Bloody Gods
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 Muse de ma nuit ft. Billie

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Cìaran O. Washington
Cìaran O. Washington

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MessageSujet: Muse de ma nuit ft. Billie   Dim 4 Fév - 20:54


Muse de ma nuit
Billie & Cìaran

Il n'était pas forcément habitué à dormir beaucoup. Ce n'était pas forcément une originalité chez l'ensemble des demi-dieux, mais le jeune homme avait, depuis déjà de nombreuses années, instauré un système de sommeil poly-phasique. Contrairement aux êtres vivants ayant besoin d'un cycle de sommeil mono-phasique et donc de dormir entre six à huit heures de sommeil par nuit, le fils de la Terre Mère, ne dormais que trois heures trente par nuit et se permettait une légère sieste de vingt minutes durant la journée. Alors, oui bien évidemment cela ne s'était pas fait du jour au lendemain et non sans mal. Mais il avait remarqué depuis, que ses phases de sommeil en cycle court, étaient moins régis par les cauchemars en tout genre et bien plus par des rêves lucides, beaucoup moins traumatisant pour lui psychologiquement, mais également pour son corps. Le système nerveux autonome des demi-dieux était tellement mis à rude épreuves durant l'ensemble de leur vie, qu'il en était certain, que même si les monstres n'existaient pas, c'était leur système nerveux qui allait les tuer à petit feu.

Il se souvenait de la toute première fois où il s'était réveillé à la suite de son premier rêve d'elle. Cela remontait à quelques mois… Novembre ? Peut-être. Oui c'était ça. Aux alentours du quinze. À moins que cela ne soit, entre la nuit du seize au dix-sept ? Tout étant dit que cette nuit là, ils avaient fait fougueusement l'amour avec Thea et Preston. L'atmosphère de la pièce était chaude, voir même brûlante. Magnifique contraste avec le temps qu'il pouvait faire à l'extérieur. Les corps de ces deux hommes et de cette femme transpiraient le désir. À chacun de leur baiser sur le corps de l'un ou de l'autre leurs lèvres brûlantes, ré-informait les récepteurs de l'épiderme du demi-dieu qui renchérissait à son tour dans une embrassade emprunte d'extase. C'était la pulsion de vie, c'était le désir à l'état brut. Passant d'une bouche à l'autre, d'un téton à l'autre, d'un organe génital à l'autre, ils se connaissaient tous parfaitement. Ils savaient exactement comment procurer cette décharge d'adrénaline dans le corps de l'autre pour faire augmenter son désir. Celui qui les rapprochait inéluctablement de l'orgasme final. C'était toujours un feu d'artifice et surtout c'était toujours un orgasme contrôlé, afin que les trois amis, les trois amants jouissent au même instant. Cette sensation, où ils se regardaient tous dans les yeux au moment où leurs pupilles se dilataient de plaisir, ce moment d'extrême intimité ou chacun voulait transmettre aux deux autres à quel point il ressentait du plaisir. C'était tout simplement un moment encore plus important que l'extase en lui-même. Cela rendait l'orgasme plus intense, plus vivifiant. Leurs corps nus, transpirants, comme huilé afin de montrer la perfection et la générosité de la nature envers eux, ils étaient tous les trois très rapidement tombés dans le royaume d'Hypnos et les bras de son fils Morphée. Repus de plaisir. Le visage serein, calme, dénudé de toute tension. Ce soir, encore une fois Aphrodite et Éros pouvaient être fiers de leur partisan.

Trois heures à peine. C'était le temps qu'il avait dormi. Il s'était réveillé calmement pour ne pas réveiller la grecque et le romain qui étaient dans son lit. Il enfilait simplement un boxer et s'était retrouvé devant sa planche de dessein. C'était comme une sorte de rituel matinal. Comme pour se souvenir de ce qu'il venait de rêver. Comme pour graver quelque part, si ce n'était pas dans sa mémoire, tout ce que la vie pouvait lui offrir de beau. Ses amis, sa famille, mais aussi ses rêves, ses passions. C'était donc cette nuit là, qu'il avait rêvé pour la première fois de cette joie jeune femme. Un visage singulier, mais une beauté presque divine. Des yeux d'un bleu océan polynésien et des cheveux blonds semblables à des épis de blés moissonné avec soin par Déméter. Elle était belle. Sublime même. Elle était apparue comme cela dans son rêve. Elle ne parlait pas. Elle restait le fixer. Son visage et sa nuque étaient nus. Sa beauté naturelle transparaissait. Explosait même sa vision. C'était comme s'il était en plein centre-ville, que des gens autour d'elle et de lui, continuaient leurs divagations quotidiennes. Sans réellement savoir pourquoi, vers quoi. Elle était de l'autre côté. En face, complètement. Sur le trottoir adjacent. Le monde qui l'entourait était teinté de gris, tandis qu'elle était la seule à posséder des couleurs. Comme si elle était la seule à capter la lumière, comme si elle était la seule ayant obtenue les grâces du dieu au chariot solaire. Elle en était que plus belle. Elle en était que divinement plus somptueuse. C'était cela qu'il voulait retranscrire sur son papier à grain moyen, sec comme le fusain qu'il venait de prendre dans sa main droite.

Ce soir-là – enfin cette nuit là – il n'avait même pas entendu Preston et Thea se réveiller. Il était tellement absorbé par ce fameux dessin. Ils étaient habitués. Il n'y faisait plus vraiment attention. C'était habituel. Il était un peu fantasque. Il avait son âme d'artiste. Il avait ce petit « je-ne-sais-quoi » qui le rendait bizarre, hors de la réalité des autres par moment. Il s'en rendait compte. Parfois. Mais cela lui important peu. Vraiment.

Ce fut la première nuit où il rêvait de cette jeune femme qu’il ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. À chaque fois, c’était toujours le même rêve, la même rengaine. Mais à chaque fois il y avait un détail qui n’était pas présent précédemment et qui apparaissait. Comme si les dieux voulaient que son dessin soit le plus précis, le plus raccord à la réalité. La jeune femme ne parlait pas. Jamais. Elle restait là, face à lui. Comme si elle avait quelque chose à lui dire simplement avec son regard, par la pensée ou un quelconque autre moyen de communication. Il avait un jour essayer de se rapprocher d’elle, mais son réveil n’en était que plus brutal. Il avait appris, chaque nuit qu’il devait simplement apprécier cette beauté, cette douceur et ce visage pour essayer de le retranscrire le plus fidèlement possible sur ses feuilles à grain, ses feuilles à fusain.


Il ne comprenait pas vraiment qui elle était, ce qu'elle faisait là dans ses rêves. Habituellement, ses rêves étaient bien plus terre à terre. C'était un souvenir ou des bribes de souvenir. C'était des flashs entrecoupés de sensations, de bruits, de lumières, de goûts qui, très souvent, se révélaient prémonitoires. Il n'en savait jamais rien jusqu'au moment où il vivait cet instant. Mais là… Avec cette fille… Il n'avait aucune certitude. Il ne savait même pas si elle existait réellement. Il ne savait même pas si c'était son imagination toujours très riche qui lui jouait des tours. Il ne savait rien. Et pour ce garçon, qui habituellement, était rempli de certitude, qui se voulaient maître de son destin, maître de ses actes, de ses choix, de sa vie, le fait de rêver inlassablement de cette figure au paroxysme de la beauté, ne semblait pas tant que cela, le déranger. Bien au contraire.


Peu de temps après le nouvel an, il s'était une nouvelle fois réveillé avec une image encore plus précise et distincte de cette muse de nuit. Assis sur sa chaise d'architecte, face à sa table inclinée pour mieux dessiner à la lueur de cette lumière artificielle et articulée, il manipulait le fusain, comme possédé. Pour essayer de rendre au maximum grâce à ce visage, à n'en plus douter fille d'Aphrodite, songe des plus purs et plus magnifiques, directement en provenance du royaume de la déesse de la beauté et de l'amour. Cette nuit là, il n'avait pas entendu Thea se réveiller. Preston, insufflait toujours une légère brise agréable, douce permettant de rendre respirable l'air de la pièce. Cela servait toujours d'avoir un descendant d'Eole dans son entourage. La fille de Déméter avait seulement enfilé un drap autour de sa poitrine, qui descendait jusqu'à ses mi-cuisses. Cela se voyait à son visage qu'elle n'avait pas beaucoup dormi. Cela se voyait qu'elle n'était pas de ceux qui dormaient de manière entrecoupé. C'était une vraie marmotte et en dehors du sexe, elle vouait un véritable culte au sommeil. Ses pas de chat, n'avait toujours pas tiré de son état de transe le jeune homme aux yeux menthe à l'eau. Glissant sa main gauche dans la tignasse qui servait de cheveux au fils de la terre, c'est à ce moment précis qu'il fermait les yeux pour profiter de ce contact physique avec celle qui partageait toutes ses nuits. Il sentait son sexe se durcir. Il la désirait tellement, qu'il ne lui en fallait que très peu, pour qu'elle ne déclenche chez lui une réaction physique et physiologique. Et puis, il fallait le dire aussi, elle commençait sérieusement à s'y connaître la jolie brune. « C'est donc à elle que tu consacres presque toutes tes nuits maintenant ? Elle est jolie. Vraiment très jolie. C'est elle qui va me remplacer dans tes bras et ton lit ? » demandait-elle d'un air taquin. Onyx roulait des yeux et soupirait légèrement. Elle aimait bien l'embêter avec cela. Elle savait pourtant très bien que Cìaran était un homme fidèle et qu'il était parfaitement heureux dans ce couple presque unique. Elle savait très bien que ce qu'ils vivaient, tous les trois, était totalement hors du commun et que pour rien au monde il ne pouvait, ou même ne voulait quitter, lâcher cela pour une quelconque chimère onirique. Il attrapait délicatement sa main, qui continuait de lui caresser le crâne avec douceur et envie. Il sentait son cœur s'emballer. Finalement, il ne lui en fallait vraiment que très peu pour avoir envie de goûter à la chair de cette jolie demi-déesse. Lui faisant perdre l'équilibre pour qu'elle se retrouve assise sur ses cuisses, il était sûr, à n'en pas douter, que dans cette position, elle pouvait sentir sa verge se durcir de plus en plus. Le tissu de son sous-vêtement était maintenant bien trop inextensible et son sexe commençait sérieusement à se sentir à l'étroit dans ce boxer qui rendait parfaitement grâce à ses formes plus que généreuses et qui faisait tourner presque toutes les têtes. Pour seule et unique réponse, il restait la regarder dans les yeux dans un silence qui voulait lui signifier un « Ne t'inquiète pas, tu resteras la seule et l'unique !» puis il déposait ses lèvres contre les siennes. Leur respiration commençait à s'intensifier autant que le volume de sang affluait au niveau de leur cœur, de leur visage et de leurs organes sexuels. Elle se relevait avec un sourire large sur les lèvres et un regard presque coquin en coin, pour entraîner son meilleur ami avec elle jusque dans le lit. Il avait encore les mains noires de fusain, mais cela leur était totalement égal. Elle s'allongeait délicatement aux côtés de leur romain et tous les deux le réveillèrent tout en l'embrassant de toute part. Aucune parcelle de son corps n'était épargnée par les lèvres brûlantes de ses deux amants, qui le réveillait tranquillement et doucement. À croire que les trois premières fois de cette nuit torride ne leur avait pas suffit.


Tout cela se répétait sans fin, sans cesser jamais une seule nuit. À chaque nuit son détail, à chaque nuit sa nouvelle page de fusain. Il ne comprenait pas vraiment pourquoi il n'arrivait pas à passer à autre chose. Chaque soir, il savait inlassablement, qu'il avait rendez-vous avec cette inconnue. Il savait qu'il la verrait toujours à l'opposé de lui, sur le trottoir d'en face, sans avoir la possibilité d'aller la toucher, lui parler, ou même ne serait-ce que d'être à ses côtés. Tout simplement. À force, de toujours la voir, de toujours la dessiner, il avait développé cette intime conviction qu'ils se connaissaient. Alors, oui il n'avait aucune idée de son prénom. Il n'avait aucune idée de sa véritable identité, de son histoire. Mais c'était plutôt comme si… C'était autre chose. Une sorte de connaissance autre. Une forme de connaissance presque indicible, spirituelle. Quelque chose, dont les mots terriens et du langage, autant écrit que parler, manquait cruellement de volume pour exprimer réellement ce qu'il pouvait réellement ressentir. C'était…


Ce jour-là, comme à son habitude il n'avait pas dormi plus de quatre heures durant sa nuit. Abandonnant ses compères de nuitée, il leur avait annoncé la veille sa volonté d'aller faire un tour sur la côte est des États-Unis. Ni Thea, ni Preston n'était particulièrement « chaud » pour qu'il aille comme cela se promener à l'autre bout du pays seul, mais il avait fini par se résigner. Il était plutôt du genre très indépendant et libre, le fils de la Terre. Depuis très longtemps il avait repéré cette petite boutique indépendante dans l'une des rues, assez fréquentées de Manhattan. Elle vendait tout le nécessaire pour les petits artistes en herbe dont il faisait partie. Il y avait pris depuis longtemps ses habitudes et connaissait plutôt bien le gérant de la boutique avec qui il avait parfois partagé de long discours endiablé sur l'histoire de l'art, certaines techniques ou même encore des échanges d'avis sur leurs propres œuvres respectives, afin que chacun d'entre eux ne s'améliore. C'était même grâce à lui, ce propriétaire de boutique, qu'il avait eu un premier contact pour exposer une première fois ses travaux. D'abord, réticent à l'idée que de pures inconnus puisse découvrir ce qu'il faisait durant ces longues nuits où lui ne dormait pas, il s'était finalement laissé convaincre avec l'appui de Thea et Preston. Et il n'avait vraiment pas regretté. C'était à la fois intimidant, déstabilisant, stressant, mais en même temps assez grisant comme sensation. Il n'avait jamais eu la peur d'être nu ou cette sensation de pudeur, mais lors de cette exposition, ce fut la toute première fois où il avait eu cette gêne, cette sensation que tout le monde présent (et ils n'avaient pourtant pas été très nombreux) possédait des rayons X à la place des yeux et que chacun l'avait scanné en long, en large et en travers.

Il avait pris le portail qui se trouvait à l'extérieur du Mont Tamalpais. Il avait adapté sa tenue au temps qui pouvait faire sur New York City. À cette époque, les différences de températures, entre la côte Est et la côte Ouest des États-Unis, pouvaient être drastiques. Il ne devait pas se faire surprendre par ce froid glacial. D'autant plus que les portails mis à la disposition des demi-dieux étaient particulièrement rapide et efficace. En moins de temps qu'il ne le fallait pour le dire, il se retrouvait en plein cœur de la Grande Pomme. Le bruit, les odeurs, la température, le temps tout était différent ici. Et même s'il pouvait apprécier certains endroits, bien précis de cette ville qui ne dormait jamais, il se félicitait de ne pas avoir à vivre ici durant toute l'année. Cela aurait autant porté sur son moral, que sur sa condition de demi-dieux fils d'une déesse chthonienne.

Le portail ne se trouvait pas tellement loin de la boutique pour laquelle il s'était spécialement déplacé. Mais il devait malgré tout marché un petit moment. Avec toute cette foule, qui ne prenait le temps de rien, il pouvait paraître pour un touriste de base. Mais non sans mal, il venait enfin, d'arriver au coin de la rue de la boutique. Et alors, qu'il venait de jeter un coup d'œil à sa droite et à sa gauche avant de traverser, c'est là qu'il la remarquait. Enfin. Elle existait réellement. Elle était réelle. Elle n'était pas simplement le fruit de son imagination, complètement tordue, d'artiste torturé à la recherche frénétique d'une muse de plus. Non. Elle était là. Juste en face de lui. Elle ne le regardait pas encore, mais c'était exactement comme dans son rêve. L'ensemble de ce qui l'entourait venait subitement de perdre en intensité et en lumière. Elle captait toute l'attention. Elle était tout simplement divine. Elle était même encore plus belle et charmante que ce qu'il avait percevoir par le biais de ses rêves. Comment est-ce que cela était-il possible ? Qui était-elle ? Et pourquoi avait-il rêver d'elle comme ça ? Pourquoi maintenant ? Tant de questions lui bombardaient l'esprit présentement. Tant de questions sans réelles réponses. Et puis, que devait-il faire ? Rester l'observer ? Oui, bien évidemment, c'était sans doute l'un des meilleurs moyens que de passer pour un gros psychopathe de base. L'aborder et lui dire qu'il avait rêvé d'elle ? Idem, en faisant cela, il avait le droit à un ticket avec un aller-simple pour l'hôpital psychiatrique et c'était clairement mérité. Seulement, il ne se voyait pas la laisser filer comme cela. Il avait rêvé de cette inconnue durant des mois. Ou plutôt devait-il dire toutes les nuits durant des mois. Pas une seule nuit ne fut consacrée à autre chose. Même après des séances de sexes intensifs il avait rêvé d'elle. Même après des entraînements tous aussi éreintant les uns que les autres, il avait rêvé d'elle. Même lorsqu'il devait essayer de trouver des moyens de faire travailler les membres de son camp et ceux qui étaient sous son « commandement » et bien non, même là, la déesse de la nuit, qui parfois, pouvait donner des conseils forts utiles et intéressants, restait muette pour le laisser rêver d'elle.

Cette jeune femme dont l'identité lui échappait encore et dont pourtant il avait l'impression de connaître les moindres secrets. Il ne connaissait même pas encore le son de sa voix, l'odeur de son parfum ou l'intensité de son regard sur ses propres yeux. Dans le fond, il ne la connaissait aucunement et pourtant…

Il se sentait vraiment con. Totalement même. Devait-il rester là, comme pétrifier et bête devant le progrès, alors que le monde autour de lui, continuait de tourner ? Devait-il attendre et espérer qu'elle le remarque ? Mais en même temps, quelle serait la raison pour laquelle, elle le remarquerait ? Il n'avait rien de plus que toutes les personnes qui étaient présentes ce jour-là. Les bras ballant et dans un dilemme qui se révélait finalement cornélien, il restait planter là. Au pire, il avait toujours la possibilité de la poursuivre, si jamais elle avait la brillante idée de quitter son champ visuel. Il n'en passerait pas moins pour un jeune homme complètement cinglé, mais c'était, pour l'instant, la seule idée qui lui venait en tête et qui lui paraissait la plus adéquate à la situation actuelle.





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Billie Matthews
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MessageSujet: Re: Muse de ma nuit ft. Billie   Mar 13 Mar - 23:57


God’s Plan - Drake

Une soirée en sous-terrain. La musique est assourdissante et les lumières comme des flashs qui scannent chaque corps, chaque forme de la pierre, le reflets des bouteilles, des lunettes de soleil, les couleurs vivent qui brillent quand le spot ne traverse plus le boyau creusé dans la pierre. Billie se dandinait, sûrement en rythme sur la musique car elle n’arrivait pas vraiment à la distinguer. Quand les lasers sont revenus sur Billie, il y avait une silhouette qui se dessine à contre jour juste devant elle. Elle lève la tête. Il ne pose qu’un doigt sur ses lèvres et elle sent comme une vague de désir qui la brule tout entière. L’endroit est sombre, mais elle le voit nettement désormais. Il était à damner. Des yeux qui la transpercent. Il se penche, sa bouche n’est qu’à quelques centimètres de l’extase…

Le réveil fut carrément douloureux pour notre fille de Dionysos. Elle avait ouvert un oeil, eut conscience qu’elle était encore en vie et bien dans la réalité quand elle eu tellement mal aux cheveux. Elle grogna et souleva l’oreiller pour se l’écraser sur la tête. L’odeur et la matière des draps ne lui étaient pas du tout familières. Elle tâtonna alors le lit. Non, vraiment ça ne lui disait rien, mais après elle était trop souvent stone pour faire attention à ce genre de détail. Mais son lit de la Colonie restait son lit de la Colonie. Il avait imprimé ses formes et son parfums parfois trop rance d’alcool. Alors elle sentit quelque chose sous la main. Elle claquait quelque chose même, un corps, après un visage ou une épaule, elle ne savait pas trop exactement. Billie levait la tête d’un coup, car sinon elle avait peur de ne pas en avoir le courage, du moins de le perdre. Elle s’était lancée sur le premier élan qui lui venait, bancal ou non, elle osait. Elle grogna encore de douleur. Son cerveau lui avait donné l’impression d’avoir brusquement rétrécit jusqu’à la taille d’un pois-chiche. Ça faisait maaaaaaal…

Elle loucha un moment, plissa les yeux les rouvrit et s’aveugla avec la lumière du jour. Elle les refermait et se prépara psychologiquement. Un oeil lentement, puis l’autre. Non clairement, ce n’était pas sa piaule de la Colonie, ni même l’appartement de Krys sur New-York. Encore moins sa chambre de mortelle chez sa mère en Californie. La déco était douteuse et ça puait le fromage. Non, la pizza séchée. C’est quoi ça ? Un magazine cochon ? Sous un livre de comptabilité... Mouais. Il y avait quelqu’un dans le lit. Oh non ! Dis moi pas que c’est le beau mâle du rêve ??? Ah non... C’est un bébé baleine. Le gars prenait les deux tiers du lit quoi. Mais noaaaan… Pourquoi moi ? Billie grimaça en reposant la couette sur le visage de l’homme. Elle regardait la photo qu’elle venait de prendre avec son téléphone, dormant la bouche écrasée sur son oreiller, la bave séchée au coin de la bouche. C’était pour Yong, ils s’amusaient à se montrer leur pire réveil. Un rituel bizarre rien qu’à eux. Elle eut un haut le coeur. Non, peut-être qu’elle ne l’assumerait pas et supprimerait cette photo. Eh oui, à trop boire, ça arrivait et assez souvent. Ils étaient pas tous aussi beau les uns que les autres. Parfois, j’ai tellement plus les yeux en face des trous que … je me fais des belles surprises parfois. Je suis aveuglée par l’ivresse. Et aujourd’hui c’était un gros raté. Vite, que je me casse avant qu’il ne se réveille. Billie se glissa hors du lit tel un chat, sans faire bouger le moindre ressors du matelas et tenta de rassembler ses affaires. Le rituel avant la marche-de-la-honte venait de commencé.

Sa robe enfilée, les cheveux à coiffer plus tard, une bottine dans la main, l’autre au pied, son sac à main et… Sa culotte. Cela faisait un moment qu’elle tournait dans l’appartement et qu’il avait l’air de moins en moins endormi. « Merde ! » dit-elle tout bas mais très sèchement. Elle commençait à perdre patience. L’homme grogna et renifla. Le réveil était proche. Okay, tant pis ! C’est cadeau. Elle partit en courant et claqua la porte. Dans l’ascenseur elle avait reprit son souffle et enfila sa deuxième chaussure. Elle secoua sa veste en cuir qu’elle avait mis en boule sous son bras avec son sac à main, histoire de lui redonner un peu de forme et l’enfila, passa le sac à son épaule se tourna face au miroir avant poussa un cri. Elle s’était fait peur. Les portes s’ouvrirent et elle avait presque réussi à essuyer le plus gros de ses cernes de marche-de-la-honte. Une main dans les cheveux et elle espérait qu’elle était bien peignée. Eh bah non, à en voir mon ombre sur le trottoir, j’avais la coupe de cheveux qui allait avec le forfait marche-de-la-honte avec supplément gueule-de-bois. J’ai repassé ma main dans mes cheveux, mais toutes façons… Vu ma gueule… J’aurais beau être bien peignée que ça changerait peut-être pas grand chose.  

Un café acheté au coin de la rue plus tard, elle l’air beaucoup plus présentable et beaucoup moins amorphe. Dans le Coffee Shop, elle en avait profité pour se rafraichir un peu au toilette. Un peu d’eau, du papier et un crayon noir qu’elle avait très souvent sur elle, et le tour est joué. Combien de fois ça m’a sauvé la vie… Enfin presque. Elle attendait pour traverser, tenant son gobelet immense de café d’un air absent. Elle était assez éveillée maintenant et était prête à remettre le couvert. Enfin, à reprendre un verre. Elle se demandait si elle n’irait pas faire un petit coucou à Murphy et Hillel pour trouver un connerie à faire. Elle ne pouvait décidément pas rester sur un échec de beuverie.

La foule s’avança, ils pouvaient traverser. Billie mettait un pied devant l’autre sans vraiment réfléchir, elle suivait le mouvement. C’est alors qu’elle croisa un regard qui la sortit de ses pensées. Mazette ces yeux… Oh. Putain ! Non, il ne pouvait pas lui échapper. Puis ça la frappa. Comme le beau brun de mon rêve. Elle le suivait du regard tout en continuant d’avancer. Elle s’en fit presque un torticolli et finit par faire volte face et continuer son chemin en arrière. Elle avait ralenti le pas. « Heeey… » lâcha t-elle dans un état comme second. Elle plissa les yeux. Il avait l’air réel et c’était bien lui. Le brun aux yeux bleus. Là ça devenait vraiment bizarre. Mais ! j’aime quand c’est bizarre… « On se serait pas déjà vu ? » lui demanda t-elle, autant parce que c’était vrai pour elle – à moins que je délirais encore – et qu’il n’y avait pas pire phrase pour draguer. Bien lourd, tout moi... Toutes façons on passe son temps à me les sortir à moi, je vois pas pourquoi je ne ferais pas pareil Elle s’était arrêtée en plein milieu du passage piéton pour discuter. J’avais oublié rhoooo… Et qu’un neuronne d’actif devant un homme qui puait le sexe. Elle cherchait à harponner sa nouvelle proie. Celle que j’aurais du avoir !.

acidbrain



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Cìaran O. Washington
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MessageSujet: Re: Muse de ma nuit ft. Billie   Dim 22 Avr - 16:04


Muse de ma nuit
Billie & Cìaran

Il s'était mis à avancer pour ne pas paraître trop suspect. Dans cette masse, il se fondait très facilement. Pas assez pour les monstres qui pouvaient polluer l'endroit, mais pour le commun des mortels, il n'était rien d'autre qu'une être humain parmi tant d'autre. Ils se croisèrent et il ne pouvait pas s'empêcher de jeter un petit coup d'oeil en coin, à celle qui l'avait obsédé durant tant de temps, une fois qu'ils passaient l'un à côté de l'autre. Sa stratégie pour l'instant restait la même. Essayer de se faire discret et la suivre pour voir jusqu'où elle allait. Peut-être qu'il allait ainsi savoir où est-ce qu'elle habitait et donc pouvoir y revenir. Interroger l'ensemble du quartier pour avoir de plus en plus d'information sur elle. Oui, il se croyait dans un film... Mais il était totalement à cours d'idée.

Cìaran était pourtant un garçon intelligent, observateur. Il savait très souvent se dépêtrer de toutes sortes de situations. Vif, incisif. Il s'attendait à tout et ne s'étonnait de rien. C'était sans doute sa plus grande force. Mais il avait un énorme point faible : En société, il n'était pas le garçon le plus à l'aise. Et en même temps, c'était son histoire et toute sa vie qui était à l'origine de tout ça. En tant que fils de la déesse mère, il n'avait pas eu la chance de côtoyer beaucoup de monde en dehors des personnes qui étaient passés à la Chess Tribe. Et encore... Il mettait du temps avant de réussir à parler avec les gens. Il avait besoin d'un peu de temps d'adaptation, d'observer, d'analyser la situation, de comprendre pour ensuite agir comme il se devait, de manière appropriée. C'était cela, son mode de fonctionnement. Souvent décrié, souvent traité d'hypocrite, mais il s'en fichait pas mal. Les personnes qui proféraient ce genre de parole ne le connaissait pas vraiment. Et finalement, c'était ce constat-là peu de personnes le connaissait vraiment. Thea, Preston et Stone. Si peu nombreux. Mais cela lui suffisait. Il avait aussi appris avec le temps à faire un tri parmi les personnes qu'il pouvait côtoyer. Nombreuses étaient celles qui avaient plus de prétention à vouloir plaire à sa mère qu'au Fou Rouge en lui-même. Nombreux ne cherchaient pas vraiment à le connaître lui, pour ce qu'il était. Ils s'intéressaient uniquement aux possibilités de progression et d'évolution au sein de la hiérarchie de la Chess Tribe. C'était triste, mais il fallait être conscient que ce n'était pas parce qu'ils étaient des demi-dieux, que certains n'étaient pas élitistes.

Bref... Toutes ces pensées le traversaient à ce moment présent, parce qu'il savait très bien que même si la demoiselle l'obsédait chaque nuit depuis maintenant plusieurs mois, que même si elle était devenue le centre d'attention du fils de Gaïa et de la jalousie - légère, mais réelle - de ses deux amants, il allait être incapable de l'aborder. Comment ? C'était si frustrant d'être à ce point « puissant », d'avoir tant de pouvoir et finalement de posséder cette faiblesse si humaine, si futile mais pourtant si paralysante.


Il voulait qu'elle continue son chemin, pour mettre en place un plan « d'attaque ». C'était sans doute le meilleur moyen pour l'instant. Oui. C'était certain. C'était comme ça qu'il fallait procéder. Histoire de pouvoir gérer l'ensemble des inconnues - qui étaient nombreuses - aux tableaux et déterminer le meilleur moyen de l'approcher. Le meilleur moyen de l'aborder et d'enfin comprendre ce que tout ceci signifie.


Ils s'étaient dépassés. Le souffle court, le coeur tambourinant dans sa poitrine. Il commençait à avoir des acouphènes et les sons autour s'estompaient. Qu'est-ce qui lui arrivait ? Il n'avait jamais été dans un état pareil. Jamais. Même lorsque son père était mort. Même lorsque sa mère « adoptive » était morte devant ses yeux ou même lorsqu'il - brûlant de désir pour eux - avait couché pour la première fois avec Thea et Preston. Il était d'ailleurs incapable d'exprimer ce qu'il ressentait réellement, ce qui était certain, c'est que son système neurovégétatif était en alerte, totalement excité et que cela n'était vraiment pas habituel pour lui. Et puis c'est à ce moment-là. Ce moment précis de ses pensées et de sa réflexion qu'il entendait une voix. Il savait que c'était la sienne. Il ne savait pas pourquoi, ni comment, mais il savait que c'était celle de la jolie demoiselle de ses rêves. Elle l'appelait. Lui. Il le savait. Pourquoi ? Il se retournait presque machinalement. Un léger sourire - timide - aux lèvres. Il se rapprochait, le coeur battant toujours aussi fort. Sa phrase était basique, simple. Mais avec cette voix, c'était quelque chose de tellement mélodieux à ses oreilles. Il avait été incapable d'imaginer sa voix, mais de toute manière il était certain qu'il n'aurait jamais pu la faire aussi somptueuse qu'elle pouvait l'être dans la réalité. Mais lorsqu'il s'était décidé à répondre à sa première question, sa langue et sa bouche étaient devenues pâteuses, tel un lendemain de soirée « Hum.. Euh.. Je ! » STUPIDE ! STUPIDE !     « Excuse-moi... Je suis un peu.. Bref.. Ce n'est pas très important. J'ai aussi l'impression de t'avoir déjà vu. En tout cas ton visage me semble extrêmement familier. » Bravo Cìaran... Si avec une réponse comme celle-ci elle ne part pas en courant, alors c'est qu'elle est tout aussi dingue que toi ! « Je peux t'offrir un café ? Ou... Un verre ? Il est bien au moins midi quelque part sur cette planète et donc l'heure de boire un coup ! » Tu es donc soit complètement fou, soit un ivrogne invétéré... Bravo. Superbe tentative d'approche. Tu ne peux pas agir comme n'importe qui et simplement lui donner ton numéro de téléphone ?



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Billie Matthews
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MessageSujet: Re: Muse de ma nuit ft. Billie   Sam 2 Juin - 20:17


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Peut-être que Ciaran était le genre de personne à prendre son temps, le soin de bien tout observer, de glaner des informations, calculer le nombre d’inconnue et penser à réfléchir avant d’agir. Billie était l’exacte opposé et elle ne s’était pas gêné par le racoler en plein milieu d’un passage piéton. L’homme s’était arrêté et avait fait demi-tour. Réduisant la distance qui les séparait d’à peine quelques pas, il bafouilla un peu devant la demoiselle. Billie se mordit la lèvre, amusée. Elle voyait bien que le jeune homme était un peu pris au dépourvu. Elle adorait faire cette effet, elle et son côté bout-en-train, sans peur, et sans inhibition. Ciaran lui partagea cette familiarité qu’il avait aussi. Billie tiqua. « Vraiment ? » demanda t-elle à la fois avec un sourire intrigué et étonné, mais un sourire carnassier.

Les gens avaient fini de traverser. « C’est marrant. » commenta t-elle, pas du tout innocente. Il lui proposait alors un café. Elle levait son gobelet pour lui dire qu’elle en avait déjà un. Il lui proposait sinon un verre, malgré l’heure matinale. Billie étira son sourire, très étonné. « Il est bien au moins midi quelque part sur cette planète et donc l'heure de boire un coup ! » ; elle rit légèrement. Elle aimait bien son argumentation. « Toi tu sais me parler ! ».

Ils étaient seuls sur le passage, le feu était passé au vert. On klaxonna. Billie sursauta, envoutée par le regard du si mystérieux ténébreux. Ce bruit agressif l’avait fait revenir sur terre. Elle rit et l’attrapa par son haut pour le tirer vers le trottoir, avec elle. Elle fit alors un doigts au vieux dans son immense 4x4 qui l’insultait à travers sa vitre fermé. Après ça, elle reporta son attention sur l’inconnu de ses rêves. « J’espérais bien que tu me proposes quelque choses. Un verre serait parfait. » dit-elle en gigotant, faussement timide et adorable. Une séductrice cachée.

« T’as une idée d’où tu pourrais m’amener ? Vas y, épate moi. » lui lançait-elle un défi. Elle avait lâché son vêtement depuis un moment, mais elle était proche de lui, penchant la tête pour continuer de se noyer dans ses yeux, puis le dévisageait de la tête aux pieds, insatiable. Il était si beau, elle n’en revenait pas et son parfum lui donnait envie de ne pas avoir quitté son rêve si tôt ce matin. Elle n’était qu’encore plus fasciné et ne comptait pas le lâcher de si tôt. Il fallait qu’elle comprenne. Un signe ou un simple petit rêve prémonitoire ? Il y avait-il une signification à tout ça, ou s’étaient-ils simplement croisés avant et que son appétit essayait de lui envoyer des messages subliminaux. Peut importe, j’en ferais bien mon quatre heure. « Réfléchis vite, ou je me casse et je te plante ici. » dit-il avec une véracité dont on ne pouvait douter. Elle aimerait bien ne pas avoir à faire ça.

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Muse de ma nuit ft. Billie
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