'ai déjà pensé à plusieurs trucs

En tout cas merci miss IvyPoison

Et oui Au départ, c'était mon grec qui devait venir en premier, mais finalement, les bleus ont besoin de renfort alors Mais ça va être d'enfer

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MessageSujet: Re: Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx   


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Il parait que j'ai les yeux du royaume de ma mère. - Cìaran Onyx
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