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 « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander

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Hillel Davis


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Multicomptes : billie matthews ⎥ anakin lewis ⎥ lyllian-aaron mclochlainn⎥ exas
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Parent divin: Mercure
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MessageSujet: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Dim 18 Mar - 1:27

Hillel Davis
feat ashtonirwin
  • 26 ans
  • australien
  • bi
  • Mercure
  • S.P.Q.R.
Fichier n°34590 : DAVIS/HILLEL
Surnom : « Sale petit con, reviens ici ! »
Date et lieu de naissance : 7 Octobre 1992 à Sidney, Australie.
Statut civil : célibataire ou on pourrait presque dire marié à sa mère. il n’a pas trop la place pour se soucier de son « statut civil ». il a déjà donné durant sa jeunesse, ça ira...
Signes Particuliers : un bracelet d'hôpital en trompe l'œil à l'identique de celui qu'il avait porté en psychiatrie, sur le poignet droit. Histoire de pas oublier.
« love » autour de l'annulaire gauche en cursive.
Son tatouage de Légionnaire dans l'interieur du bras droit.
« Your Name » écrit sur le haut de la fesse droite. C’est pour draguer ça. il trouva ça drôle quand il fait croire à une nana qu’il a « Son nom » écrit sur les fesses et voir la déception sur le visage de la demoiselle.
Sur le coude gauche et s’étendant sur son bras, représentant le pays de son coeur : l’Australie, avec un beau requin blanc comme élément principal, puis plein d’autre chose qui le représente lui et ce qu’il aime là-bas. plein d’éléments confondus les uns aux autres et le tout à la forme d’un kangourou.
Il a aussi pas mal de cicatrice qu’il doit à sa mère ou dû à de mauvaises rencontres.

Occupation principale: Légionnaire, dans l’unité aérienne sur aigle géant. Oui, même lui le reconnait, il serait plus efficace au corps à corps, car c’est vrai mais… Il la croisé cet aigle et ce fut le coup de foudre avec cette bête. Il a un très bon feeling avec les animaux en général car habitué, mais cette volaille là ça s’est fait tout seul. Tel Hiccup avec Toothless. Il l’appelle affectueusement sa « Grosse Dondon ! ». Puis il aurait tué pour avoir le pouvoir vol, alors comme ça... Il s’est battu et a travaillé pour mériter cette place dans cette unité, c’est pour dire à quel point il était motivé. Une fois qu’il a eu ce qu’il voulait, comme d’habitude il s’est un petit peu relâché.
+ en plus de ça, il est souvent un référent/guide pour les nouvelles recrues. Il les encadre, répond à leur question, leur apprend les règles de vie et la discipline à la Légion (ça on doute qu’il le fasse correctement), leur donne parfois quelques entrainements, de base, etc... Enfin, surtout si les petits nouveaux on besoin de quelque chose, il fait parti de ses personnes à venir embêter.
Nombre d'années passées dans le camp : ça été un peu haché par moment, disons de ses 12 ans à ses 14 ans, puis n’est revenu qu’à ses 16 ans. Ensuite, il on ne l’a pas beaucoup vu entre ses 17 et 18 ans, placé le temps qu’il soit émancipé et après des absences qui se comptent en mois jusqu'à 19 ans. Après, ça s’est calmé et il est resté à temps plein, profitant de permissions pour passer du temps avec sa famille ou tout simplement parce qu’il avait besoin de respirer un peu.

Parent divin : Mercure
Pouvoirs :
+ hyper-vitesse : il a le pouvoir d’aller très vite. Il peut se déplacer vite comme bouger simplement avec rapidité. Après, il a surtout travaillé à le concentrer sur ses gestes que la course, donc il peut pas parcourir la côte est et la côte ouest des Etats-Unis d’une traite. Au grand max, il peux faire l’équivalent de deux grandes villes, mais il est H.S. à l’arrivée. Il va plus se déplacer sur des courtes distances ou pour esquiver. Par contre, question célérité au combat, c’est son dada ça.  
+ camouflage : Avec un peu d’aide, un coin sombre ou peu de lumière, un placard ou tout autre endroit confiné, de la végétation, un amas de chose, il peut se camoufler et disparaitre à l’oeil-nu. S’il se déplace, on peut voir légèrement le paysage se déformer et on l’entend s’il lui prend l’envie d’éternuer. La nuit, il est quasi imprenable au grand damn du camp.
Armes & objet :
+ deux poignards reliés par une chaine et qu’il utilise comme un nunchaku. Il peut les joindre avec solidité en tapant les pommeaux l’un contre l’autre. « Au repos » l’arme prend la forme d’un bandana qu’il noue souvent autour de la tête ou du poignet. Pour l’ ctiver il lui suffit de le torsader sur la longueur et faire un mouvement de fouet rapide. En se dépliant l’arme se dévoile.
+ deux boomerangs aux bords tranchants. Ses préférés.
+ un sachet de paillette inépuisable. Il l’a volé, en voyant la petite bourse doré, il pensait que c’était mieux que ça. Mais non, c’est juste trop nul. Si ça sert pour faire diversion : paillette dans les yeux ! Fuite.
Ton défaut mortel : sa mère.
Caractère/Anecdotes
Sa mère était la PDG d’une association, un programme de conservation des animaux sauvages d’Australie ainsi que sa faune et sa flore. Hillel a grandit au milieu des animaux et ses kangourou ont été ses premiers amis. Cela avait aussi permis de camoufler l’odeur du demi-dieu avec  toutes ces bêtes, au milieu de nulle part proche d’un parc naturel et protégé la moitié du temps. Elle a décidé de donner la main à un collègue et ami de confiance deux ans avant de préparer son fils à sa vie de demi-dieu. Elle a profité d’avoir encore un peu la tête sur les épaules pour prévoir ce genre de chose. A ce jour, Hillel aimerait s’investir dans cette association de quelques façons. Il hésite à trop s’investir, ne sachant comment goupiller ça avec la Légion – Fait du parkour et adore grimper partout, aidé par son agilité naturelle. Hyper souple et dynamique, il ne faut pas le sous-estimer dans sa détente ou ses acrobaties pour se faufiler.  Son passe-temps au Camp est de sortir ses camarades de leurs gonds et de les semer avec insolence. Il est sûrement plus doué pour la fuite que le combat. – A force de s’en prendre toujours plein la figure, que ce soit par sa mère durant ses décompensation ou ses camarades, il encaisse assez bien les coups et a une bonne endurance quant à sa tolérance à la douleur. – Déguisé en Peter Pan, il a jeté des paillettes à foison en volant au-dessus du camp, chantant « You Can Fly ». Il a du ramasser jusqu’à la dernière paillette. – Il est souvent perché en hauteur. A défaut de voler, il s’élève. Puis on le trouve moins facilement et il est moins atteignable là-haut. – Tenant de son père c’est un voleur. Cleptomane totalement inconscient, il en avait parfois assez de se retrouver les poches pleines et plein de trésor dérobé dans sa chambre en ville ou au camp. Il a même se lasser et finit par laisser des paillettes quand il vole. C’est son nouveau défi, sa signature. Ce qui est idiot c’est qu’on sait que c’est lui maintenant. Mais ça peut lui permettre de rendre les affaires. enfin quand il est d’humeur. – Vous savez comment il a découvert son pouvoir d’hypervitesse ? En se prenant un mur au camp de plein fouet. Il a voulu fuir un camarade qu’il avait énervé et s’était mis à courir, le pauvre... Parti comme une flèche d’un coup, il a atterri contre un mur sans comprendre. – est cousin avec Blake. Oui... C’est devenu un peu compliqué, surtout qu’Hillel l’estimait énormément. Il était le semblant de famille stable qu’il n’a jamais eu. Et vu comme il porte ceux qui ont quitté leur loyauté à l’Olympe, ça été dur pour lui. – Il passe son temps au camp grecs. Pour vous dire il traine trop souvent avec la bande : Zélie, Billie, Levi, Krys, … Que des grecs. – Les sports extrêmes/à sensation c’est toute sa vie. Il adore ça. Il en fait tout le temps. En fait, c’est un sportif dans l’âme, mais surtout dans le genre aventurier. Surf, kyte-surf, canyoning, rafting, kayak, wingsuit, parapente, parachute, saut à l’élastique, un sport étrange avec une corde dans le Grand Canyon, plongeons sauvages, skate, longboard, bmx, … il s’arrête jamais et aime essayer de nouvelles choses. – En plus de remplir sa vie de plein d’activité de folie, il aime aussi participer à bon nombre de festivals et événements divers : le Burning Man, les Cochella, La Mermaids' Parade de Coney Island, Sprink break, l’Oktoberfest une fois avec Billie, … Ah et la Comic On ! Il ne raterait la Comic On pour rien au monde. – Il aime jongler et passe son temps à le faire avec n’importe quoi. – Il aurait aimé faire une formation en médecine vétérinaire pour aider les animaux, ou s’investir plus auprès des enfants. Il adore s’en occuper, mais c’est compliqué... il s’arrange pour s’occuper des probatio, histoire d’ajouter un peu plus de coeur à l’ouvrage. Il dira toujours que ça l’emmerde, mais tout le monde sait bien qu’il adore s’occuper des plus jeunes. – C’est quelqu’un de très gentil, sociale et avenant, cool… mais faut pas pousser non-plus. Il peut être impulsif et violent, très mauvais. Un petit voyou. Les mortels qu’il a connu en arrivant aux US ne sont pas des enfants de coeur – Il ne faut pas croire, il se défend bien plus qu’il ne frappe le premier. Il faut dire qu’il peut être très chiant et à l’art d’énerver les gens. Il ne fait que récolter ce qu’il a semé. – Après, mieux vaut éviter de parler de sa mère pour éviter les problèmes, c’est plus prudent. – Quand la maladie de sa mère s’est déclaré, il s’est officiellement dit qu’il était temps désormais de s’occuper de sa mère à défaut qu’elle puisse s’occuper de lui. – La Légion et Jeffrey (son beau-père) lui ont fait beaucoup de bien à ce propos et il est clair qu’il a beaucoup moins à porter sur les épaules. Jeffrey maintient un équilibre entre Hillel et sa mère – Sa plus grande peur est de devenir fou comme sa mère. – Ils possèdent toujours la maison en bord de mer, proche de Sidney et il lui arrive de s’y rendre en famille ou souvent seul pour s’y ressourcer. Tout était tellement mieux là-bas, avant qu’ils ne partent pour le continent américain. Pour Hillel, tout s’est dégradé depuis qu’ils ont déménagés. – Il adore les farces qu’elles soient petites ou énormes. Même en tant que légionnaire, il continue à faire ses blagues, ses bêtises juste parce que ça le fait rire et que il adore défié l’autorité. Rien de mieux que de montrer qu’il lui est facile de faire de la merde dans leur dos. Mais bien sûr, on oublie jamais de le faire payer son insolence, et il le fait presque sans rechigner. – Il lui arrive parfois de trouver lui même ses punitions. – Il adore les One Direction même s'il ne l'avoue pas trop. Il dirait pas qu’il est fan mais c'est vrai que c’est plus pareil depuis le départ de Zayn – On le qualifierait plutôt de lâche quand il est question d’affronter des obstacles du quotidien. Par contre sur le terrain, il agit souvent de façon suicidaire et irresponsable lors de combat, S’il se concentrait plus, il pourrait être tellement plus efficace. – Il a vécu de plage, de soleil, de paysage grandiose, d’une vie cool, d’amis et de soirée simple avec feu de camp en bord de mer, musique et alcool. Pas de prise de tête. Ce qu’il aime, c’est être entouré, d’amis ou pas, mais il aime partager et les bonnes ambiances amicales. Ce qui explique qu’il est très sociale, tactile et amical. Les gens diront un peu trop familier souvent quand on ne le connait pas. C’est coooool ! c’est tout. Les amis, les gens agréables qu’ils rencontrent et avec qui ils passent de bon moment, c’est ça sa famille.
Dis m'en plus sur toi...
Prénom/Pseudo: c’est le kiwi !
Age : 28 ans
Disponibilité: quand je peux comme d'hab !
Pays : FR
Comment as tu connu BG : dc dc dc dc dc ! dc dcdcdcdcdc!
Scénario/PV ou inventé : inventé
Le mot de la fin ? : Jeremkiller 

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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Dim 18 Mar - 1:39

enfance
enfance

«The Pantaloon » by Twenty Øne Pilot

Il se penchait pour récupérer le joint qui reposait dans le cendrier. Il était sur la terrasse de la maison, les planches directement dans le sable et la mer à quelques mètres. Il se rallongea sur sa chaise longue. « La classe t’as vu ! Je t’avais dis que c’est ce qu’il te fallait. Moi je viens prendre un peu de ça quand ça va pas » dit-il en désignant le paysage et tout ce qui les entourait de ses deux bras ouverts. Il soupira d’aise et son ami resta muet à côté de lui. Il était connu pour ne pas être très loquace, or il approuva d’un signe de tête.

« Tu sais comment je suis arrivé au Camp ? Nous déjà on n’a pas de faune qui viennent nous chercher et nous accompagnent gentiment, en nous défendant corps et âmes. T’es tout seul mec ! Tout-seul. Ma mère était bien au courant de ce qui allait m’arriver à un moment, mais … Elle… ». Il marqua une pause, regardant le foyer de sa cigarette briller dans le crépuscule. « Faut que je commence par te parler un peu de ma mère et t’expliquer... Elle m’a très bien élevé jusqu’à ce que je commence à avoir l’âge de réfléchir et de l’élever à mon tour. En gros, elle a de moins en moins notion de la réalité qui l’entoure. Elle est dans son monde qui n’est que fabulation dans un esprit brisé. Et comme les problèmes ne viennent jamais seuls et sont trop souvent emmêlés dans des noeuds interminables de connerie, c’est « à cause de mon père ». Il faut bien un coupable non ? Je suis d’accord avec elle. J’ai pas envie de l’accuser elle... Elle va un jour quitter totalement la réalité et deviendra sénile. Je crois que c'est héréditaire. Scientifiquement je sais pas, mais surtout dans l'idée que les chiens ne font pas des chats. » Pause. « Tu sais des fois... je me dis que je délire complètement et que toutes ces histoires de sang-mêlé n’existe pas. » . Pause. Il regardait dans le vide puis secoua la tête pour se rassurer. Tout ça était bien vrai. « Ma mère est vulgairement ce qu’on appelle une schizophrène et elle fait une dichotomie avec ce qu’elle ressent et ce qui se passe réellement. Elle mélange les faits et les opinions. Puis elle a ses décompensations, où elle me prend pour mon père ou elle a des réactions démesurées sur des choses insignifiantes et ça fini parfois par des coups… Que je donne pour me défendre ou que j’encaisse parce qu’elle souffre et qu’elle n’est pas consciente. Sinon, des fois elle crie, casse tout, rêve de mourir et essaie de mourir. Elle oublie beaucoup aussi, elle a de sacrée absence. Elle a bien ses moment de lucidité et c’est un plaisir de la retrouver, mais ils s’évanouissent vite sous ses crises paranoïaque.

« J’ai eu une vie cool en vrai. Plage, soirées avec mes potes, mon club de surf, … Jeune, j’étais déjà intenable et profitait trop de la vie, je courrais partout, je grimpais sur le toit de la maison pour tenter de regarder infiniment loin où s’étendait l’océan sur l’horizon, je partais souvent à l’aventure aussi, ce qui a fait pousser des cheveux blancs à ma mère très jeune. » Il rit. « Et puis il y avait le parc naturel. J’adorais l’accompagner à son travail. Jamais j’ai refusé, même quand je boudais. Au moins mes amis les kangourous étaient là pour moi... Puis je kiffe les animaux. C’est de famille. Jules aussi. Soit... Ma mère a tenté de faire de moi un homme responsable, puis poli, bien élevé, me donnant ses principes en héritage pour venir façonner les miens en grandissant. Oui c’est pas encore gagné pour mon cas. ‘Fin, durant mon enfance, c’était parfait. Il n’y avait rien à changé. Par-fait… ». Il fit une pause pour finir sa bouteille de bière et s’en sortir une autre de la glacière. Il en proposa une à son ami qui refusa. Il lui en restait encore pas mal de la sienne.

« Puis j’ai grandi, mon odeur de demi-dieu était plus forte.  J’ai eu de plus en plus de problème à l’école, ou dans la vie. Des drôles de rencontre ou de situation. On me disait que c’était dans ma tête. Ma mère aussi, mais le plus souvent elle évitait le sujet avant de devenir bizarre elle aussi. Je crois qu’il y a eu les premiers symptômes de sa maladie qui sont apparus à ce moment. Lentement, et elle… » s’arrêta t-il un instant, se rappelant alors un détail qui l’avait toujours marqué. « Elle avait toujours cette phrase bizarre, sortie de nulle-part : « Il faut aller à San Francisco. C’est là-bas qu’on devrait être. ». Elle me bassinait avec ça comme une vieille rengaine, comme une voix dans sa tête qu’elle répétait sans cesse tout haut. Parfois elle avait cette peur dans le regard à vous glacer le sang. A cette période, elle me foutait parfois les boules, je me rappelle. Laisse tomber. Un film d’horreur. Sans parler des gens bizarres qui veulent te bouffer ! Bref... Puis des fois c’était New-York. Au début, je l’ignorai, je pensais qu’elle câblait. « Ouais ouais, okay » histoire que ça la nourrirait le temps que ça se tasse. Tu voulais que je lui dise quoi t’façon ? ... Je ne voulais pas partir. Ma vie était ici en Australie. Mes amis, mes rêves, mon souffle. Tout était là et je ne voulais vraiment pas partir. Sauf qu’avec le temps ça ne s’est pas calmé. C’est qu’en arrivant au camp Jupiter que j’ai compris pourquoi New-York et pourquoi cette ville fut sa prochaine obsession après S.F.. Elle voulait absolument le revoir, au moins une fois. Elle me disait toujours qu’elle aimerait aller aux U.S. car « c’est là-bas qu’ilest. ». Je ne le savais pas encore qu’elle était fêlée. Je lui ai demandé : « Hey ! M’man, tu réfléchis un peu ? Ce serait pas trop risqué. Y'a pas de parc à kangourou là-bas. ». Et elle m’a répondu : « y’a plus de parc à kangourou mon chéri. » j’ai su que c’était le début de la descente-aux-enfers. Aussi égoïstement que je suis venu au monde, elle a décidé qu’on partirait, « San Fransisco, c’est là que tu dois être… Mais je veux aller à New-York ». » dit-il d’un air absent, cette phrase levait de lourds souvenirs. « De longues discussions sans queue ni-tête. J’aurais du le voir venir que ça allait être le bordel…

« Soit, arrive alors ce jour si important dans ta vie de demi-dieu » commença t-il son discours avec passion, les yeux porté sur les étoiles et la mains sur la poitrine. « ... et que t’aurais vraiment aimé qu’on t’y prépare… » laissa t-il trainé pour laisser la place à  l’espoir d’une grande destinée qu’était celle d’un demi-dieu. Il afficha brusquement à la tête la plus blasée du monde. « T'sais pas ce qu’elle m’a fait ma mère ??? J’étais le genre de gamin paumé, en pleine crise d’ado et j’en voulais à ma mère. Je me suis enfermé dans ma chambre les 24 heures avant notre départ. Mec… J’ai pleuré toute les larmes de mon corps. Elle me disait que ce n’était qu’un voyage quand je lui posais des questions enfin… une seule : « mais POURQUOI ? » et elle restera la question dans l’enchainement de ma vie-de-merde. Elle avait l’air d’un robot... » reprit-il alors. « Ce n’était qu’un voyage qu’elle me disait, mais j’étais pas con, je voyais bien qu’elle préparait un départ avec un grand D. C’est vrai qu’au début ce n’était qu’un voyage. Puis la troisième fois que je suis rentré chez moi, mon « chez moi » était un petit appart’ sur le sol américain. J’avais mal commencé ma tendre jeunesse et à partir de ce moment c’est allé de mal en pis. Et encore, je passais le plus clair de mon temps à la Légion, donc ça limitait les dégâts. Bref… » fit-il une pause pour écraser son joint et l’échanger contre sa bière bien fraiche. Il soupira légèrement et reprit.

« On est arrivé à San Francisco, dans une chambre d’un vieux motel bien miteux. Et donc ce jour arriva. Elle ne m’a rien dit. Juste elle m’a foutu dehors. J’avais douze ans ! Elle m’a foutu dehors… Déjà, j’ai bien voulu la suivre dans ses obsessions, on était enfin à S.F. depuis le temps qu’elle m’en parlait ! Et puis c’moche ! Dès le deuxième jour, ma mère m’a poussé hors de la chambre d'hôtel et elle m’a dit de « trouver un truc ». C’étaient ses mots. La phrase entière avant qu’elle ne me jette était : « tu dois trouver un truc… ». Débrouilles-toi mon loulou ! Un truc… T’imagine à 12 ans la gueule que tu tires quand on te dis ça. Elle ajouté que j’allais « l’entendre et savoir », il fallait que j’écoute. Elle a fermé la porte sans donner plus d’explication. Je pensais qu’elle avait encore une crise de folie. Que peut-être une sorcière contrôlait son esprit. Ça me rassurait de me dire ça... Je suis alors allé me balader tout seul dans la ville. C’était devenu une habitude d’exécuter ses délires, ça occupait le temps qu’elle se calme.  J’ai rien trouvé, ni compris, ni entendu…  J’ai visité. Quand je suis revenu le soir, elle était partie. J’ai vraiment cru que mon coeur s’était arrêté. J’ai tout fait, en commençant par paniquer, puis hurler, pleurer, frapper la porte à n’en plus sentir mes mains, demander à tout le monde si on avait pas vu ma mère. Puis j’ai fini par fouiller le sac à dos qu’elle m’avait donné. J’avais la dalle. Il y avait une lettre dans une enveloppe avec une liasse de billet. « Je suis désolée mon chéri, tu as une vie à vivre et je crois que j’ai pas la force de t’en parler, ni de t’accompagner. C’est à toi seul d’y arriver. Je t’ai laissé des sous. Dès que tu trouveras, tu reviens à Sidney quand tu pourras. Je t’attends. Je t’aime mon chéri, et je t’attendrais, je te le promet. Tu seras en sécurité là-bas. p.-s. : je suis la pire mère du monde je suis désolée. Mais je peux pas. ». LA-BAS ? Mais c’était où « là-bas » ? J’ai cherché partout une adresse cachée dans mon sac, mais rien. J’ai pris trois jours et deux nuits à trouver, la peur au ventre de me faire piquer mon fric ou égorger, ou les deux ! Elle était complètement malade ! Mais ! Elle avait l’air tellement lucide à ce moment, dans sa lettre... et c’était tellement incroyable que j’ai continué à chercher pour lui faire plaisir. Il s’est avéré que c’était vrai, j’ai entendu comme un murmure dans ma tête. Merde ! La sorcière dans la tête de maman me parle, m’étais-je dis. J’ai pris du temps à l’encaisser… où les enfants sang-mêlés devaient aller. Je suis resté sur le cul quand j’ai vu. Je me suis posé tellement de question comme : « Ma mère est entrée dans une secte… ». C’était horrible… La Maison de Lupa quoi ! Par contre, le camp romain, c’est des fou-furieux... Vous, vous êtes à la Colonie, j’vous le dis. C’est pire qu’une maison de redressement en fait. Bon, j’ai pris le temps de m’y faire et maintenant, je ne me passe presque plus de cet endroit. J’y suis bien et je me sens en sécurité. ». A ces paroles son ami approuva d’un signe de tête. « C’est ma deuxième maison. Ma première elle est en Australie. J’ai un endroit où j’ai une place et je me sens exister. C’est même plus qu’une maison, La Légion c’est une famille.

« Et… J’y suis encore plus attaché depuis que j’ai été retiré de la garde de ma mère. J’y trouve désormais un vrai regufe. C’était pas facile le Camp Jupiter au début. J’ai passé mes épreuves, je commence à me faire de vrais potes, à trouver comment faire le couillon… Deux plus tard, bim ! Je me fais choper par les services sociaux. Ma mère déclarée « folle » et négligeait la santé et la sécurité de son fils. J’aurais moins fait le con aussi, on m’aurait pas mis la main dessus aussi facilement et senti qu’il y avait anguille sous roche. Pourtant, je la couvrais, je disais que les bleus, c’est parce que je me battais avec des gens à l’école. Ce qui était aussi vrai techniquement avec les entrainements au camp. Non, ça n’a pas marché. Je suis retiré des bras de ma mère et replacé deux fois chez un oncle et une tante dont j’ai eu connaissance qu’à cet instant. Elle me parlait tellement peu de sa famille, je pensais que nos cousins américains étaient un peu une légende. Bref. Puis j’ai réussi à revenir auprès d’elle car elle se faisait suivre. Je reprends mes occupations de légionnaire et là, c’est moi qui fout la merde et ça recommence... Je m’en suis pris au psychiatre qui s’occupait de ma mère, car je trouvais qu’il l’internait à tort et à travers. Et c’était vrai ! Il le faisait à tort et à travers. Puis à dix-sept ans ça recommençait : la famille-par-défaut, en passant par le service de psychiatrie. J’aurais pu retourner à la Légion, mais… Elle se battait tellement pour me récupérer car j’étais tous ce qu’elle avait et elle était tout ce que j’avais moi. C’est tout. Je me devais de la soutenir et d’être là pour lui courir dans les bras une fois qu’on se serait retrouvé officiellement sur les papiers. Je... J’admire sa force. Car elle s’est battue contre les lois pour avoir son fils mais aussi contre sa maladie jusqu’à ce qu’elle soit sûre que je puisse me gérer tout seul, pris en main par la Légion. Elle a fait ce qu’elle a pu et c’est pour ça que maintenant, c’est moi qui m’occupe d’elle. Elle est tout ce que j’ai. » avait-il finit ses confessions. Il but une goulée de sa bière pour s’hydrater. C’est que quand il commençait, c'était un vrai moulin à parole. Il adorait les grands discours. Vous n’imaginez pas la salive qu’il peut gaspiller pour plaider sa cause. Il déglutit bruyamment et marqua son soulagement d’avoir la gorge beaucoup moins sèche. « haaaaa… »

« Tu vois, y’a pas que toi qui vit de la merde ! » dit-il innocemment et partant d’un bon sentiment. Anakin tourna la tête pour le regarder, la bouche grande ouverte et outré. « C’est pas une compétition… Mais t’es vraiment trop con des fois. » soupira t-il. Cela méritait de lui partager ça de vive voix. Il souffla et se leva pour abandonner Hillel sur la terrasse et trouver un lit. L’Australien l’avait suivit du regard, perdu. Il ne comprenait pas. « Je crois que j’ai encore dis une connerie moi… » dit-il en ignorant vraiment ce qui aurait pu ne pas passé. A la base, il avait invité Ani à passer du temps dans sa baraque à Sidney pour lui remonter le moral après la « rupture » qu’il avait fait avec sa mère. Oui c’était un peu maladroit mais voilà. Ouais... parfois j’tais un peu con...


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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Dim 18 Mar - 1:40

Maman
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« Mom » by Meghan Trainor

Il y a environ six ans, deux semaines avant sa permission.

Hillel était dans un coin isolé du quartier des légionnaires. Il avait envoyé un iris mail à sa mère qui avait reçut l'appel non sans un sursaut. Elle le lui reprocha avec humour et une humeur bon enfant. Son fils ne la partageait pas. Ce qu'il avait a dire n'était pas facile et il avait le coeur lourd. La mère le sentit et sa voix se brisa alors : « Qu'est-ce qu'il y a ? »  
« On m'a sucré ma perm' m'man j'vais pas p'voir v'nir à la fin de la s’maine... » finit-il par lâcher après un long silence à découdre un fil qui dépassait de l'ourlet de son t-shirt.
« Mais pourquoi ? Il faut que tu leur dise qu'ils n'ont pas le droit de faire ça. »
« Si m'man ils ont le droit. J’ai fais trop d'connerie. C'est juste r'poussé jusqu'à nouvel ordre. J’vais tout faire pour qu’on écourte l’sanction. J’te promets... »
« Tu mens !!! Dis le que tu ne veux pas m'voir ! Qui voudrait rester avec moi après tout ?! T’es comme ton père !!! » s'emporta t-elle soudainement, sa voix résonnant dans la chambrée. Il la laissa se décharger et restait le plus impassible du monde alors qu'elle était passée aux insultes. L'échange se finit promptement de la part de la mère qui lui reprochait de l'abandonner – c’est la meilleure celle là ! – de vouloir passer plus de temps au camp et pas avec elle – peut-être – et qu'elle ne voulait plus le voir vu qu'il avait l'air si peu soucieux d'elle.

Il profitait alors de sa permission. Il était à San Francisco, dans leur ridicule petit appartement. Je ne supporte pas cette baraque ! Il avait passé deux jours où sa mère ne lui a pas adressé la parole, ou alors de temps en temps et elle se rapellait vite qu’elle lui en voulait et lui faisait de nouveau la tête. Elle avait toutes les excuses du monde pour me faire la tête toutes façons. Elle est persuadé que je ne veux qu’une chose : la faire souffrir. Le plus con dans l’histoire c’est que c’est moi qui souffre. Elle aussi, mais elle a pas trouver d’autre façon de l’exprimer qu’en s’en prenant à moi.

Le quatrième jour, elle s’était un peu plus adoucis et accoutumé à la présence de son fils à la maison. C’était plus tranquille, mais ça ne le restait jamais longtemps. Surtout pas après la crise qu’elle avait fait par iris-mail. Elle avait insisté avec cette histoire et lui reprochait son comportement, saisissant qu’il avait été puni quand on lui avait refusé sa permission. Elle voulait savoir pourquoi, ce qu’il avait fait mais il ne lui répondait pas. Il n’en avait pas envie, pas maintenant. Il tournait sa cuillère dans son café en l’ignorant. Elle en rajouta en disant qu’il l’avait puni elle aussi par sa faute et son irresponsabilité. Elle voulait une réaction de son fils, mais il continuait de serrer les dents et ne rien dire. « J’ai frappé un gars là-bas... un peu trop fort. » avait-il fini par aboyer. Et elle l’incendia. Il s’était retenu de préciser car c’est parce qu’il avait manqué de respect à sa mère. Hillel, accablé et asséné par les remontrances de sa mère, il finit par lui répondre sèchement et avec vulgarité. Il était épuisé et c’était sortit tout seul. La tasse de thé chaud qu’elle m’a balancé était partie-toute-seule aussi.

Il avait mis le bras devant pour parer le projectile dans un triste réflexe. Ce n’était pas la première fois qu’elle lui lançait quelque chose. La tasse se brisa sur le carrelage. En quelques secondes, le voilà recroquevillé dans un coin de la cuisine. Il ne voulait pas en arriver là et il évitait au mieux les claques de sa mère, le temps qu’elle se calme. « T’es qu’un menteur et un connard comme ton père ! » lui avait-elle hurlé après une vague de jurons, de menace et un peu de tout ce qu’elle pouvait lui reprocher. Il encaissait les coups jusqu’à ce qu’il ne tienne plus. Il repoussa violemment sa mère qui accepta encore moins son attitude et le gifla. Il l’avait vu venir alors, il tourna la tête pour amortir le choc, l’attrapant sèchement par l’épaule pour la maintenir à distance. Elle le réprima en le cognant, le poing fermé par un instinct de colère pure, l’abattant comme un marteau au-dessus de l'oeil. Celui là, il ne l’avait pas vu venir.

Il la poussa de nouveau et avec tellement de force qu’elle valdingua jusqu’à l’évier. D’un pas déterminé, il s’approcha et l’empoigna par le bas de son visage. L’étau était puissant et une douleur lancinante commençait à irradier la mâchoire de la femme. Son regard était noir et il serrait les dents de rages et de désespoir. « Hillel stop ! … Arrêtes. ... J’ai dis : STOP. » fit la voix autoritaire et ferme de leur voisin. Il avait été alerté par les bruits et possédait un double de l’appartement. Il intervint rapidement en séparant le fils de sa mère avant qu’il n’ait un geste regrettable. Cette dernière essaya de se jeter sur son fils en l’accusant de vouloir lui faire du mal mais Jeffrey la tenait fermement dans ses bras. Hillel la jaugea, les larmes avaient ravagé son visage. J’avais tellement mal. A chaque fois qu’elle faisait ça. C’est indescriptible la douleur que ça m’inflige. Mais c’est pas de sa faute… C’est pas de sa faute. Mais c’est pas de la mienne non-plus ! Hillel préféra quitter la cuisine et s’isola dans sa chambre. Après avoir calmé la femme, Jeffrey monta voir le jeune-homme pour discuter. A cette époque, il n’était qu’un voisin qui s’était pris de compassion puis d’affection pour cette famille peut-être compliquée mais avec le coeur sur la main. Depuis qu’ils étaient arrivés à San Francisco, il avait un peu ce rôle d’intermédiaire paternel entre les deux protagonistes. Il était simplement là pour eux. Hillel s’était montré parfois insolent avec lui, mais les mots que Jeffrey lui avait dit dissipèrent cette envie destructrice que ce soit envers lui même, sa mère ou le mobilier.

Hillel quitta alors la maison, laissant sa mère sous la tutelle de Jeffrey pour se changer les idées. Il en profiterais pour aller chercher la commande de traitement de sa mère au magasin. Ce qu’il n’avait pas prévu, c’est qu’il rencontrait son père ce jour là, au milieu des boites de céréales et autres sachets de brioche. Le dieu Messager n’eut peut-être pas l’accueil qu’il espérait de cette rencontre. Voilà comment leur court échange s’était finit :  «  Tu t’es pas dis qu'si je t’ai jamais appelé ou prié c’est qu’il y avait une raison ? Dégage. J'm’en fou. J’pas envie d'savoir qui t'es, Wiki ma d'jà tout raconté… Si j’ai une question comment on peut être aussi con pour mettre en cloque une folle ? T’as pensé à la vie d'gosse après ?! Et moi t'm’as demandé si j'voulais v'nir au monde avant d't'la faire ?!! » avait-il légèrement hurlé malgré lui. Finalement, il en avait des choses à lui dire et lui avait jeté la moitié du rayon en pleine poire pour ponctuer ses paroles. Il jetait un oeil au boite de médicaments qui avaient roulés sur le carrelage de supérette après avoir glissé lorsqu’il s’était agité avec colère. Elles s’arrêtèrent aux pieds du dieu. Un jeune couple, dont la femme dans ses derniers mois de grossesse s’était arrêté, le caddie déjà embranché dans le rayon. Ils finirent par faire demi-tour avant de prendre du pain plutôt que des céréales pour le petit déjeuner. «  C‘tait pas à moi de la gérer. C’tait pas à moi d'me gérer. J'sais pas ce que tu veux, mais disparais. J'suis pas le bon fils. Je suis pas celui qui rêve de te voir. J't’en veux même pas… » mentit-il à lui même. Je vous en veux à tout les deux de m’avoir fait naitre. J’ai jamais demandé cette vie. Entre toi qui procrée à ne plus te rappeler le nom de tes enfants ni même le nombre. Et elle, de ne pas avoir pu se remettre de son idylle hypocrite avec toi.

Il s’approcha de Mercure et prit tout son courage pour le regarder de haut avant de s’agenouiller et récupérer les flacons de cachet qu’il glissa un à un dans ses poches. « Pourquoi tu t’es senti obligé d'me parler et d'me le dire… » avait-il murmuré alors qu’il se relevait une fois la médecine hors de prix récupérée, puis Hillel tourna les talons.

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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Dim 18 Mar - 1:41

Légion
Légion

"awkward moment" by San Cisco

Un jeune homme arriva, le visage encore bien marqué par la fatigue. Son sommeil fut trop court. Il rejoignit un camarade qui était stoïque devant l’écurie. Il se frotta le visage, les cheveux hirsutes et baillait à s’en décrocher la mâchoire. Un chef de cohorte, venait de sortir expressément le légionnaire de garde de son lit aux aurores. A peine de quoi prendre le temps de s’assoupir, ni-même de se glisser confortablement dans ses draps.
« Qu’est-ce qu’il y a… ? » commença celui dont le repos l’attendait ardemment. Son camarade ne le regardait même pas, les bras croisés de colère et les pieds bien ancrés au sol. Sa veine temporale pulsait avec une rage silencieuse qui débordait dans son regard noir. Il lui lança simplement un signe de tête vers l’écurie. Le plus mal en point tourna lentement la tête et resta interdit. Il lâcha plusieurs jurons : « … l’enfoiré ! » 
« Hillel » soupira l’autre. « Va me le chercher. Clairement tu vas aussi payer pour la forme d’avoir laissé passer ça. Mais comment t’as pu laissé passer ça ?! » fulmina le centurion.
« Mais je sais pas ! » dit-il, se sentant coupable et agacé que ça tombe sur lui cette fois-ci. « On préviens un centurion ? »
« Non, à voir s’il pourra tout nettoyer avant que l’un d’eux vois ça. Tant pis pour sa gueule. Enfin, on va prendre cher aussi, je le sens… Puis franchement, on va juste passer pour des cons. » soupira le plus haut gradé avec exaspération. « Va m’le chercher ! » ajouta t-il plus sèchement.
Le repos n’était pas pour tout de suite. Il partit, le pas trainant jusqu’à sa caserne. Celui qui venait de commencé sa journée restait devant les écuries à observer l’oeuvre du fils de Mercure. Les pégases tranquilles dans leur box arboraient tous une carotte sur le front tenu par du fil de cuisine. Une banderole pendait sur la corniche en bois qui bordait la toiture de l’enclos. « Contre la tyrannie de l’étalon ailé. Place à la douceur et l’insouciance des licornes ». Le centurion jaugeait sa bêtise presque avec admiration. Tout se mal qu’il s’était donné, ne serai-ce que dans le soin créatif qu’il avait mis dans sa banderole. « Il se fout juste de notre gueule… » se fit-il la réflexion pour la énième fois. Les centurions et leurs seconds étaient largement visés dans son message. Il avait presque envie de sourire, mais ce genre d’attitude et de blague ne passait pas à la Légion. Malheureusement moins ça passait et plus le jeune-homme mettait de l’énergie à braver les interdits. Et dire qu’il servait de référent pour les nouvelles recrues pour les aider à respecter les règles et la discipline entre autre. C’était juste pour leur montrer qu’il était capable de le faire sans que personne ne le voit venir. Il était libre. Personne en ce monde ne lui dictera sa vie. Il signait même ses actes et les assumait pleinement en général. Il ne supportait pas non plus qu’on ne remarque pas ses fourberies. Ils ne savaient plus quoi faire avec lui. Dès qu’il avait pris ses repères à la Légion, il ne s’est jamais arrêté. Pourtant on prenait soin de le sanctionner à chaque fois. Parfois même très durement ce qui le calmait mais jamais éternellement. Il avait fait ses années obligatoires et il était resté quand même par masochisme ou provocation, pensaient parfois la plus part des guerriers qu’il exaspérait par son attitude. C’était bien plus compliqué, il n’y avait pas que ça. Non, le jeune-homme en avait juste besoin. La Légion lui était précieuse comme soutient moral. Et ses bêtises, c’était sa façon de se sentir vivant. De vivre pleinement tout simplement. Cette autorité qu’il réfutait lui a cruellement manqué durant son enfance, seulement élevé par sa mère qui avait fait ce qu’elle a pu, mais décidément pas assez. Mère qui depuis la naissance de son fils vit sa raison se gangrener par la maladie. Pour sa mère, ils le savaient aussi.

Quelques minutes plus tard, on tirait le grand gaillard devant l’écurie. Il freinait des quatre fers en se plaignant qu’il était fatigué, juste pour se moquer de son frère d’arme qui avait été de garde. Il se mettait en scène, sachant très bien pourquoi on l’avait sorti du lit si tôt. Ou tard. Il pensait être réveillé plus hâtivement. Il a pu se reposer du sommeil du juste au moins trois heures. Son supérieur direct ne releva pas à ses provocations. Ce n’était jamais méchant et ils avaient appris à ne plus entrer dans son jeu. Du moins, ils essayaient. Le fils de Vulcain poussa sèchement le demi-dieu vers le second qui n’avait pas bougé. Hillel trébucha, faisant quelques pas maladroit avant de se redresser et se tenir droit, accentuant sa carrure qui n’était pas entièrement négligeable mais surtout il le dépassait d’une tête et demi ; le second n’était pas très grand. Il affichait un grand sourire, imitant la posture bras croisé de son supérieur, comme un reflet mais le jaugeait du coin de l’oeil. Il fléchit légèrement les genoux. Pour être à sa hauteur, c’était gentil ! Je ne voulais pas qu’il soit en position de vulnérabilité.
« Mais ! P'quoi ??? ... on m'réveille d'si bon matin ? » dit-il de sa voix chantante.
« Nettoie tes conneries » siffla la voix du centurion entre ses dents serrés devant l’énergumène qui se moquait de lui par son attitude.
« Lesquelles ? Les draps c’t'une fois par s'maine non ? » continua t-il de se payer ouvertement sa tête.
« Je parle de ça !!! » vociféra le jeune homme perdant patience après lui avoir claqué l’arrière de la tête avec force. Il le saisit par l’arrière de son col et lui fit faire un pas vers l’écurie en le poussant.
« Aaah çaaaa ! » s’exclama t-il en jouant les ignorants et se massant le crâne. « C’est beau hein ! T’d'vrais le laisser au moins pour la journée. C’drôle rhooo ! Un sourire ça fait toujours d'bien pour commencer la journée et ç'motive les troupes ! »
« Dépêche toi avant qu’on le voit. T’auras pas le mérite d’atre vu. »
« Mais c’est quoi ça ? » fit une voix féminine qui s’approchait avec un confrères de sa cohorte. Lui était déjà mort de rire.
« Trop tard ! » répliqua Hillel en haussant les épaules non-coupable avec un sourire fier, prêt à se protéger d’un nouveau coup.
« Dépêche toi je t’ai dis » soupira le chef de cohorte. « Je te colle de corvée de fumier trois mois en comptant que tes jours actifs. Nettoie tes bêtises avant qu’un Centurion le voit car je te préviens, je le laisse t’achever. Ils vont te supprimer encore une fois tes perm’… Mère folle ou non. »
« Retire ça ! » siffla à son tour le fils de Mercure qui avait brusquement attraper le fils de Mars par le bras pour lui faire face.
« Nettoie » lui ordonna t-il calmement sans sourciller, une lueur mauvaise dans les yeux. Le fils de Vulcain était resté aux auget au cas où il devait intervenir. Hillel avait agacé le second de si bon matin, et ce dernier était bien content d’avoir frappé là où ça faisait mal. C’était petit, mais il fallait voir ce qu’ils enduraient parfois avec lui. Hillel finit par lâcher son collègue et prit son élan vers le haut de la corniche. Un pied sur le bord d’un box, il s’élança légèrement en arrière et attrapa le bord de la toiture. Il prit le coin de sa banderole et courut sur les planches de bois qui abritaient les animaux des intempéries, puis redescendit d’un bond gracieux et agil, la chute en tissu qui suivait son mouvement aérien. Revenant vers le centurion, il lui plaqua la banderole roulée en boule contre le torse : « J'peux pas la jeter, elle a trop d'valeur sentimentale… Fais le s’te plait » prit-il un faux air attristé.
« Tu m'as pris pour qui ? » claqua la voix du supérieur en imitant le geste d’Hillel, lui redonnant fermement la banderole. « T’as pas fini de me faire chier !? »
« S'tu l'fais pas j'la garde et j'l'accroche au-d'ssus d'mon lit » répliqua t-il avec un grand sourire fourbe et le centurion le lui arracha des mains avant de la déchirer pour qu’elle ne soit plus du tout exploitable. Des demi-dieux arrivaient lentement, formant une foule toujours un peu plus grosse. Hillel était entré dans la grange. Le centurion tenta de disperser l’amas de légionnaire qui venait admirer ses prouesses.

Cette blague allait encore faire le tour du camp, comme son numéro de « Peter Pan ». Sa farce la plus célèbre. Armé de collant verts et d’un déguisement, son un stock de paillettes dorées infini, il arriva au milieu du Champs de Mars en volant grâce à des chaussures ailées qu’il avait emprunté sans permission. Il planait au-dessus du sol en jetant des paillettes par poignée en plein entrainement, chantant à tue tête de son accent de campagnard australien : « You can fly ! You can fly ! You can FLYYY ! ». Il fut rapidement attrapé et plaqué au sol sans ménagement. Il dut ramasser jusqu’à la dernière paillette. Ca lui prit une semaine. Ce fut une de ses punitions la plus marquante. Sur le coup, ça l’avait calmé un bon moment. Maintenant, il s’arrangeait pour ne plus avoir de choses aussi petites et nombreuses à ramasser que des paillettes. Pour ce genre d’ânerie, Hillel ne manquait pas d’inspiration. Il perturbait le camp et le ponctuait d’un peu de légèreté, ce qui par contre manquait cruellement à La Légion à son humble avis. Il avait même quelques admirateurs.

Puis Hillel ressortit de la grange levant le doigt pour signifier qu'il avait quelque chose d'important à dire au centurion.« On risque d'voir un soucis au fait pou' l'nettoyage des écuries. J’l'fais quand ? La matinée j'fais le baby-sitting des probatio » fit-il allusion aux entrainements basiques qu'il devait leur donner cette semaine.
« Bah le soir après tes entrainements » lui lança le second pas du tout gêné par ce détail.
« Nope j'nettoie les arènes d'combat. T'sais, pour avoir sécher les entrainements. »
« Après alors... Te cherches pas d’excuse. » dit-il, commençant par être agacé. Il voyait bien qu’Hillel commençait ses habituelles négociations.
« J'suis d'garde à partir de ce soir... »
« Tu fais chier » claqua t-il sa langue, maintenant exaspéré de voir qu’il y avait vraiment un soucis ; trop de punition. « C'est dingue ça. Dis t'en a pas marre de perdre plus de temps à réparer tes conneries plutôt que d'exploiter tes talents de légionnaire ? »
« T'veux vraiment qu'on parle encore d'ça maintenant... » soupira Hillel.
« Tu gâche tellement tes capacités à faire de la merde » continua t-il sans même écouter le fils de Mercure. « Tu t'en fou ou quoi ? … ».
Hillel le laissa parler et continuer ce sermon qui n'avait pas l'air d'en finir et il le connaissait par coeur. Beaucoup de personne le lui ont dit ; ses chefs de cohorte les premiers, dont lui un bien milliard de fois et même un centurion. Lorsque le fils de Mars eut fini, il lui annonça qu'il ne s'occuperait plus des plus jeunes mais des écuries finalement. Hillel lui fit une révérence « M'ci ! 'fin je vais m'occuper d'gens qui en valent la peine » fit il référence aux pégases face aux nouvelles recrues. Le second se retint de lui donner un poing sachant pertinemment qu'il se moquait de lui. Hillel s'occupait très bien des jeunes et ça lui permettait de garder le rythme vis a vis de ses entrainements ainsi que de s’investir. Même ça il le gâchait. Il avait un si bon feeling avec les plus jeunes. S'il avait insisté le supérieur lui aurait laissé cette tache et l’aurait émancipé du nettoyage des arènes. Puis l'immense gaillard retourna dans les écuries.

Le centurion secoua la tête là entendant d'ici le légionnaire parler avec plus d'humanité aux pégases qu'il ne pouvait parfois le faire avec ses compères. Pour le supérieur du camp ce garçon gaspillait son énergie. Pas simplement en tant que demi-dieu mais une personne avec des ressources qu'on ne pouvait négliger. Passionné, endurant, dévoué à ses principes et surtout déterminé avec une rage qui pouvait lui donner des ailes. Déjà tout jeune lorsqu'il était arrivé à la Maison de Lupa il n'avait pas manqué de force et d’énergie pour vouloir s'échapper de l’inconnu. Tétanisé par la peur, il s’est battu sans relâche. Quand il est arrivé à la Légion, ils ont du être deux pour l'attraper et le calmer. Il était bien secoué. Il ne connaissait pas lui-même ses capacités comme son agilité et ses réflexes de sang-mélé, ses pouvoirs ne s’étaient toujours pas manifestés. Il a été soutenu, aidé, accompagné et contenu par la discipline qu’il réussit à accepter situation rapidement.

Rapidement, Hillel avait prit confiance en lui et aspirait à être cette nouvelle personne qui s'imposait à lui : un demi-dieu. Il se donna, fier de ses capacités et de ce sentiment d'invulnérabilité qui s'alliaient parfaitement à sa crise d'adolescence qui naissait doucement en lui. Sauf que déjà il avait donné un aperçu de sa personnalité, faisant presque honneur à son père qu'on avait vite deviné alors que Mercure prit un peu de temps à le reconnaitre. Épuisé et indolent il fut quand même ému par le rituel du tatouage qui le faisait entrer dans un groupe... Une nouvelle famille. Il s’est construit entre l'étonnement de certains jours à se surpasser et grandir d'expérience et l'exaspération de ses rebellions et ses bêtises, ses sanctions. Ceux qui on dut le chaperonner se disaient trop souvent qu’il pouvait tellement exploiter sa bêtise autrement. Il s'était montré très futé déjà lorsqu'il découvrit ses pouvoirs surtout celui de la vitesse. Il a su exploiter ses talents autrement que pour courir. Il en usait tout d'abord dans des mouvements courts de pour les combats dans les esquives ou les coups. Ou alors de créer des nuages de fumée en courant en cercle dans le sable par exemple. Non pour ça il ne manquait pas d'idées. Pour ce qui était de son pouvoir de disparition ce fut un drame à la Légion car forcément il l'utilisait pour ses farces ou échapper à ses supérieurs et ou ses punitions. Une nonchalance qui fit vite sa réputation.  

A ce jour, Hillel était le même, plus fort, plus assuré, et on pourrait même dire investi. Comme d’habitude il pouvait parfois tout démonter lors de ses entrainements, mais c’est quand il voulait bien s’y mettre ou simplement s’y rendre... Enfin, il est vrai qu’il y va plus régulièrement, car il aime être « trop fort » et qu’il faut se préparer pour encastrer la gueule des traitres. Il excelle au corps-à-corps grâce à ses pouvoirs. Il pouvait faire un vrai carnage. Rien qu’à main nue, il est capable de vous faire encaisser une dizaine de coup en moins de trois secondes. Mais ce qu’il préférait de loin, c’est les coups bas, tapis dans l’ombre, il sort de nulle part pour vous assener de frappes rapides et parfois lethales avant de disparaitre à nouveau. Son terrain de prédilection sont la forêt ou les bâtiments et la nuit il est presque imprenable. En vrai, il adorait ça, les combats, les batailles surtout en entrainement ou autre « jeux » qui devaient les poussés à se surpasser. Il est rebelle, fumiste mais pour rien au monde il quitterait la Légion. Il s’y sent utile et ça lui occupe l’esprit. Ce n’était pas pour rien qu’il disait que le Camp Jupiter était sa deuxième maison, il s’y sent juste bien. Pour lui la famille ne peut être éprouvé qu’en ayant vécu et grandit avec ses frères d'armes. La Légion, c’est sa famille après sa mère. Il n’a jamais compris que les autres soient partis tant il est attaché à sa patrie. Des frères d’armes qui composaient sa famille de fortune, des pièces éparses qui reconstruisaient l’immense puzzle inachevé de son cocon d’affection sécure.

Le centurion finit par retourner à ses occupations, la banderole déchirée sous le bras. Il allait trouver les prêteurs pour leur tenir la jambe le temps que Hillel finisse de ranger. Il n'en était vraiment pas à sa première bêtises de cette ampleur. Il ne voulait pas que le fils de Mercure continue à nourrir sa célébrité avec ce coup là. Pour quoi allaient-ils passer après. Hillel pourrissait leur crédibilité et c'est ce qui les énervaient le plus. Pour ce qui était de ses collègues certains l'admiraient d'autre le haïssaient car il perturbait la tranquillité du camp et infligeait un peu trop souvent des punitions de groupe.


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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Dim 18 Mar - 1:41

Jules
Jules

« Calypso Queen » Calypso Rose
Il était assis sur son « petit bout de plage », le surf planté à côté. Devant lui s’étendait son ombre et celle de sa planche sur le sable blanc. Accoudé à l’un de ses genoux, il avait déjà les cheveux secs, regardant les vagues depuis déjà un bon moment. Il se ressourçait. Cela faisait déjà une semaine qu’il était revenu en Australie et à peine deux jours qu’il était d’humeur à rire… Il y eut une confrontation avec le camp ennemi. Ce fut un carnage. Hillel avait fini par s’acharner sur l’un d’eux, lui réduisant le crâne en bouillie à force de frapper. On n’a du le séparer du cadavre, il n’avait pas l’air prêt à s’arrêter de lui-même. Il n’assuma pas ses actes au début, il ne pouvait y croire. Cela lui avait totalement échappé. Il est resté sous le choc et n’a pas voulu en parler, niant tout durant un moment. Pour finalement admettre qu’il avait peut-être besoin d’un peu de repos. Il avait partagé son souhait d’aller s’aérer un peu dans sa maison en bord de plage. On lui accorda une permission de trois semaines.

Des bruits de pas arrivaient derrière lui. Ils étaient très rapides et courts avec parfois des temps mort à cause de petite maladresse. « Hiiiillleeey  ! » hurlait une petite voix stridente au loin. Une fois, deux fois, trois fois, et plus rien… Elle le percuta de tout son poids, lui sautant dans le dos, les bras autour du cou. « Hilley… » finit elle comme soulagée, mais surtout essoufflée. Il passa un bras derrière lui pour lui pincer les côtes et venir ensuite lui caresser sa tignasse bouclée qui partait dans tous les sens. Sa mère avait beau la coiffer, cela ne tenait jamais longtemps. Elle le serait fort et lui déposait un bisou bien humide sur la joue. Hillel sourit. « Qu’est-ce que tu fais ? » demandait-elle s’étirant sur la pointe des pieds pour pencher sa tête face à celle de son grand frère. Hillel détourna la tête. « Hmm c’est bizarre j’entends comme une voix ? » dit Hillel en faisant mine de regarder partout derrière lui et rien voir. « Mais euh ! C’est moi ! » bougonna l’enfant. « Qu’ça moi ? » continua l’aîné en se levant la petite toujours accroché à son cou. « Moi ? J’connais pas d’personne qu’s’appelle Moi ». Il restait debout et fit quelques pas en se retournant en demandant qui pouvait bien lui parler. Il ne voyait rien ! « Mais c’moi ! Zoule..sss !!! » puis elle lâcha brusquement le cou de son frère tombant de sa vertigineuse hauteur. Moira, leur mère qui arrivait accrochée au bras de Jeffrey se plaqua une main sur ma bouche pour étouffer un petit cri de peur. L’homme la rassura en tapotant la main de la femme au creux de son coude.

« Aaah te voilà ! » éclata la voix d’Hillel d’une joie non feinte puis poursuivit sa soeur sur la sable, courant tous les deux autour de la planche. Il l’avait attrapé, lui mis la tête à l’envers, pour une partie de câlin-guilli d’ours. Elle se tortillait en hurlant de joie. Il la reposait et elle poussa brusquement le surf qui bascula sur le sable. « J’veux fai’ la planche ! » demanda Jules en sautillant sur la dite planche. Hillel sourit. Il refusa dans un premier temps. C’est que lui s’était déjà amusé dans les vagues, il n’avait pas forcément envie d’y retourner tout de suite. Elle insistait « allez !!!! S’il-te-plaaaaait ! » demanda t-elle toute mignonne. Hillel se penchait pour attraper son surf et Jules criait de joie. « J’veux po’ter la planche ! J’veux po’ter la planche ! » s’exclamait la demoiselle alors que son frère l’avait déjà sous le bras. Elle attrapa le bout et tirait dessus. « Non c’est trop lourd. Arrête ! Rhooo, mais tu vas me faire tomber ! Bon tiens, tu m’emmerdes… » et il la laissa tomber. Jules de ses petits bras tenta alors de la soulever ou de la pousser. Pousser, c’est ce qui marchait le mieux. La planche glissait lentement vers la mer alors que la petite soulevait le sable derrière elle à force de pousser sur ses pieds.

« Hillel non ! » avait retenti la voix de sa mère qui n’était plus qu’à quelques mètres. « Je suis pas sûre que ce soit raisonnable… » ajouta t-elle enfin à la hauteur de son fils. Elle lui fit un bref rictus et regardait l’océan, inquiète. « C’tait qu’un requin maman et j’ai géré. Pas besoin d’en faire une montagne ! C’rait pu être un monstre… » lança t-il avec humour. Sa mère le fixait, silencieuse. Elle n’avait pas l’air d’apprécier. « T’inquiète pas… Je viens d’en faire, c’est calme. C’est la période de reproduction t’façon, ils sont bien occupés à autre chose plutôt que de manger des surfeur. » tenta t-il enfin de la rassurer. Elle aurait pu céder, mais il ne s’arrêta pas là. « Tu devrais la laisser respirer ! » claqua peut-être un peu trop sèchement sa voix. Puis l’air de rien, pendant qu’ils échangeait, Jules était déjà à mi-chemin avec la planche. Sa mère plissa les yeux et ne dit rien. La discussion avait l’air close. Hillel jeta alors un oeil à Jeffrey, cherchant du soutient et aussi voir ce que lui en pensait. L’homme fit signe à Hillel d’y aller. « Yes ! » et il courut en direction de sa petite soeur, la prenant sous le bras et la planche sous l’autre avant d’aller dans l’eau. Il lâcha la planche. « Qui est-ce que je vais donner à manger au requin ??? » dit-il en soulevant sa soeur au-dessus de sa tête. « Nooooan ! pas moi ! pas moi » et il la jetait dans l’eau. La petite bouille ressortit de l’eau, hilare. Moira cru que son coeur s’était arrêté de battre.

« J’avais dis non ! » pesta t-elle en frappant brusquement Jeffrey sur la poitrine. « Laisse les… Il en prends soin… Même s’il la perd souvent, je t’assure. Fais lui confiance. C’est leur petit truc à eux. Laisse leur ça… ». Moira n’était pas trop pour, mais elle accepta car elle savait qu’au fond, il avait raison. Elle devait apprendre à lui faire confiance. Qui sait encore combien de temps elle allait pouvoir s’occuper de sa fille. Jules aurait besoin de son frère aussi. « Ooooh une miiiiduse ! » cria alors Jules avec un peu trop d’intérêt et ses parents tournèrent brusquement la tête vers l’eau, paniqués. Hillel courrait dans l’eau au ralenti. « Non ! Non, non, non, non ! T’touches pas ! Mais c’pas possible toi ! » dit-il en se précipitant sur elle aussi vite qu’il le pouvait et porta sa soeur, les deux mains sous les bras et la déposait sur la planche. « On devrait peut-être resté dans le coin » proposa alors Jeffrey. Moira soupira et s’assit mollement là où se trouvait son fils tantôt. « Tu as raison, restons là pour voir notre fille mourir… Et même p’t’être mon fils en prime… » commenta t-elle avant de s’allumer une cigarette et observer ses deux enfants. Hillel n’était pas allé trop loin et se laissait seulement porté par les petites vagues, debout sur sa planche et la petite devant lui bien agrippée à la planche. On pouvait l’entendre rire d’ici. Elle adorait ça et Hillel adorait partager ça avec elle. Ça et les animaux, une fierté pour leur mère. Demain, ils avaient prévus de se rendre au parc naturel et « aller voir les kangourous ». Jules les tannait avec les kangourous depuis l’avion et Hillel ne pouvait pas s’empêcher de retourner là-bas dès qu’il allait en Australie. Il y avait un peu grandit après tout.

Jeffrey et la mère d’Hillel ont fini par se trouver des affinités et malgré sa maladie, il l’aime sincèrement. Ce n’était pas que de la pitié ou de la compassion. Avec Hillel, ça se passait bien. Très bien même. Il avait naturellement pris un rôle de père pour le jeune-homme et avec affection et complicité. C’était pas facile tout les jours avec Hillel, dans le genre sale-gosse, mais il arrivait à y faire pour se faire entendre, car il ne faisait pas que lui reprocher ses erreurs, il le soutenait et l’écoutait. Ils avaient même déjà cette relation alors qu’il n’était qu’un ami pour Moira. Il savait les tempérer et maintenir un équilibre entre eux. Alors, de cet amour est née Jules, depuis déjà trois ans. Il n’a jamais été contre la naissance de sa soeur car il était jaloux, mais il avait plutôt quelque chose contre la grossesse « accidentelle » de sa mère. C’était complètement irresponsable et insensé avec sa maladie pour lui. Jeffrey avait réussir à taire ses angoisses. Il était là maintenant et il ne les lâcherait pas. Il gardait son appartement, histoire d’avoir un endroit où se réfugier si-besoin. Puis, la petite Jules est arrivée et quand Hillel la prit dans ses bras pour la première fois, il s’est promis de donner sa vie pour elle. Aussi chiante-soit-elle.

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Murphy Wells


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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Dim 18 Mar - 16:25



t'es beau comme un bateau

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Katrina Vajra


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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Dim 18 Mar - 19:10

Rebienvenue !

Tu m'as tellement parlé de ce fameux Hillel !
Je suis pas déçue

Je trouve qu'il porte bien son surnom ^^

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Hillel Davis


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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Dim 18 Mar - 22:46

Rhooo merci mes poulettes !
Vous être troooop meugnonne !

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Damian R. Di Rienzi


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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Lun 19 Mar - 4:08

El famoso Hillel

Hâte de le voir à l'oeuvre


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Billie Matthews


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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Mar 20 Mar - 7:46

Yep le famoso ! Fa-mo-so ! Perv celui quebtu veux et que quand tu l’as t’en peux rien plus !
Merci mon beau blond

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Blake E. Davis-Lawson

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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Mar 20 Mar - 17:45

Coucou cousin

Je te souhaite la bienvenue (une nouvelle fois) ici. Tu connais la maison et tu sais déjà tout ce qu'il y a à savoir
Vends moi du rêve comme toujours

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Keegan Thompson

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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Mar 20 Mar - 22:04

Oh oh tu sais déjà ce que je pense de ton chouchou ! Avec un tempérament pareil, on doit s'amuser ! Billie en version garçon, ça peut que promettre du bon. Et ce début de fiche... comme d'hab, tu nous séduis. Je suis sous le charme

Rebienvenue ma belle, tu es ici chez toi

Bienvenue sur Bloody Gods !
Laisse nous te faire une place Marcel !
Bienvenue parmi nous jeune Padawan !

Déjà, merci à toi de t'être inscrit/e sur le forum, nous espérons de tous coeur que tu vas te plaire parmi nous, mais normalement, il n'y a pas de raisons. Mais pour que tout aille au top niveau validation, le prochain palier, n'oublie pas de vérifier quelques posts.  Déjà, si ce n'est pas déjà fait, vérifie que la frimousse que tu t'es choisie n'est pas déjà prise en cliquant sur ce lien, pareil pour les prénoms et le nom de famille. Ensuite il va falloir te trouver un groupe, si tu veux un résumé, clique ici, sinon va voir les Romains, Cronos, Gaia, ou les Grecs, si tu veux être incollable sur les groupes et leur fonctionnement !  Si tu as un soucis, tel qu'il soit, que ce soit pour te trouver une arme, ou encore des pouvoirs, n'hésites pas à nous envoyer un MP, on se fera un plaisir de t'aider ! Oh et n'oublie pas d'aller jeter un oeil sur la F.A.Q, qui répondront très certainement à pas mal de tes questions  Pour ceux ou celle qui voudrait jouer un espion dans l'un des camps, ne le dites surtout pas dans votre fiche, envoyez nous un petit MP histoire qu'on soit sûr que votre couverture ne soit pas foutue dès le début (il n'y aura que le staff et vos chefs de camp qui seront au courant de votre statut d'espion).

N'hésitez pas si vous avez la moindre question, le staff est là !
Bon courage pour ta fiche et hâte de te lire   !

☾ anesidora

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Sidney I. O'Reilly


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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Mer 21 Mar - 2:01

TOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII !

Est-ce que j'ai besoin d'en dire plus ? Franchement ?
J'ai toujours été fan de ton petit Hilel et la version BG est tout aussi intéressant. Façon franchement, ai-je déjà été déçu par l'un de tes personnages ? Pour le moment non ... (je dis bien pour le moment parce que hein si y en a une qui me ramène un contrat, ça va pas le faire Arrow )

Hâte que tu sois validé pour qu'on puisse discuter, toi et moi, de boulot et de ton contrat "bizarre" en tant que serveur chez bibi What a Face

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Hillel Davis


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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Mer 21 Mar - 20:16

Rholololoooo ! Vos messages me font chaud au coeur ! Tout ces compliment
Merci !
J’espère que je vous déceverais pas

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Blake E. Davis-Lawson

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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   Sam 24 Mar - 14:33

La validation
Toutes nos félicitations!
Tout simplement j'adore. Tu m'avais promis un truc vraiment de malade, avec un Hillel totalement déjanté. Franchement, Blake est vraiment fier de l'avoir comme cousin.
Comme toujours, je suis fan de ton écriture, de tes histoires, de ta manière de raconter les choses et de ton inventivité. J'ai vraiment hâte de voir ce fils de Mercure évoluer au camp et surtout à la première rencontre entre les deux cousins

C'est avec beaucoup de joie, que je t'annonce ta validation. Tu connais la maison

Ta fiche est maintenant terminée, et maintenant, les RPs vont pouvoir commencer! Cependant, nous te demanderons d'aller remplir quelques formalités avant de te lancer dans l'aventure. Rien de bien long, tu verras.  

Pour commencer, tu peux aller remplir ta fiche de combat, par là! Ça nous permettra de mieux cerner tes aptitudes au combat. Il est aussi temps de choisir tes spécialisations, tu les trouveras en les cliquant sur ce lien. Va aussi vérifier si tu peux passer au niveau suivant, c'est par là que ça se passe !  
Tu as aussi le choix d'aller poster ta fiche de relation, de liens et même ta chronologie personnelle par ici. Ça te permettra de te tenir à jour, de garder un journal de ton activité et de te garder organisé.
Nous te demandrons de remplir le bottin des parents divins, le bottin des noms et prénoms, tes pouvoirs et celui des feat. Ça évite la confusion et ça permet aux nouveaux inscrits de les consulter pour faire leurs choix.  

Pour terminer, nous te souhaitons la bienvenue encore une fois, et nous espérons que tu t'amuseras bien parmi nous!  Si tu as des questions, n'hésite pas à MP un membre du staff, il nous fera plaisir de te répondre.    

☾ anesidora

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MessageSujet: Re: « j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander   


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« j’ai pour philosophie que s’inquiéter c’est souffrir deux fois » n. scamander
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